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Le tribunal rendra sa décision sur l’offre de reprise jeudi

GM&S Industry

Une centaine de salariés de GM&S Industry, sous-traitant automobile  en liquidation soutenus par de fidèles camarades étaient encore ce lundi matin devant le tribunal de commerce de Poitiers. Ce dernier examinait l’offre de reprise déposée par GMD. Il rendra sa décision jeudi 7 septembre.
Dès 8 heures, lundi matin, les premières voitures partaient de La Souterraine pour rejoindre la capitale de la Vienne. Le rendez-vous était fixé à 10 heures. L’audience a commencé une demi-heure plus tard, les salariés ne voulaient plus passer sous les portiques comme des «terroristes». Cela a finalement été accepté. L’audience a débuté pour les uns, pour les autres  c’était l’attente. Devant le tribunal mais aussi à l’usine où les salariés discutaient sur la table installée sous le chapiteau du local du comité d’entreprise ou jouaient à la pétanque. Peu avant 13 heures, les premiers échos tombaient, la décision est mise en délibéré au jeudi 7 septembre. Une surprise pour personne. On semble aller vers la validation de l’offre de GMD.
A leur sortie, les représentants du personnel comme l’avocat du Comité d’entreprise Me Jean-Louis Borie évoquent une audience surprenante. «Martineau a marchandé», rapporte Patrick Brun  quelque peu «assommé. On arrive au bout, je pensais qu’il ferait un effort et il ne l’a pas fait». Loin de là. Celui-ci comme l’ont rappelé les salariés dans leur avis transmis au tribunal a déjà obtenu plusieurs choses grâce à leurs actions : plus de commandes de la part des constructeurs, 15 millions d’investissements,  le rachat des bâtiments... Apparemment ce ne serait pas suffisant. Il aurait aussi aimé plus de temps... Il a précisé comme le craignaient les salariés que la tôlerie ne l’intéressait pas et que s’il pouvait céder cette activité, il la céderait. Mais la chose la plus surprenante pour les salariés et leur avocat c’est que la reprise ne serait pas faite par GMD mais par une de ses filiales Lam Industrie société de découpage et d’emboutissage.  L’usine de La Souterraine deviendrait donc Lam, «lame de fond», comme en plaisantent certains salariés. Autre annonce d’Alain Martineau, le million d’euros qu’il avait prévu de mettre au capital serait mis un peu plus tard. «Ce sont des choses que l’on apprend au tribunal», peste Patrick Brun. «C’est du marchandage, c’est monstrueux», résume Me Borie.
Une action sur Paris
Les salariés, eux, ont axé leurs propositions sur l’emploi. Ils ont réaffirmé qu’à 120 salariés repris sur 277, la reprise ne pourra pas être sereine. C’est pour cela qu’ils vont continuer à se battre. «Pour nous tant que l’on n’arrive pas au bout du bout, ce n’est pas fini», martèle Patrick Brun. «On va se battre jusqu’au bout, appuie Yann Augras. Il faut reprendre plus de personnes et que les salariés partent avec des supralégales au-dessus de ce qui a pu être donné par le passé et envisager des moyens d’accompagnement», précise le syndicaliste. Des actions sont prévues. Ce dès aujourd’hui sur Paris. Ils comptent bien faire bouger les choses.
Vanessa Juliet

 

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