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Un projet de serres à tomates contesté par la Conf’ Paysanne

Rosiers d'Egletons (19)

L’enquête publique portant sur le projet de serres à tomates de Rosiers-d’Egletons (Corrèze) se clôt ce jeudi. La Confédération paysanne a rendu, hier, son avis au commissaire enquêteur en mairie pour dénoncer ce projet tant sur le fond que sur la forme.

Faire de la tomate hors-sol, neuf mois de l’année à 620 m d’altitude sur 8 hectares de serres. L’idée d’une production agricole de «type industriel» n’a rien pour séduire la Confédération paysanne. Accompagné d’une trentaine de personnes, le syndicat défenseur d’une agriculture paysanne a donc rendu son avis à la mairie de Rosiers-d’Egletons assorti d’une pétition de 1.300 signatures pour signifier son opposition au projet.
«Chaque production agricole industrielle conduit à une baisse des prix et à une disparition des petits producteurs» note   Philippe Revel. «Dans un marché déjà très concurrentiel, le cours de la tomate a déjà connu une baisse de 21% en un an à cause d’une culture industrielle spéculative» ajoute-t-il.
Mais au-delà du fond, qui n’est pas sans fondement, c’est bien sur la forme du projet que la Conf’ monte au créneau.
Sur une emprise totale de 21 hectares au lieu dit «Les Chaux», les serres d’Auïtou sont présentées comme un projet économe en eau (grâce à des bassins de rétention installés sur 3 ha) mais aussi en énergie, grâce à son raccordement au réseau de chaleur d’Egletons alimenté par l’usine d’incinération du Syttom 19.
Une utilisation de l’énergie fatale de l’UVE de Rosiers-d’Egletons qui laisse pour le moins dubitatifs les membres de la Conf’. «La capacité de fourniture en énergie de l’UVE semble insuffisante pour fournir à la fois le réseau de chaleur d’Egletons et la première tranche de cinq hectares des «serristes». Le maire d’Egletons s’est engagé en cas de grand froid à réactiver les chaudières annexes. En clair, cela veut dire que ce sont les contribuables qui vont rectifier le tir. On fait passer en priorité l’intérêt des serristes au dépens de l’intérêt général» s’insurge le représentant du syndicat paysan.

Zone humide

Autre zone de flou mise en avant par le syndicat : le coût même de cette énergie. «L’énergie sera vendue à perte» explique Philippe Revel. En effet, afin d’assurer l’équilibre financier des serres, le prix de la chaleur ne peut être payé au-delà d’un certain prix ce qui crée un déficit pour le Syttom de 128.000 euros par an. «Le Syttom compenserait ce déficit à hauteur de 100.000 euros, et la communauté de communes de Ventadour les 28.000 restants. On se rend compte que sur le plan économique c’est encore le contribuable qui va payer. Mais le Syttom a-t-il la compétence économique pour subventionner ainsi les serristes ?» s’interroge le membre de la Conf’. Sur la question de l’emploi, principal argument des défenseurs du projet, ses détracteurs, eux, restent sceptiques. «Le seul document traitant cette question figure dans l’enquête publique. La création du site devrait permettre l’installation de deux agriculteurs et la création de 60 équivalents temps pleins. Essentiellement des emplois saisonniers. Pourquoi mettre autant d’argent public sur un projet privé porteur d’emplois précaires? Surtout que l’on sait pertinemment que dans ce type de projet industriel, les deux variables d’ajustements sont le coût d’énergie et la masse salariale». Pour la Conf’, le projet «d’éco-serres» pourrait toutefois pêcher sur le plan... environnemental. «Le projet est situé sur une zone humide ce qui nécessiterait une dérogation. De plus,  l’Agence Française pour la biodiversité et le Comité National de la Protection de la Nature, ont tous deux rendus un avis défavorable» indique Philippe Revel.   
Encore ouverte aux contributions (sur internet uniquement), l’enquête publique sera close ce jeudi soir. Les commissaires enquêteurs auront ensuite un mois pour rendre leur rapport avant que le Préfet ne rende son avis.

Mathieu Andreau