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Le baroud d’honneur des ex-GM&S

Les organisations syndicales CGT et FO appellent à un rassemblement de soutien ce jeudi devant le tribunal administratif de Limoges à 9h.

Le tribunal administratif de Limoges a fixé à jeudi, 9 h, l’audience où il examinera le recours formé par le Comité d’Entreprise et le Syndicat CGT de GM&S à l’encontre de la décision de la Direccte. Il s’agissait  entre autres pour les salariés, comme l’avait indiqué leur avocat, de remettre en cause la régularité et la loyauté de la consultation du comité qui n’avait découvert que le 1er septembre  dernier la version définitive du plan, alors qu’au cours des mois précédents, une version totalement différente leur avait été présentée, notamment en ce qui concerne la définition des catégories professionnelles. Le recours conteste aussi les moyens  mis en œuvre dans ce plan, largement insuffisants alors même que, selon les salariés, les administrateurs étaient en capacité d’imposer le financement de mesures d’accompagnement complémentaires à l’assurance garantie des salaires.
Les salariés se sont donc organisés pour pouvoir défendre au mieux leurs intérêts. «Nous avons relayé l’appel à mobilisation auprès des élus de la Creuse, de l’Indre et de la Haute-Vienne et à tous les maires impactés par les licenciements de salariés domiciliés sur leur commune» explique le cégétiste Yann Augras.
Il ajoute qu’outre les licenciés, leurs anciens collégues salariés de GMD LS Industrie (repreneur de GM&S), seront présents, tout comme des salariés d’entreprises de Limoges. Il rappelle que 157 salariés, sur les  277 ont été licenciés, dont les 8 représentants du personnel ( 7 CGT et 1 FO) sur les 12 concernés. «Début décembre,  le PDG de GMD, Alain Martineau, était à La Souterraine. Mais il n’a pas eu le temps de rencon-trer les salariés, trop occupé à déjeuner avec le député, le préfet et le directeur de la Direction du Travail de la Creuse, dont dépend l’Inspection du Travail. Après on ne peut plus s’ étonner de la validation du licenciement des représentants du personnel», estime le cégétiste. Il s’inquiète aussi de la faible charge de travail pour les salariés repris,  «aujourd’hui le travail pourrait être fait par 50 salariés. Nous sommes  donc très inquiets de l’avenir du site et sur les intentions du repreneur».
Afin de rester soudés, les licenciés et les salariés ont constitué une association de soutien et de défense des salariés de GM&S. «Nous nous réunissons régulièrement en assemblée générale» précise Vincent Labrousse, un des représentants du personnel de la CGT, licencié, qui peut compter sur  ses anciens collègues. Bien décidés à ne rien lâcher, les membres de  l’association, par le biais de cet appel à mobilisation, sont certains qu’il est non seulement possible d’avoir de l’industrie de production en Creuse, mais qu’il est aussi possible de bien mieux faire pour les licenciés : «L’accompagnement dit exceptionnel  présenté par le gouvernement n’en est pas un mais il est encore possible
d’améliorer les choses pour reconnaître le préjudice subi par les salariés pour la perte d’un travail, d’une carrière qui était une part importante de leur vie et celle de leur famille», et d’ajouter que, «si GMD veut sérieusement faire repartir l'activité du site comme  le prétend son PDG, il doit mettre en adéquation les effectifs et les savoir-faire avec les besoins annoncés de production donc embaucher 40 personnes en production et 10 dans les services support.
Il faut remettre en place une politique de développement interne et externe, pour réduire la dépendance aux donneurs d’ordre Renault et PSA, et investir dans le hors automobile par des techniques innovantes comme l'emboutissage à chaud ou le soudage laser etc.  Pour le territoire, nous réclamons que les donneurs d’or-dre soient responsabilisés. Ils doivent financer les entreprises reprenant des salariés licenciés comme c’est le cas pour Whirlpool à Amiens».
Par Fatima Azzoug

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