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Chaussettes Broussaud (Les Cars, 87) de paire à paire depuis 1938

Alors que l'automne vient

Chez les Broussaud, on fabrique des chaussettes de père en fils depuis trois générations. L’entreprise octogénaire installée aux Cars (87) retrouve aujourd’hui une seconde jeunesse grâce à l’envie et la vision d’Aymeric et de son épouse Alexandra. Chez eux, modernité va de pair avec savoir-faire. Succédant à  Henry et Adrienne et Gérard et Brigitte, Aymeric et Alexandra ont repris avec succès l’entreprise familiale. Ils surfent aujourd’hui sur la vague du made in France, voire du made in Limousin avec notamment «Les Chaussettes des Limousins». Reparti de zéro en 2006, c’est en développant un esprit start-up appliqué à l’industrie que le couple a réussi à redorer l’image de Broussaud. Car l’entreprise qui a compté jusqu’à 220 salariés, a aussi connu bien des tourments. à peine sorties d’un dépôt de bilan en 1995 et d’un sévère plan de redressement sur dix ans, les chaussettes sont placées en liquidation judiciaire en 2006 et encaissent de plein fouet les effets conjugués de la crise de 2008 et de la concurrence asiatique. D’où la nécessité d’une remise en question avec l’aide de l’association Patrium (voir encadré). «Mes grands-parents travaillaient pour de grands marchés comme l’armée, mes parents étaient très orientés grande distribution, et nous, nous produisons quasi exclusivement pour des marques et le web, indique Aymeric Broussaud. Avec Patrice Cassard nous sommes d’ailleurs les premiers à nous être engouffrés dans la brèche du web, ce nouvel eldorado, en 2008».  Un million de paires par anAujourd’hui, l’entreprise produit près d’un million de paires de chaussettes par an auxquelles s’ajoutent collants et sous-vêtements. Unies ou à rayures, à pois ou à paillettes, brodées d’un logo, courtes ou hautes... Avec 600 coloris disponibles et 17 tonnes de bobines de coton en stock, les fabricants peuvent répondre à n’importe quelle demande, de la plus simple à la plus farfelue. 40 salariés se relaient en 3-8 pour assurer une production 24 heures sur 24. Du dessins des modèles au conditionnement en passant par le tricotage, le retournage (retourner la chaussette afin de la préparer pourl’étape suivante), le remaillage (réaliser la couture du bout du pied), le formage (le repassage),  ou encore l’appairage et le piquage, tout est maîtrisé au millimètre de fil près grâce à une technologie de pointe mais aussi au savoir-faire des salariés. Le contrôle qualité est ainsi toujours effectué paire à paire. Un gage de qualité qui a séduit plusieurs dizaines de marques, dont Royalties, Badelaine, le très en vogue Slip français ou encore Mosaert, la marque du chanteur Stromae et son épouse Coralie Barbier. Broussaud en possède deux : Les Chaussettes des Limousins, et Maillebike dont la gamme plus technique est spécialement dédiée aux passionnés de vélo et de moto. Deux collections composées de 100 à 150 modèles sont réalisées chaque année. Chaussettes à emporterSi les façonneurs de chaussettes pour toute la famille vendent leurs produits principalement via le web, ils en écoulent aussi une grande partie dans leur magasin d’usine. «En 2013, alors que nos erreurs de production et nos invendus étaient achetés des miettes par des revendeurs, on a eu l’idée d’ouvrir notre magasin d’usine. Et ça a marché. Il est aujourd’hui notre cinquième client en terme de chiffre d’affaires», souligne Aymeric Broussaud. Des travaux ont été réalisés cette année pour agrandir cet espace de vente. Les produits sont désormais présentés sur 200m2, contre 80m2 auparavant, à des tarifs compétitifs. Pour faire découvrir son savoir-faire au grand public, l’entreprise organise des visites dans le cadre des journées du patrimoine. Celles programmées à 10h30 et 14h30 sont déjà complètes, mais il reste quelques places pour celle de 15h30. Réservation obligatoire au 05.55.36.92.46.Par ailleurs, la braderie annuelle aura lieu du 31 octobre au 4 novembre.