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Affaire Séréna : Un procès pour l’exemple ?

Justice

Coupable, victime, les deux à la fois ? Le sort de Rosa Maria Da Cruz est désormais entre les mains du jury d’Assises. Les auditions des témoins sont closes. Les pièces à conviction refermées de leur cachet de cire. Les plaidoiries des avocats du Conseil Département de la Corrèze installent Séréna au cœur du tribunal.

Les ultimes témoignages et expertises ont rassemblé l’ensemble des élements permettant aux magistrats et jurés d’établir leur verdict. Il sera rendu cet après-midi. Le choix du président de la Cour d’une formule courte -cinq jours au lieu des huit prévus au départ- aura permis de rester sur le fait criminel reproché à l’accusée. Quand bien même, le cas de Rosa Maria Da Cruz est «unique au monde», selon le professeur Michel-Henri Delcroix, gynécologue obstétricien. Son audition et celle du psychiatre Jacques Bertrand ont éclairé la notion de déni de grossesse comme étant une altération de la santé psychique d’une parturiente.

Selon le professeur Delcroix, celui de Rosa Maria Da Cruz, aura duré bien au-delà du terme. Toujours se lon le gynécologue, cette femme aurait souffert d’une «psychose puerpérale» qu’il a qualifiée de  «chronique» et non «aiguë». Pour lui, elle n’agit pas en conscience ni en responsabilité. A contrario, son confrère, le docteur Bertrand indique que l’accusée n’est pas inconsciente de ses faits et gestes. Il parle d’«une personnalité non unifiée», d’«une personnalité liquide qui adopte la forme du récipient»,  d’un profil entre «faux self» et «border line» avec des similitudes de celui du «pervers». Plutôt narcissique, aucunement sadique, précise le docteur Bertrand qui ajoute qu’«elle n’est pas manipulatrice». Les deux experts s’accordent à dire que Rosa Maria Da Cruz a besoin d’un tiers pour revenir à une réalité sociale commune. À l’instar de son accouchement pour son second enfant où la présence familiale lui a permis de conscientiser le nourrisson qu’elle venait de mettre au monde. Là où les avis divergent, c’est sur la nécéssité d’une sanction. S’agissant du docteur Bertrand «une absence de sanction laisserait les choses dans le psychisme». Le professeur Delcroix pense que Rosa Maria Da Cruz a souffert d’«un traumatisme aigu». Il estime qu’«on donne une sanction à quelqu’un qui est responsable».

De son côté, le toxicologue Jean-Michel Gaulier a «l'intime conviction qu'il n'y a pas eu de volonté de sédater l'enfant Séréna. L'expertise de la mèche de cheveu montre une infime concentration de midazolam». Concernant le tramadol, seule une ou deux prises ont été administrées au cours des cinq derniers mois avant la découverte de l'enfant.
Rosa Maria Da Cruz est-elle coupable ou non coupable ? Victime pathologique ou mère criminelle ? Déni d’enfant ?

"La victime c'est Séréna"

«Je plaide pour Séréna» , «La victime, c’est Séréna», «Celle pour qui nous sommes là, c’est Séréna». La plaidoirie de maître Faure-Roche, avocate pour le Conseil Départemental de la Corrèze a remis la petite fille au cœur du débat, pointant le manque d’empathie de la famille Da Cruz qui semble fixer son attention sur cette «bonne mère» qui a bien élevé ses trois premiers enfants. «Celle pour qui il y a drame, c’est Séréna, celle qui est brisée, c’est Séréna». Aux yeux de l’avocate, pas de déni, pas d’état de sidération : si tel avait été le cas, la petite fille n’aurait pas survécu. Son maintien en vie atteste de l’humanité que lui conférait sa mère qui, en outre, lui a donné un nom. «Ce qui n’existe pas n’a pas de nom», a cité l’avocate paraphrasant le Talmud.  Dans sa plaidoirie tranchée, sa collègue maître Peis-Hitier, a évoqué l’avenir de la petite fille : «après la famille d’accueil, c’est une vie en institut qui l’attend. Sans soutien, elle risque de régresser... Séréna restera toujours la seule victime des maltraitances exercées par sa mère». Les plaidoiries se poursuivent aujourd’hui.

Sabine Parisot

Photo : Rosa Maria Da Cruz, une femme à la «personnalité floue»

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