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En parler c’est l’arrêter

54 élèves des collèges Paul-Langevin de Saint-Junien, Claude-Chabrol d’Ahun et Françoise- Dolto de Châtelus-Malvaleix ont été récompensés pour leurs affiches et vidéo produites dans le cadre du concours «Non au Harcèlemen»t, en présence du recteur de l’ac

Sensibiliser enfants et adultes au harcèlement à l’école, donner la parole aux enfants et aux jeunes en les rendant acteurs de la prévention, inciter à la mise en place de plans de prévention pérennes dans les structures concernées...
Parce que «harceler, c’est pas jouer» la quatrième édition du prix «Non au harcèlement» invitaient  le 6 avril 400 élèves de 19 établissements scolaires de l’académie de Limoges à s’exprimer collectivement via une affiche ou une vidéo, sur ce phénomène dont tous ont pu  être un jour, témoin, victime ou auteur.
Composé d’élèves, de personnels de l’Education Nationale, des structures partenaires et de parents d’élèves, le jury avait à départager 8 affiches et 10 vidéos réalisées à partir des caractéristiques identifiées du harcèlement scolaire, support comportant le n° vert «3020 Non au harcèlement», le lien vers le site internet «nonauharcelement.education.gouv.fr» ou le logo de la campagne ministérielle, permettant de retrouver facilement les ressources proposées. Des productions diverses, humoristiques ou dramatiques, pour  dénoncer ce phénomène souvent peu visible mais destructeur qui touche environ 10% des élèves en milieu scolaire, mais aussi pour proposer des solutions et des voies de recours. 29 élèves de 5e du collège Paul-Langevin de Saint-Junien (catégorie 11-13 ans) et 15 élèves de la 5e à la 3e ( 13-15 ans)  du collège  Claude-Chabrol d’Ahun ont été distingués dans la catégorie «affiche».
Prix «Coup de cœur académique», la vidéo «En parler c’est sauver» produite par 10 élèves (11-13 ans) du collège Françoise-Dolto de Châtelus-Malvaleix a également remporté un chèque de 1 000 euros, remis par Claude Bois, délégué départemental et vice-président national de la MAE, partenaire du concours.
«S’il est difficile de quantifier précisément le phénomène, les situations de harcèlement sont davantage connues du fait d’une médiatisation plus forte du problème» souligne Françoise des Champs de Verneix, proviseure de vie scolaire et référent académique pour la lutte contre le harcèlement à l’école. Violences répétées, verbales, physiques ou psychologiques, le phénomène souvent banalisé a des conséquences graves sur les court, moyen et long termes pour les victimes et les auteurs : absentéisme, décrochage scolaire, sentiment de mal être, dépression, jusqu’aux conduites suicidaires. «Aujour-
d’hui, nous sommes principalement confrontés au cyberharcèlement, qui se déroule sur le temps privé de l’élève et dont les effets interviennent sur le temps scolaire. Humiliation, discrimination, le harcèlement est principalement affaire de non reconnaisssance du droit à la différence, quelle qu’elle soit, physique, religieuse, culturelle, etc. Le fait que l’élèves soit brillant peut aussi être un prétexte. La victime a honte de cette différence, elle a peur et n’ose pas en parler face aux menaces de représailles dont elle fait l’objet. Ce que l’on qualifie de harcèlement nécessite aussi un certain discernement : le harcèlement est caractérisé par une répétition de faits, sur un temps long». Touchant particulièrement les CM1-CM2 et le collège, le harcèlement est clairement reconnu et puni par la loi. Un protocole de traitement du harcèlement structuré avec un référent académique et des référents départementaux a ainsi été mis en place. «Le jeu des regards croisés des différents intervenants dans les établissements nous permet d’identifier et d’analyser les situations» précise la référente académique.
Le nouveau recteur, Daniel Auverlot, a évoqué son expérience de parent d’élèves, avant de féliciter les lauréats : «tout ce que vous faites aide à combattre le harcèlement. Les personnels sont de plus en plus formés, on a fait du chemin depuis 18 ans. Mais nous devons être vigilants sur les formes que prend le harcèlement et qui sont particulièrement pernicieuses via les réseaux sociaux. Cependant, des enquêtes de climat scolaire font état d’une baisse du harcèlement très sensible au collège. Aujourd’hui, on évalue à environ 60 000 le nombre d’élèves préservés du fait des mesures qui ont été mises en œuvre depuis 2013».
Par Isabelle Haderer

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