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Imprimerie Rivet : qui veut la mort de l'emploi ?

Social

Hier matin, à l’appel de la Filpac-CGT de Haute-Vienne, un rassemblement s’est tenu devant l’imprimerie Rivet à Limoges qui n’est toujours pas sortie de son différend avec l’administration fiscale. Plus largement, ce sont les salariés de ce secteur qui se sont rassemblés car la situation dans l’industrie graphique est catastrophique.

L’imprimerie Rivet Presse Edition à Limoges est toujours menacée par un redressement fiscal, qu’elle conteste, de 377 000 euros.
Certes, l’administration fiscale ne réclame plus 1,2 million d’euros à l’imprimerie Rivet comme c’était le cas en novembre 2016. De ce point de vue, Rivet a gagné son combat. Mais sur la question du routage, l’administration fiscale revient à la charge avec un redressement que conteste Rivet qui a déposé, en mars 2016, une requête devant la cour d’appel administrative de Bordeaux qui pour l’heure, n’a pas tranché.

"C'est totalement injuste"

Un redressement qui à coup sûr sonnerait la fin de l’entreprise et la mise au chômage de ses 80 salariés. «C’est totalement injuste» s’indigne Arnaud Raffier secrétaire général de la Filpac-CGT 87. «Les conséquences seraient catastrophiques, il faut maintenant sortir de cette situation.»
Le cas Rivet permet aussi de met-tre en lumière la situation dans l’industrie graphique. «Ediisprint qui a racheté pour une bouchée de pain  (30 000 euros) l’imprimerie moderne et qui, au passage, a bénéficié de 180 000 euros d’aides de la Région avec obligation de maintenir l’emploi jusqu’en mai 2018, a déjà licencié avec un premier plan de 8 licenciements. Et 10 autres sont à venir grâce aux nouvelles dispositions résultant des ordonnances Macron» poursuit Arnaud Raffier. Mais ce n’est pas tout, GDS a licencié 7 salariés, Lavauzelle Graphic est menacé d’une liquidation judiciaire et Disa est en vente. Autant d’entreprises du secteur bien mal en point en Haute-Vienne. «Partout, les primes sont remises en cause ainsi que les accords cadre sur les 35 heures. Les entreprises «allègent» en baissant les salaires et la masse salariale» abonde Arnaud Raffier. «Mais dans deux ans, combien restera-t-il d’entreprises du secteur en Haute-Vienne?»
Le rassemblement d’hier en appelle d’autres à en croire les syndicalistes qui veulent que le syndicat patronal UMGL se positionne. Eric Valade, secrétaire régional CGT élargit le contexte. «Quel devenir pour notre filière bois. On produit ici, on transforme ici avec Saillat et Condat-le-Lardin, on pourrait imaginer une filière d’excellence en région. Mais si on ferme les industries de produit fini, pourquoi produire de la pâte à papier ici?»
Il en va de même pour la formation. «Pourquoi maintenir les filières au lycée Maryse-Bastié s’il n’y a plus d’emploi derrière?» Dans la journée d’hier, les responsables de la Filpac-CGT sont allés parler de tout ça à la secrétaire parlementaire de la député En Marche Marie-Ange Magne qui, pour sa part, n’a pas vu d’urgence dans cette situation et avait fixé un rendez-vous au 20 novembre !
On aura noté au rassemblement la présence de Vincent Labrousse de GM&S et d’un de ses collègues, venus soutenir l’imprimerie Rivet . «Ce sont 80 emplois qui sont menacés. Rivet est un outil important pour tout le monde et encore une fois c’est le territoire qu’on affaiblit et là, ce sont les services fiscaux qui sont responsables. On est là comme ils ont été là pour nous et on continuera à être là» a conclu Vincent Labrousse.

Christine Audebert

 


Christian Sirieix directeur de Rivet
Dans une déclaration, Christian Sirieix a tout d’abord remercié le préfet «pour son écoute et son soutien dans notre combat pour la sauvegarde de l’emploi.» Il a aussi adressé un appel au professionnalisme «des juges de la cour d’appel administrative de Bordeaux pour qu’ils apportent une lecture attentive lors de l’instruction de notre requête et notamment la prise en compte des jurisprudences de la cour de justice de l’Union Européenne et du Conseil d’Etat produites par nos avocats Fidal qui appuient la position de notre société, contrairement au survol qui a été fait par le tribunal administratif de Limoges.» Enfin, il a exprimé «notre indignation face à l’autisme et à l’aveuglement dont fait preuve l’administration fiscale, allant, dans son dernier courrier jusqu’à nous dénier le droit d’exercer notre métier d’imprimeur routeur que nous pratiquons depuis plus de 70 ans. Je cite «s’agissant plus particulièrement des services de routage, je vous confirme que ces derniers n’entrent pas dans le cadre normal de l’activité d’imprimerie et doivent être soumis au taux normal de TVA.»

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