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Une chaîne humaine pour défendre le service public

Argentat (19)

Ce vendredi, dans le cadre d’une grande journée d’action de l’Energie organisée par la CGT, 450 personnes ont formé une chaîne humaine dans les rues d’Argentat en Corrèze, pour se rendre à pied jusqu’au barrage du Sablier. Salariés dans le secteur de l’énergie ou retraités mais aussi cheminots, métallos, territoriaux, postiers, personnels de santé, venus de toute la région pour une convergence des luttes, ont réclamé un service 100% public !

«Non, non, non à la privatisation ! Oui, oui, oui, au service public !», scandent les manifestants dans les rues d’Argentat. Ce vendredi matin, à l’appel de la CGT Mines Energie Corrèze Cantal, près de 450 personnes ont convergé vers les rives de la Dordogne pour défendre le Public. Ils sont venus de tout le Limousin et d’Auvergne, du Lot, de l’Aveyron et de plus loin, afin de former une chaîne humaine. Alignés les uns derrières les autres, en tenant un ruban rouge, ils ont défilé de la place du Foirail jusqu’au barrage du Sablier avec un passage devant l’EHPAD en soutien aux personnels de santé. Quelques kilomètres à pied en pleine chaleur contre la «politique du fric». Gaziers, électriciens (transport et distribution), hydrauliciens mais aussi cheminots,
métallos, territoriaux, postiers, retraités, actifs, sans emploi, élus (du PCF) se sont unis dans une même volonté : renouer avec une société plus juste. La longue marche s’est terminée par un casse-croûte au pied du Sablier avant les prises de parole. En choisissant de se rassembler devant un barrage de la vallée de la Dordogne, les organisateurs ont souhaité attirer l’attention sur l’avenir de l’hydroélectricité en France avec la mise en concurrence et privatisation des concessions.  La CGT refuse que ces dernières s’ouvrent à des capitaux et veut qu’elles soient déclarées d’intérêt général. «L’hydraulique est un élément essentiel au mix énergétique français», affirme Marie-Christine Nadeau d’EDF SA, secrétaire syndicale centrale, venue de Paris. «Il est capable d’injecter de l’électricité sur le réseau en trois minutes. Il a un impact financier important sur le modèle économique, un impact essentiel sur le fonctionnement industriel et garant du service public. Celui que mettra la main sur les barrages hydroélectriques tiendra la politique énergétique du pays»,
ajoute-t-elle. «EDF et GDF issus d’une volonté de reconstruction nationale à la Libération sont en grand danger. On sonne le glas de quelque chose,  mais nous sommes des battants ! Même face à l’arrogance de ce gouvernement et de tous les libéraux cupides, il faut agir. La bataille idéologique est très forte mais le besoin de vivre bien et heureux est toujours là».

Ne rien lâcher

Les cheminots sont venus en force pour soutenir leurs camarades de l’énergie. «Cette manifestation correspondait à une de nos journées de grève, c’est normal pour nous d’être là», commente Benoît Lematelot, de l’UFCM-CGT des cheminots de Limoges. «D’autant plus que l’attaque que subit les services de l’énergie a les mêmes causes que nous. C’est la même volonté de privatiser. Si le service public n’était pas rentable, il n’attirerait pas autant les requins de la finance», analyse le jeune homme. Cela fait deux mois et demi que les cheminots sont en lutte. «On ne va rien lâcher pour le service public ferroviaire mais pas seulement. On est le dernier bastion de résistance en France. On continuera la lutte en 2019, 2020 et après s’il le faut pour notre modèle de société». Un référendum réalisé parmi les cheminots du pays indique que sur 60% de votants, 95% sont contre la réforme voulu par le gouvernement. «Même des cadres se sont prononcés contre», souligne Jean-François Laguide de l’UFCM-CGT. «Depuis le début du conflit, nous sommes toujours à 20 ou 25% de grévistes».
Un rassemblement régional à Limoges est prévu le 12 juin devant la gare. «Une délégation sera reçue par la direction». Deux jours plus tard, ce sont les retraités qui retourneront dans la rue, pour continuer le combat, encore et toujours...

Karène Bellina
 

Chaîne humaine 100% public

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