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18:06 Merci bien, hein ! Tout le monde en nervous breakdown.
17:59 Bonjour huber
15:46 Ca risque pas de s'arranger avec une uberisation du travail.

Filière bio à Limoges: «Toujours pas d’actes à la hauteur des discours»

Agriculture

 
Syndicats d’agriculteurs, élus et associations environnementales et citoyennes étaient hier mobilisés à Limoges à l’appel de la Fédération Régionale de l’Agriculture Biologique pour réclamer le paiement des aides et un engagement de l’Etat équivalent aux volontés affichées.
Une délégation emmenée notamment par Jérôme Keller, co-président de la Fédération Régionale de l’Agriculture Biologique était reçue le matin par la direction de l’ASP (agence des services et paiement), puis en préfecture en début d’après-midi. Les agriculteurs sont venus réclamer un calendrier et des certitudes quant au paiement des aides dues depuis 2016, qu’ils attendent toujours et qui se traduisent  par des emprunts à courts termes dont les intérêts sont à leur charge. «L’Etat français ne tient pas ses engagements quant aux objectifs de conversion affichés ni en terme de versement des aides, ni en terme de montant pour l’accompagnement de cette transition agricole qui concerne tout le monde  détaille Jérôme Keller. L’agriculture biologique est utile puisqu’elle préserve les sols, l’eau, la biodiversité, et qu’elle permet d’avoir des aliments sains. C’est ce qu’ils veulent. Nous sommes là pour mettre en place cette agriculture, pour la pratiquer sur nos fermes, et pour cela, nous avons besoin d’une aide car il n’est pas facile de changer de modèle agricole. Ce modèle doit être promu, aidé et soutenu. Si la Région Nouvelle-Aquitaine, au travers du pacte bio, met les moyens en maintenant sur ses fonds propres les aides au maintien pour aider les «bios» à atteindre les objectifs, ce n’est pas le cas de l’Etat !». De nombreuses associations de consommateurs et organisations citoyennes environnementales avaient fait le déplacement pour soutenir les mobilisés. «On est venus en tant que citoyens soutenir l’agriculture qui défend la qualité des sols vivants confirme Vincent, venu en soutien avec des amis. Ces gens-là travaillent bien, ils méritent d’être subventionnés... au moins autant que ceux qui balancent des produits chimiques dans les sols !». 
L’après-midi, les manifestants sont allés déposer le bilan de la ferme bio Nouvelle-Aquitaine devant la préfecture de Limoges, où la délégation était reçue par le directeur de cabinet du préfet de la Haute-Vienne. «Nous sommes extrêmement mécontents. Le préfet de Région n’a pas pu se rendre disponible pour l’agriculture biologique ;  cela prouve la place minime qu’elle revêt pour l’Etat français,  contre l’avis de la grande majorité des citoyens».
Deux rendez-vous «pour rien ou presque», aucune réponse satisfaisante n’ayant été apportée aux nombreuses questions qui pourtant se posent. «Le calendrier est toujours incertain, on ne sait pas à quel rythme et comment vont être versées les aides. Pour 2018, on nous a annoncé un paiement avant mai 2019 auquel nous croyons peu... poursuit Jérôme Keller. Pour les aides antérieures, cela reste flou, l’Etat ne veut pas s’engager sur des acomptes ou des aides à la trésorerie. Nous avons par ailleurs posé un certain nom-bre de questions très précises qui sont restées sans réponse. Si rien n’a bougé d’ici un mois, nous reviendrons aux nouvelles... sur place».                                                   I.H.

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