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Ces 642 victimes, qui étaient-elles ?

La semaine dernière, le Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane a inauguré officiellement sa galerie «Oradour, visages» où les 642 victimes du massacre s’incarnent désormais.

Le massacre d’Oradour-sur-Glane ne peut être réduit à un chiffre. Car derrière ce 642, le nombre de personnes qui furent tuées ce jour de juin 1944, se trouvent de vrais hommes, femmes et enfants. On connaissait déjà leur nom et leur âge, les visiteurs découvrent désormais leur visage. Leurs portraits, transposés sur des carreaux de porcelaine, recouvrent les murs de la galerie qui conduit les visiteurs du Centre de la mémoire aux ruines du village martyr.
«Oradour, visages» est le fruit d’un long travail de photographies lancé en 2013 en partenariat avec l’Association nationale des familles des martyrs. En 2014, 470 avaient été collectées et exposées à l’occasion des 70es commémorations du massacre du 10 juin 1944. Ces photographies devaient faire l’objet d’une exposition temporaire mais il a été décidé de pérenniser cet hommage. Aujourd’hui, 530 portraits sont exposés et le président de l’Association nationale des familles des martyrs, Claude Milord, espère en collecter encore davantage.
Dans la galerie, l’émotion est intense. Des gens montrent du doigt les membres de leur famille, partagent leur histoire avec des inconnus. «Ce sont des photos de mon enfance, que j’ai toujours vues dans mon salon. Mais les voir ici, c’est très émouvant», confie un homme la gorge serrée. Pour Robert Hébras, qui a reconnu des visages oubliés avec le temps «c’est merveilleux». Le dernier survivant du massacre et inestimable passeur de mémoire se réjouit que les visages de ses sœurs et de sa mère soient à côté, contrairement à la première exposition de 2014. Cette fois-ci, les clichés ont été installés par ordre alphabétique.  
Les nazis ont rendu l’identification des corps impossible. Ces photographies permettent de ren-dre leur humanité aux victimes. «La démocratie, le vivre ensemble, la paix ne sont pas des acquis. Devant ces  visages, il  nous  faut  promettre  de  défendre  ces  principes et de lutter contre l’inacceptable. Il nous faut être intran-
sigeants. Ce lieu nous rappelle en permanence ce dont l’homme est capable si nous n’y prenons pas garde, a déclaré Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental lors de l’inauguration à laquelle ont assisté de nombreux élus locaux ainsi que des familles de victimes. La mémoire est précieuse mais elle est fragile. Pour vivre, elle se doit d’être utile».
C’est pourquoi le Département va lancer un travail d’actualisation et de scénographie du Centre de la mémoire, comme l’a annoncé Fabrice Escure. Un projet indispensable alors que cet espace n’a pas connu de modification du contenu, sur la forme ou sur le fond, depuis son inauguration en 1999. Benoît Sadri, habitant d’Oradour-sur-Glane qui a largement contribué à la collecte de photographies, s’en réjouit : «C’est important d’actualiser le message et de faire des parallèles avec les évènements d’aujourd’hui».
Par Mégane Lépine