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L’Etat et les constructeurs exhortés à revoir leur copie

Gm&S Industry

En ce mercredi matin, le feu s’est éteint à l’entrée de l’usine GM&S dont la reprise par GMD a été validée  à La Souterraine. Mais cela ne veut pas dire que les salariés ont désarmé. Bien au contraire. Ils laissent juste la possibilité à l’Etat, aux constructeurs et à GMD de répondre à leurs attentes avant peut-être que leur désarroi qui est de plus en plus visible et grand ne prenne le dessus.
Comme à leur habitude, les délégués syndicaux ont réuni leurs collègues en assemblée générale dans l’atelier tôlerie pour faire le point. Vincent Labrousse lit les deux courriers reçus il y a une semaine par Renault et la veille à 22 heures par PSA. La teneur des mails est la même, ils ont «toujours» soutenu GM&S mais ne participeront pas à la supra légale. Ils précisent aussi que ça serait bien que l’activité reprenne le plus rapidement possible sur le site. «Ils essaient de nous faire porter la responsabilité de ce qu’ils ont fait», résume Vincent Labrousse qui appelle à poursuivre la mobilisation. Une mobilisation en  plusieurs temps.
Pour l’instant, les salariés ont décidé de laisser quelques jours aux équipes de GMD «pour travailler et mesurer eux-mêmes les difficultés que vont rencontrer les salariés. C’est un industriel, il va voir que par rapport au niveau des commandes, il y a besoin de monde», explicite le délégué CGT.  «Ce que nous nous craignons, c’est que s’il n’y a pas assez de monde, les commandes diminuent», précise-t-il avant d’ajouter que les équipes d’Alain Martineau se sont rendues compte qu’une personne au lieu de trois sur une machine, ça va être difficile.
Se barricader et une grève de la faim ?
 «Il est encore possible pour GMD de faire bouger le nombre de salariés. Il faut que chacun sorte des postures et revienne à la raison», exhorte le syndicaliste. Il en appelle à l’Etat, aux constructeurs. «Il faut qu’ils revoient leur copie et proposent des choses acceptables sinon nous allons être obligés de nous barricader pour nous protéger», annonce-t-il. S’ils n’ont pas de nouvelles d’ici la semaine prochaine, ils se barricadent. Certains envisagent une grève de la faim. «Est-ce que l’Etat et les constructeurs iront jusque là ?», s’interroge Vincent Labrousse. Une nouvelle  fois, les salariés font un signe... Seront-ils écoutés ? Ils l’espèrent sachant que rien  n’est irréversible.
Une délégation de quatre salariés a rencontré hier en milieu d’après-midi François Baroin, président de l’Association des maires de France au siège de l’association à Paris pour faire en sorte qu’il «secoue le cocotier et qu’il ne laisse pas faire les choses», précise Vincent Labrousse... Une réunion avec les élus a été obtenue pour ce jeudi à 19 heures au centre culturel Yves-Furet à La Souterraine. Ils espèrent qu’un maximum d’entre eux de la Creuse, de la Haute-Vienne et de l’Indre soient présents. Ils vont aussi continuer à sensibiliser la population par la distribution de tracts, la discussion mais aussi avec l’ouverture des portes de l’usine samedi de 8h30 à 17h30 lors des Journées du patrimoine. Ce sera l’occasion «de montrer ce patrimoine industriel qui fait partie de l’histoire de notre territoire», note Vincent Labrousse.
Vanessa Juliet

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