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Marche pour le climat: la gare de Limoges «bouclée»

Social

Le collectif de défense de la ligne Limoges-Ussel a appelé, samedi matin, les usagers à participer à une action symbolique en gare de Limoges-Bénédictins. Partis en train d’Eymoutiers, pour rejoindre la marche pour le climat, les usagers ont été accueillis par un dispositif impressionnant de policiers de la section d’intervention.  Tous les passagers ont été fouillés, cinq  ont fini menottés.
 
Ce devait être une action symbolique de défense de la ligne Limoges-Ussel et plus largement pour sauver les trains du quotidien. Les participants voulaient rejoindre la marche pour le climat organisée samedi matin à Limoges. Leur action voulait dénoncer la fermeture de lignes jugées non rentables par la SNCF, un trafic pourtant indispensable pour les zones rurales. Ils venaient donc s’opposer à la politique de la SNCF qui supprime des trains ou les remplacent par des cars, dénoncer  les gares fermées et les horaires «sciemment inadaptés». «La SNCF et l’État font tout pour fermer la ligne Limoges-Ussel alors que partout ils ne parlent que d’urgence climatique et de transition écologique», dénoncent ces usagers. Le collectif avait donné rendez-vous aux défenseurs du service public ferroviaire à Eymoutiers (87). Ils avaient prévu de prendre le train jusqu’à Limoges afin de rejoindre la marche pour le climat. Le train étant plein, d’autres ont covoituré jusqu’à  la gare de la capitale haut-viennoise. Mais rien ne s’est passé comme prévu. A leur arrivée, les voyageurs, ils étaient près d’une centaine, ont été accueillis sur les quais par un impressionnant dispositif  policier. Chacun des voyageurs a été minutieusement fouillé. Les policiers avaient eu vent «d’éléments perturbateurs» à bord du train.  Des «Insoumis du plateau», habituellement qualifiés  par les forces de l’ordre de militants «d’ultra-gauche», étaient dans ce train pour défendre la ligne, aux côtés d’autres habitants du plateau de Millevaches. Tous ont été choqués par cette présence policière. Des habitants venus défendre le service public en famille ont dû rassurer leurs enfants en pleurs. Interrogés plusieurs n’ont pas caché leur colère : «C’est une honte. Ils viennent nous provoquer. Nous sommes là pour défendre la ligne et nous sommes reçus par des CRS armés jusqu’aux dents, c’est incompréhensible». Lors des fouilles les policiers ont trouvé des couteaux sur cinq personnes. Les propriétaires ont été séparés des autres et menottés. Ce qui a exacerbé la colère de leurs camarades qui ont refusé de quitter les quais tant que les «suspects» n’étaient pas libérés. «A la campagne tout le monde a son opinel» s’agace un des participants avant d’ajouter : «Lorsque l’état a peur de sa population, c’est qu’il n’est plus légitime. En plus avec ce type de pratique il est en train de nous radicaliser». Un étudiant dénonce un dispositif disproportionné, parlant même d’oppression : «Les policiers sont là pour nous dissuader de revendiquer. Il n’y a ici que des hommes et des femmes qui veulent défendre le service public, la seule réponse qu’on nous donne, c’est du mépris. Nous ne sommes pas des terroristes». Les voyageurs ont scandé «libérez nos copains» aux policiers comme préalable à leur sortie de la gare, totalement bouclée par une autre escouade depuis le début de l’opération. Ceux venus en voiture ou tout simplement pour prendre un train étaient contenus sur le parvis de la gare. Le trafic ferroviaire avait de toute façon été interrompu. Les policiers, après avoir confisqué les couteaux, ont finalement laissé partir les cinq interpellés, et ont quitté les lieux pour se regrouper dans le hall de la gare. Les manifestants en ont profité pour investir les voies, rejoints par quelques manifestants restés jusqu’alors à l'extérieur de la gare.  Les voies ont ainsi été occupées pendant près de 4 heures, avant que les manifestants décident d’eux-même de partir vers la ville. Les trains   au départ et à l’arrivée de Limoges ont été stockés le temps que la situation se rétablisse. La circulation  ferroviaire n’a repris qu’après 16 heures. 
Depuis le début de l’année les élus des communes situées sur la ligne, se mobilisent. Plusieurs étaient d’ailleurs présents dans le train et sur le parvis. Thierry Musette, maire PCF de Saint-Anne-Saint-Priest (87), a jugé l’intervention de la police «inacceptable». Il rappelle que cette action est le fruit de réunions publiques organisées à l’initiative des conseillers départementaux ADS du secteur Jacqueline Lhomme-Léoment et Thierry Lafarge, eux aussi interloqués par la tournure des événements. Les élus ont  pointé la responsabilité des forces de l’ordre : «S’ils avaient laissé les voyageurs sortir tranquillement, tous seraient allés rejoindre la marche pour le climat et nous n’en serions pas là !».
 
Fatima AZZOUG
 
Les usagers 
bientôt fixés sur le devenir de la ligne
Les usagers de la ligne, demandent le maintien et l’amélioration de la ligne Limoges-Eymoutiers-Ussel et que leur soit rendu un service public ferroviaire de qualité, en cohérence avec les besoins et exigences sociales, éducatives, environnementales et économiques du territoire. Les défenseurs de la ligne indiquent que le conseil régional et l’état doivent décider ce mois-ci s’ils investissement ou non sur la ligne, d’où la mobilisation de samedi.
 

 

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