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Les salariés mettent la pression en région parisienne

GM&S Industry

Si le tribunal se prononce jeudi sur l’offre de GMD pour reprendre  GM&S Industry, équipementier automobile de La Souterraine, les salariés, eux, continuent de mettre la pression pour obtenir plus de salariés repris et une prime digne de ce nom pour ceux qui partiront.
GMD ne reprendrait que 120 des 277 salariés de l’entreprise. Insuffisant, largement insuffisant pour les GM&S Industry qui ne cessent d’affirmer qu’avec ce nombre, une reprise sereine est impossible. Une vision que partage l’expert comptable Syndex dans une note de synthèse où est indiqué «le niveau d’emploi est vraiment bas, sans adéquation évidente avec les engagements des constructeurs et avec les ratios connus dans la filière». Impossible aussi pour les salariés que ceux qui quitteront l’entreprise partent sans rien après trente ans d’usine en moyenne.  Jour après jour, ils martèlent leurs messages pour obtenir des avancées. Encore ce mardi. Comme promis, dès cinq heures du matin, en voiture et en bus, une centaine de salariés sont partis direction le site de production de PSA à Poissy pour le bloquer comme ils l’avaient fait avec réussite au printemps dernier. Mais à leur arrivée à 10 heures, étaient présents les forces de l’ordre et des cadres de PSA. «Un comité d’accueil comme j’en ai jamais vu», plaisante Patrick Brun. Les salariés ne pouvaient pas bloquer le site vu qu’il l’était déjà. A la sortie d’un camion, les salariés se sont couchés sur la chaussée pour l’empêcher de passer.  Ils sont restés comme cela pendant une heure avant que les CRS ne les délogent manu militari sous l’œil des caméras. «Ils nous ont arrachés, emmenés ailleurs sur un coin d’herbe parqués», rapporte Patrick Brun. Après avoir pris le temps de se ravitailler et d’en discuter ensemble, la décision était prise de partir sur un autre site... le site Renault de Flins à quelques kilomètres de là. Mais pas facile de faire un blocage alors que l’on est surveillé comme du lait sur le feu... Les CRS les ont arrêtés un rond-point avant l’entrée de Flins. Les négociations étaient en cours en fin de journée pour savoir où les salariés allaient dormir, ils avaient prévu les tentes. Ils voulaient un lieu pas trop loin de Paris pour se rendre plus facilement dans la capitale. En tout cas une chose est sûre, ils seront encore en région parisienne ce matin pour continuer à mettre la pression sur les constructeurs et l’Etat afin d’obtenir des réponses.  «Avec GM&S, rien  d’impossible», martèle Patrick Brun.
Rencontre entre le député et A. Martineau
Le député de la Creuse Jean-Baptiste Moreau a rencontré Alain Martineau, PD-G de GMD à son bureau parisien pendant une heure-une heure et demi. Alain Martineau lui a confirmé qu’il ne reprendrait que 120 salariés et qu’au fur et à mesure de la montée en puissance du site, il pourrait y avoir des embauches. Jean-Baptiste Moreau lui a remis les propositions faites par les salariés. «Il n’a pas pris d’engagement», poursuit le député. Alain Martineau souhaiterait aussi que l’activité reparte le plus vite possible sur le site.

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