Fil info
22:24RT : Victoire pour la liberté d'expression. Nous poursuivons le combat https://t.co/fIKk3fOp8N
22:23RT : L'Indication Géographique Protégée (IGP) a été accordée aux porcelainiers de Limoges. Seule la porcelaine entièrem… https://t.co/MOWbd1dtGS
22:23RT : Région : Jeudi 14 décembre, ils chanteront pour L’Echo -> https://t.co/FsiQBvNj7M
16:19 ça commence à bien faire de s'en prendre aux syndicats de travailleurs
16:09La secrétaire générale de l'Union départementale CGT de la Creuse Catherine Baly est convoquée au commissariat de... https://t.co/mEUkOlyFAu
13:02RT : Suite aux violences survenues à l’encontre des arbitres lors de rencontres départementales de ces de… https://t.co/ZDLyLsB1KT

Ils méritent d’être cités...

En reconversion ou porteurs d’un projet innovant, à Lormont en Gironde ou dans le quartier de Rivet à Brive, originaires de Beaubreuil ou des Alpes, ces entrepreneurs ont tous en commun de venir des cités ou d’y avoir créé leur entreprise.

«Quand je me brosse les dents le soir, je pense à toi.» Le genre de témoignage qui donne à Sandie Farges la joie de faire son métier.
La pharmacienne s’est installée il y a 5 mois dans le quartier de Rivet sur les hauteurs de Brive. Avec une idée bien précise de son métier. «Nous sommes là pour faire le lien entre le médecin et le patient, explique-t-elle. Notre travail, ce n’est pas de faire du chif-fre et de vendre à tout prix mais de prendre le temps d’écouter et de conseiller.» Un art d’exercer aux antipodes de ce que cette diplômée en biologie a pu vivre au cours de ses premières années d’exercice dans des officines qui ont, au fil du temps, pris des airs de supérettes. Au cœur de son quartier, Sandie Farges veut d’abord rendre service car «c’est comme ça que je conçois mon métier. Je ne cherche pas à placer un médicament pour faire plaisir à tel laboratoire. On est là pour apporter du lien social. Dans ce quartier où, comme dans un village, les gens parlent beaucoup, parfois, sans vendre de médicament, on parvient à résoudre des problèmes. C’est ça le rôle du pharmacien même si beaucoup l’ont oublié.» Lauréate du concours «Talents des cités», Sandie Farges a également retenu l’attention du jury avec une action originale sur  l’hygiène dentaire, en lien avec le centre social local. «Nous avons acheté des brosses à dents et du dentifrice qu’on a remis à des enfants du quartier.» Et aujourd’hui «quand ces enfants passent devant la pharmacie, ils me font coucou ! Et ça, ça fait vraiment plaisir.»
Lien social
Sur le lien social, Frédéric Veth en connaît également un rayon. Technicien durant 10 ans pour une grande enseigne d’électroménager, cet habitant du quartier de Beaubreuil à Limoges s’est mis à son compte en juin dernier, après une formation commerciale. Son activité : intervenir au domicile en multi-services. De la tonte de pelouse au petit bricolage, il peut aussi aider à monter un meuble ou à dépanner un accès internet récalcitrant. Mais surtout, parce qu’il possède «le sens du contact et du relationnel», il a vraiment le sentiment d’aider et de se réaliser.   
Un peu plus loin, du côté de Lormont en Gironde (le concours des Talents des cités porté par BGE Limousin a désormais élargi son  champ d’action à la grande région), Kaiss Chelbi et Karim El Baraka se sont lancés il y a quelque temps dans le commerce de gros d’équipements automobiles. Et puis, «parce que dans les cités, on est capable de créer mais aussi d’innover», les deux jeunes entrepreneurs ont développé un produit «qui rend les pneus increvables».
Autre domaine d’activité, autre parcours, celui de Serge Lahoundère-Sourinou. Issu du quartier des Coutures à Limoges, l’homme a réussi, dans le cadre d’une reconversion, à suivre une formation très sélective à Saint-Etienne avant d’ouvrir une armurerie à Limoges. Lui, il projette de copier un fusil à mèche homologué pour le tir de compétition. Un objet de de fabrication japonaise mais originaire du Portugal qu’il veut ramener en Europe.
«Lutter contre
le fatalisme»
Enfin, il y a Claire Petr, musicienne à l’origine, qui vient de monter une école de formation, notamment à l’autonomie, à la survie, au secourisme et à l’utilisation des plantes médicinales. Elle a élu domicile au Val de l’Aurence à Limoges où elle propose des stages encadrés par des experts et ouverts à tous. «Dans un esprit ludique et convivial, on cherche à développer la capacité de chacun à improviser. A travers le stage, on apprend aussi à prendre en main sa vie et on lutte contre le fatalisme et le sentiment d’impuissance si souvent facteurs d’échec notamment dans les quartiers.»
Tous ces exemples d’entreprises implantées dans les quartiers ou imaginées par des habitants de ces quartiers viennent de décrocher le label «Talents des cités» récemment remis à la préfecture de Limoges.
Par Jérôme Davoine

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.