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Legrand, la direction rompt le dialogue

Depuis quelques semaines, la tension monte chez Legrand, le spécialiste de l’appareillage électrique coté au CAC 40.

Rejetant des revalorisations insignifiantes au regard des résultats de l’entreprise, les responsables de la CGT, de la CFDT, de FO et la CFE-CGC constatent aujour-d’hui que la direction les méprise. «Depuis 10 ans que je participe aux NAO (négociations annuelles obligatoires), c’est la première fois que nos dirigeants ne veulent rien négocier, s’étonne Michel Robert (CFDT). Ils ne comprennent pas l’insatisfaction des salariés. Ils considèrent que ce qu’ils proposent est suffisant. Ils sont dans un autre monde.» Alors que cette même direction évoque «des résultats solides, une belle progression des ventes, une stratégie de croissance rentable et durable» avec une augmentation des bénéfices de 23,3% et des dividendes en hausse de 6,3%, les salariés sont parallèlement priés d’accepter une baisse de la participation et de l’intéressement et une revalorisation de la fiche de paie moindre que l’an passé. «On nous demande de faire toujours plus, de former sans cesse de nouveaux intérimaires et voilà comment on nous récompense», lâche un salarié.

La troisième réunion des NAO, le 28 février, n’a pas permis d’avancer significativement, la direction se contentant de lâcher 0,1 point sur les augmentations générales. Aussi les représentants CGT, FO, CFDT et CFE-CGC ont demandé une nouvelle entrevue. «Mais la direction ne répond même plus à nos mails. C’est une première et pour le moins inhabituelle dans cette société, gronde Lionel Guy (CGT). Pour nous, il est inacceptable d’avoir une augmentation plus faible que l’an dernier alors que les résultats sont meilleurs.» «Depuis plusieurs années, le dialogue social vire à un monologue de la direction, abonde Christian Ramousse (CFE-CGC). Mais au moins, on parvenait auparavant à obtenir quelques avancées. Là, c’est la proposition de la direction et point barre. Au-delà de la reconnaissance financière, il y a la reconnaissance tout court. On nous demande beaucoup d’efforts, les effectifs baissent, on endure une surcharge de travail. Et rien...» Rien, même pas un message de fin de non-recevoir. «D’habitude en trois réunions, les NAO sont bouclées, mais là, on n’a avancé d’un pouce», déplore Michel Robert. Pas de nouvelles propositions encore moins un protocole d’accord. «La direction a bien écrit aux salariés mais en mélangeant tout, les augmentations et la prime Macron, mais les salariés ne sont pas dupes», ajoute Lionel Guy.

De tous les sites proches du siège (Limoges, Chabanais, Châlus, Confolens), les salariés ont convergé jusqu’au siège de l’entreprise au 128 de l’avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny pour montrer leur colère. Si les syndicats ont accepté de signer pour la prime Macron de 650 euros «quand d’autres entreprises du CAC 40 ont donné jusqu’à 3.000 euros», les NAO devaient en principe permettre d’avancer sur la question des emplois. «On demande des embauches pour répartir mieux le travail et transmettre les compétences», énonce Lionel Guy. Mais, semble-t-il, la direction a d’autres plans : presser un peu plus ceux qui produisent pour récompenser les rentiers, ceux qui injectent de l’argent pour ensuite en obtenir beaucoup plus. Sans rien faire. Le sens de l’effort est ici à sens unique.