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L’arc-en-ciel de la liberté arrive en Dordogne

Périgueux

Hier à 11 h 30 un passage piéton arc-en-ciel, forcément éphémère (seules quatre couleurs sont autorisées pour ces équipements,) a été peint en haut de la place Bugeaud à Périgueux, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Cette manifestation est exceptionnelle car c’est la première fois en France que cette opération, née aux Etats-Unis il y a près d’une dizaine d’années, est réalisée. Du monde entourait les membres du collectif Lgbt, très récemment créé en Dordogne et qui se lançait donc hier dans une grosse organisation pour faire avancer  les mentalités face à ce que certains considèrent comme une différence, et qui n’est en fait qu’une question d’amour. Pour appuyer cette initiative, une responsable du collectif Sos homophobie, Martine, était venue de Picardie, et un représentant de l’association Flag (association de policiers et gendarmes Lgbt) arrivait de Paris. « Il existe un groupe Flag à Bordeaux, pour la Nouvelle-Aquitaine » confie-t-il, « mais il est très compliqué de créer ce genre de section en province. Un policier voulant vivre en toute sérénité son orientation sexuelle va essayer de travailler dans une grande ville. C’est là qu’on la vit le mieux ».  Il indique que son association intervient tous les ans dans les écoles de police de France, pour dispenser à chaque promotion un module destiné à alerter les futurs dépositaires de l’autorité publique contre les discriminations et les préjugés. Martine espère de son côté que ce premier passage piéton arc-en-ciel va essaimer dans d’autres villes, « pour sensibiliser la population et faire comprendre que les homosexuels ne sont pas différents ». Comme tous les citoyens du monde, ils ne demandent qu’à vivre tranquillement, et comme tout un chacun ne cherchent qu’à aimer et être aimé. « Quand on parle homosexualité, on parle amour et sentiment »
reprend Martine qui constate : « ce sont les religions, toutes les religions, qui ont fait de l’homosexualité un tabou, et pourtant, il existe des associations d’homosexuels dans les trois grandes religions monothéistes ». Cédric Testu pour le collectif avouait sa satisfaction : « Je suis surpris, et très content quand je vois la mobilisation. Et c’est bien que des associations comme Flag soient là pour montrer que l’homosexualité n’est pas une différence ». On ne le redira jamais assez : la sexualité, entre adultes consentants, et le choix de la personne avec qui on va créer un couple sont des questions d’amour, de sentiment, de tendresse, de bonheur. On dit souvent que l’amour est universel, et pourtant beaucoup de personnes, plus par ignorance et tradition que par réflexion structurée, ne le conçoivent qu’entre un homme et une femme. Une universalité qu’on ne peut que qualifier de restreinte, voire fermée, ce qui est totalement antinomique. Le rejet de l’autre parce qu’il aime et qu’on n’accepte pas le choix de la personne vers qui vont ses inclinaisons est une exclusion de la même nature que la xénophobie. Quant aux transgenres, qui n’ont que l’opération médicale pour réparer une erreur de la nature, ils ont aussi droit à la reconnaissance de leur identité profonde.

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