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La Région en «tireur» d’élites

Avec l’assèchement de l’action de l’Etat en matière d’enseignement supérieur, la Région Nouvelle-Aquitaine affirme son rôle, spécifiquement dans le domaine de la recherche et de l’innovation.

Il y a d’abord ce constat, établi par le vice-président de la Nouvelle-Aquitaine en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche. «Sur les 75 universités françaises, il y en a 18 en «première division», (car labellisées au plan national au titre du programme des investissements d’avenir, ndlr).» En Nouvelle-Aquitaine, seule celle de Bordeaux joue à ce titre dans la cour des grands. Mais justement «par sa politique en matière d’innovation et de recherche, la Région veut investir dans d’au-tres pôles d’excellence que celui de Bordeaux-Métropole, assure Gérard Blanchard. On veut créer un consortium. L’idée est de faire travailler nos universités en réseau et de les renforcer par leur domaine de compétence.» Au chapitre des formules dans l’air du temps, on retiendra l’ambition de créer une région plus compétitive et, au titre de l’un des piliers de la stratégie régionale en la matière, le développement «de la société de la connaissance» ou encore «l’émergence et le développement de territoires d’innovation dans la dynamique régionale.»
Concrètement, il s’agirait de valoriser un peu plus les spécificités de chaque territoire en matière d’enseignement supérieur et, dans un monde en concurrence, de favoriser des partenariats. Ainsi, pour Gérard Blanchard, Poitiers est bien placé en matière de numérique et d’éducation, Pau a son mot à dire dans le domaine de l’énergie et de l’environnement et Limoges, bien sûr, dans la céramique. Bon, dans ce domaine, les ressources en terme de chercheurs néo-aquitains hors Limoges se comptent sur les doigts d’une seule main, ce qui devrait singulièrement limiter les échanges.
Mais Gérard Blanchard retient aussi de l’université de la capitale limousine, son Centre de droit et d’économie du sport ou, moins évident sans doute au premier abord, son potentiel dans les sciences humaines et sociales. Qu’il  n’existe désormais plus aucun financement public pour les thésards de sociologie ne l’inquiète pas. Car «la région peut accepter de financer 100% d’une thèse en sociologie. Mais il faut déposer un dossier.» Ensuite, le dossier serait évalué «scientifiquement» par des chercheurs extérieurs à la région histoire de prévenir «les conflits d’intérêt.»
Précisons une chose, en apparaissant comme catalyseur des potentiels universitaires présents sur son territoire, la Région n’interviendra que sur le terrain de l’excellence. Il ne faudra pas attendre son concours pour le premier cycle, là où, faute de moyens, se pose l’épineux problème de l’accueil des  générations à venir.
Concernant l’université de Limoges, Gérard Blanchard préfère retenir sa très belle «performance»... dans la pêche aux financements spéciaux pour ses projets d’excellence. «Avec 4 millions, Limoges fait proportionnellement bien mieux que Bordeaux qui a décroché 6 millions». Un «exploit» qui n’a pas empêché l’université de Limoges de connaître l’austérité budgétaire avec une  réduction de ses maquettes d’enseignement de 17%, avec un gel de postes d’enseignant. Avec la suppression aussi de postes d’agents d’entretien.
Par Jérôme Davoine

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