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Mobilisation dans des SEGPA toujours soumises à la disette

Education

 

 

Sandrine Morichon (CGT Educ’Action) est intervenue en SEGPA avant de préparer des jeunes au CAP.

Elle connaît donc la pertinence de ces sections d’enseignement général et professionnel adapté qui «remobilisent et donnent envie aux élèves en difficulté. Grâce aux ateliers, on permet à ces jeunes de construire un projet professionnel. Mais là, on s’attaque à l’esprit même des classes de SEGPA.»

Soumis à la rationalisation économique, le rectorat de l’académie de Limoges n’a en effet rien trouvé de mieux que supprimer des heures (pour in fine économiser des postes d’enseignants) dans ces classes-là. «Au départ, le projet était d’enlever huit heures dans chaque SEGPA. Concrètement, cela veut dire pour que les 4es et 3es, les ateliers en demi-groupe ne seront plus possibles, observe Thibault Bergeron (UNSA). Or, c’est précisément ces temps en atelier qui font la plus-value de la SEGPA. «Toucher du doigt le métier, c’est ce qui permet d’accrocher les élèves, de les intégrer en CAP, de les insérer dans la société», assure Marie-Noëlle Caire (FO).

Pour le rectorat, l’idée est officiellement de donner la possibilité aux élèves de découvrir plus de métiers. Sauf que «visiter des entreprises, découvrir des métiers, ça se fait déjà en SEGPA, explique Christophe Tristan (SNEP-FSU). En réalité, rien ne remplace ce qui existe aujourd’hui, c’est-à-dire lier les activités manuelles à l’enseignement général.»

Grâce au «mouvement d’ampleur qui s’est déroulé dans les SEGPA de l’académie, on l’a vu notamment le 24 janvier dernier, le rectorat a reculé et dit maintenant ne plus vouloir supprimer que 4 heures.» Ce qui sur le fond ne change pas grand chose. Car en réattribuant quatre heures sous forme, pour la moitié d’entre elles, d’heures supplémentaires, on fait mine de reculer pour mieux supprimer les postes de ceux qui se retrouveront à la rentrée prochaine en sous-service.

Pour l’intersyndicale FSU-FO-CGT-UNSA qui demande le rétablissement de l’ensemble des huit heures supprimées, cette charge contre les élèves en difficulté représente à la fois un symbole et une incohérence. «On dédouble les classes de CP et CE1 dans les zones prioritaires et encore sans y mettre les moyens puisqu’on vient les prendre sur les écoles rurales et parallèlement on s’en prend à des élèves qui eux aussi en ont besoin, déplore Thibault Bergeron. C’est un très mauvais signal.»

Dans une Education nationale pourtant érigée par le président de la République comme une priorité, rien n’est gratuit, tout est pensé à dessein. Celui des suppressions de postes. «La rectrice dit vouloir cibler le numérique», relève Marie-Noëlle Caire. Mais une fois les câbles de la fibre optique tirés, que deviendra cette main d’œu-vre ? «Là, on aura des élèves qui sortiront du système scolaire sans aucune qualification. On veut les inclure dans le système traditionnel. C’est voué à l’échec.»

J.D.