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Stop aux «LGBTphobies»

Chaque année, le 17 mai est consacré à la Journée internationale de lutte contre l’homophobie.

Comme aux quatre coins du pays, plusieurs associations se mobilisent à Limoges pour défendre les droits de celles et ceux qui subissent encore aujourd’hui des discriminations à cause de leur sexualité. Celles-ci sont rassemblées sous le terme de «LGBTphobies».
Dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, un collectif d’associations se mobilise afin de promouvoir les droits des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bi et transgenres) en France : SOS homophobie, Entr’AIDSida, l’association Pas Sages à Gays», le Planning Familial, la Maison de l’Europe, Amnesty International ainsi que l’association le Refuge ont souhaité mettre leurs énergies en commun pour développer des actions de sensibilisation et de prévention en direction du grand public (voir encadré ci-contre) : «Il faut préciser qu’il y a différentes formes d’homophobie. Il y a celle qu’on va subir par le biais des violences verbales ou physiques mais il y a aussi l’homophobie intériorisée c’est-à-dire celle que l’on s’inflige parce qu’on est dans une difficulté de s’accepter» précise Sylvain Rouilhac, qui représente l’association Entr’AIDSida.
Des statistiques
qui ne rassurent pas
Si on connaissait les persécutions subies par les homosexuels à l’Est de l’Europe, on était peut-être moins conscient à ce que les actes homophobes, et plus largement LGBTphobes, regagnent en intensité en France ces dernières années. Le dernier rapport de l’association SOS homophobie illustre en effet cette triste tendance. En 2016, l’association a recueilli 1.575 témoignages d’actes LGBTphobes, soit 19,5 % de plus qu’en 2015. Après des hausses spectaculaires constatées en 2012 (+ 27%) et 2013 (+ 78%), le niveau tend aujourd’hui à se rapprocher de celui des années précédant les débats sur le mariage pour tous.
D’après ce même rapport, internet demeure le principal contexte d’expression des LGBTphobies (320 cas contre 235 en 2015). En parallèle, les contextes relatifs à la vie quotidienne, mis bout à bout, représentent près de 60 % des cas signalés (45 % des cas l’an passé) : famille (15 %), lieux publics (14 %), travail (12 %), voisinage (6 %), commerces et services (5,5 %) et milieu scolaire (5 %). Les LGBTphobies du quotidien restent encore à un niveau bien trop élevé, surtout qu’aucun espace n’est épargné.
Pour les associations, «la mise en œuvre d’actions concrètes reste indispensable». Elles déplorent d’ailleurs que la hausse du nombre de témoignages relatifs au milieu scolaire (+ 7 %) se double de la répartition de l’âge des victimes qui sont en majorité mineures pour la deuxième année consécutive (59 %). Ici aussi, de tels constats poussent les associations à dire qu’«un travail de sensibilisation et de prévention en milieu scolaire est indispensable».
Quant au profil des victimes, celui de 2016 est comparable à celui de 2015. Il s’agit surtout d’hommes (57 %) qui représentent 60 % des cas d’agressions physiques rapportés, les femmes ne représentant que 27 % des victimes (contre 21 % en 2015). En ce qui concerne l’âge des victimes, environ un tiers ont entre 25 et 50 ans (33 %) et 9 % sont encore mineures.
Comme les années précédentes, le nombre de témoignages de femmes reste minoritaire. En revanche, elles sont plus nombreuses à témoigner dans les contextes lieux publics (28 %), milieu scolaire
(31 %) et famille (41 %). Le nombre de témoignages de personnes trans reste lui aussi faible (64 cas en 2016, soit 4 % des cas recensés).
Pour la région Nouvelle-Aquitaine, la Gironde représente plus de 20 cas recensés. La Haute-Vienne et la Charente-Maritime font partie des 14 départements français pour lesquels près de 20 cas ont été recensés. à noter aussi que la Creuse, la Corrèze, la Charente ou encore la Dordogne représentent moins de 5 cas recensés.
Notons que ces chiffres sont basés sur des signalements et occultent tous les gestes et injures gardés sous silence par les victimes.

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