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Rassemblement pour L. Kowalski et la liberté de la presse

Creuse

La liberté de la presse est une liberté fondamentale  dans une démocratie. Existe-t-elle encore en France ? La question peut se poser quand on voit ce qu’il se passe, des mi-ses en examen qui se succèdent pour l’émission diffusée sur France 2 Cash investigation, des accusations d’attiser les choses sur des dossiers comme GM&S Industry et sur ce même dossier l’arrestation  de Lech Kowalski.
Tout s’est passé le 20 septembre dernier à Guéret. Les salariés de l’ex-usine GM&S Industry à La Souterraine occupaient pacifiquement la préfecture de la Creuse  pour demander des réponses qu’ils n’avaient pas. Ils étaient suivis  par les médias locaux, Lech Kowalski et son épouse Odile Allard qui ont couvert leur combat pendant des mois pour un film co-produit par Arte et une équipe d’Envoyé spécial. Finalement les sommations sont faites, les salariés et les journalistes doivent quitter le hall d’accueil de la préfecture. Personne ne bouge et certains sont sortis manu militari. Parmi eux, Lech Kowalski. Mais il ne sera arrêté qu’une heure plus tard lorsqu’il se retrouvera seul. Direction le commissariat pour une garde à vue de 20 heures et une convocation en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité pour «rébellion» le mercredi 15 novembre. Sa caméra et son micro ont été touchés. Dans un texte intitulé le Pouvoir des images, le cinéaste britannique d’origine polonaise revient sur son arrestation qui lui a donné à réfléchir : «La lutte de ces salariés illustre en fait ce qui arrive aux ouvriers du monde entier, et cette histoire, leur histoire, porte bien au-delà du territoire français. En Australie, par exemple, les usines de fabrication automobile ont complètement disparu. Pendant la crise de 2008, qui a renfloué l’industrie automobile ? Les gouvernements, grâce aux fonds publics issus des impôts collectés auprès des citoyens. Comment une société ose-t-elle encore se dénommer ainsi, quand elle n’est plus qu’une agglomération de consomma-teurs ? D’où viendra l’argent pour consommer si les gens n’ont plus d’emplois ? Comment les actionnaires géreront-ils ce dilemme ? C’est ce qui causera leur perte.  Je filme la lutte des salariés de GM&S pour soulever ces questions. C’est pour ça que j’ai été arrêté. Les oligarchies ont peur de mes images. J’ai été arrêté parce que je suis un cinéaste indépendant qui filme la réalité du monde qui l’entoure».
La liberté de la presse est mise à mal. Pour soutenir Lech Kowalski lors de sa convocation devant la justice et pour soutenir la presse, plusieurs appels à la mobilisation pour ce mercredi 15 novembre à 14 heures devant le tribunal de grande instance de Guéret ont été lancés. D’abord par l'association de soutien et de défense des salariés de GM&S suivie par la CGT, FO, FSU.  Elle indique : «L’injustice est caractérisée. Il ne faisait qu’exercer sa profession et en aucun cas, il ne représentait un danger ou un trouble à l’ordre public». Aux côtés du Club de la presse du Limousin, le SNJ appelle également à une mobilisation forte, «Lech Kowalski n’a fait que son métier. Exercer une pression sur un réalisateur ou un journaliste qui rend compte de faits d’actualité, c’est s’en prendre à la liberté d'informer, fondement de la démocratie».
Citoyens, journalistes, politiques, syndicats sont invités à se mobiliser. «Au-delà de Lech Kowalski, c’est aussi la liberté de la presse qui est mise en cause, donc la liberté tout court !», stipulent les salariés.
V.J.
* le texte a été publié en intégralité dans notre édition Creuse du 3 novembre dernier.

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