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Ensemble derrière GM&S

Social

«Tant qu’on n’est pas mort, on est toujours debout !» Cette phrase de Yann Augras, délégué du personnel de GM&S prend tout son sens après la manifestation d’ampleur mardi après-midi dans les rues de La Souterraine  au lendemain d’une  réunion avec les constructeurs qui n’a rien donné.
Si la colère, la déception, l’amertume avait pris le dessus lundi soir, ce sont de nouvelles forces qu’ont trouvé ce mardi les salariés pour mener la bataille. Dès 15 heures, plus d’un millier de personnes étaient sur le site sostranien. Parmi eux, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, les deux candidats à la présidentielle. Ils ont pris le pouls de ces salariés qui se battent sans relâche depuis six mois voire plus. Certains ont pu échanger  avec eux même si ça été plus difficile avec Jean-Luc Mélenchon qui était suivi d’une horde de journalistes. «Je suis venu apporter de la fraternité humaine.  je ne pense pas qu’une ligne budgétaire ne vaille cela. Je suis venu quand j’ai vu les gars détruire une machine et poser des bonbonnes de gaz, là vous avez pas affaire à des gamins mais à des hommes et des femmes, presque la cinquantaine, à bout. Ils ne faut pas leur raconter d’histoires. La solution : PSA et Renault maintiennent leur carnet de commandes. L’état est actionnaire, il peut décider et dire «je suis préoccupé par l’outil de production, je demande à ce que les commandes  soient passées»», précise Jean-Luc Mélenchon. Pour Philippe Poutou qui a aussi attendu ce 16 mai pour venir car «partout il y a des situations comme cela. Il y a besoin d’un mouvement unitaire et voir comment mener tous ensemble une manifestation contre les logiques capitalistes ? C’était hyper important de venir. C’est maintenant qu’il faut les soutenir, note le salarié de Ford. Il faut renforcer la mobilisation. Il faut que les salariés ne se battent pas seuls».
Derrière les salariés vêtus de leurs t-shirt bleus ou de leurs blouses, des centaines et des centaines de personnes ont fait le déplacement. De Creuse mais aussi de Haute-Vienne, de la Corrèze, de la région parisienne, de Strasbourg...  Cette solidarité c’est ce qui a fait venir René, 20 ans de boîte avant qu’elle ne devienne Wagon il y a dix ans. «C’était une obligation d’être là. Si je devais faire ma bonne action, c’était d’être là. C’est une goutte d’eau mais je me devais d’être là. On est des métallos». Des métallos, Michel et Régis l’ont été. Venus de la Haute-Vienne voisine, ils sont touchés par ce qu’il se passe à La Souterraine : «ça fait mal au cœur de voir des gens pleurer et perdre leur emploi». Régis a vu sa boîte de construction navale fermer à Dunkerque il y a quelques années et ce qui se passe à La Souterraine lui rappelle de mauvais souvenirs. «Il faut se battre !», avertissent-ils. «Il faut de vrais engagements de la part des constructeurs, ça dépendra du rapport de force, on vient pour ça», note Yannick de la CGT PSA Saint-Ouen. «Leur combat, c’est le nôtre, poursuit Yannick de la CGT Bosch Rodez. Il faut que les constructeurs français favorisent les équipementiers locaux». «Il est tant que les politiques comprennent que les salariés ne veulent pas des promesses mais une vraie stratégie industrielle», lance quant à lui Denis Bréant de la fédération CGT métallurgie.
«Des salariés qui peuvent être fiers»
Arrivés à la mairie où les attendent quelques centaines d’autres personnes, les salariés, leurs familles envahissent les marches de l’hôtel de ville. Sous les applaudissements. «C’est grâce à vous que l’entreprise est toujours debout, confie Michel Vergnier aux salariés martelant que les constructeurs sont coupables de «non assistance à un département en danger».
«ça fait plaisir», «ça remonte le moral» avouent les salariés en voyant le cortège défiler. Des salariés qui «peuvent être fiers d’eux, confie Yann Augras. Pour nous, il est hors de question d’accepter la casse. Serrez-vous les coudes ! Ne lâchons rien !» Pour Philippe Richert de l’union locale CGT La Souterraine, les salariés creusois «méritent de gagner. Je n’ai jamais connu une telle lutte. On va gagner, tous ensemble !»
Vincent Labrousse, délégué du personnel, appelle tout le monde à laisser son téléphone ouvert pour d’autres actions coup de poing. L’idée est d’obtenir la prolongation de la  période d’observation et  que les constructeurs donnent enfin des garanties pour trouver un repreneur sérieux. En attendant,  chacun est invité à se munir du dessin de Michel Janvier (voir ci-dessus) et de l’amener aux concessionnaires Renault et PSA pour leur faire comprendre que tant que les deux constructeurs ne donneront pas de charge de travail à GM&S, il n’y aura pas de commandes de voitures. Ils ne veulent pas fléchir, les salariés soutenus par la population, vont les faire plier. La lutte continue !

*D’autres photos sur notre site internet l-echo.info et notre page Facebook L’Echo Creuse.

Commentaires

Soutenons les salariés de Gms ! Il ne faut rien lâcher....
Bon courage à tous....

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