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Indre: l’abattoir du Boischaut fermé après la diffusion d’une vidéo

Maltraitance sur animaux

 L’affaire fait grand bruit depuis la diffusion vendredi d’une vidéo tournée en août et septembre derniers à l’abattoir du Boischaut à Lacs, le jour même où était promulguée une loi créant un nouveau délit de maltraitance en abattoir.L’association de défense animale L214 y dénonce «de nombreuses violations de la loi encadrant les conditions de mise à mort des animaux». La vidéo de près de quatre minutes aux images choc difficilement soutenables est commentée par Samaha, la chanteuse du groupe Shaka Ponk. On y voit des bovins qui s’effondrent dans le sang et les excréments des animaux abattus avant eux, d’autres que l’on commence à découper avant de les avoir tués et qui ne sont pas correctement étourdis, ou encore un chevreau dont on transperce la patte pour le suspendre avant même de l’avoir abattu. Les images témoignent également d’un non respect des règles élémentaires en matière d’hygiène. Ainsi, un employé apparaît, habillé d’un simple tee-shirt et sans gants. On le voit poser son couteau à même le sol entre deux saignées.La réaction du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, ne s’est pas faite attendre : quelques heures après la diffusion des images, il dénonce des «pratiques inacceptables». A sa demande, le préfet de l’Indre a pris la décision «face à la gravité de la situation décrite» de suspendre immédiatement, «à titre conservatoire», l’activité de l’établissement.Une mission de la brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires doit se rendre en ce début de la semaine au sein de la structure. Sur la base de ses conclusions, «des décisions appropriées» seront ensuite prises précise le préfet de l’Indre, Seymour Morsy. Il ajoute : «Outre les investigations sur la situation exposée dans les médias, un focus particulier sera mis sur les modalités de contrôle interne mises en œuvre par l’abatteur».Car déjà en 2016, un rapport faisant suite à une inspection des services vétérinaires avait mis en évidence des manquements à la réglementation en vigueur. Un rapport «visiblement resté sans effets concrets» déplore l’association L214.L’abattoir du Boischaut est géré par la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère qui a réalisé 1,6 millions de travaux en 2016. Il est multi-espèces et bénéficie d’une certification bio. Dix-sept mille animaux y sont abattus chaque année. L’abattoir emploie dix-sept salariés. «Si la vidéo a été réalisée illégalement par l’association, elle n’en demeure pas moins révélatrice de pratiques qui ne sont pas acceptables. Je peux entendre que ces faits soient isolés et je peux reconnaître l’extrême difficulté du travail de l’ensemble du personnel. Mais je ne peux cautionner de tels dysfonctionnements qui portent préjudice à nos éleveurs, nos partenaires et notre territoire» a déclaré François Daugeron, le président de la communauté de communes, qui dit vouloir mettre «tout en œuvre pour améliorer la situation».Deux plaintes ont été déposées à ce jour auprès du Parquet de Châteauroux, l’une par l’abattoir «pour intrusion et captation d’image d’un lieu privé» et l’autre par L214 pour «maltraitance et sévices graves». Une pétition en ligne a été lancée par l’association réclamant la fermeture de l'abattoir. Cette affaire survient quelques jours après la condamnation du directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) pour des faits de maltraitance.