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Vers une privatisation des routes

Le projet de privatisation du réseau routier avait émergé sous l’ère Sarkozy, au plus fort de la crise financière mondiale. Les caisses de l’Etat étant au plus bas, le gouvernement d’alors avait émis l’idée avant de la mettre de côté, mais en prolongeant le contrat des concessionnaires autoroutiers. Depuis, ce projet a fait son chemin, l’an dernier déjà les agents de la DIRCO avaient levé le lièvre. Aujourd’hui, ces agents redoutent plus que jamais la concrétisation de ce projet.

Hier, alors qu’une délégation de la CGT des directions interdépartementales des routes (DIR) était reçue par les ministres Bordes (Transports) et De Rugy (Ecologie), l’ensemble des DIR organisaient des opérations sur les routes du réseau de l’Hexagone. Ceux de la DIRCO, qui englobe les régions Val-de-Loire et Nouvelle-Aquitaine, s’étaient donné rendez-vous à Limoges – exception faite pour ceux de Dordogne qui, pour des raisons pratiques, ont choisi d’agir à Périgueux – pour une action au rond-point de Grossereix. Ils étaient 80, venus de toute la zone de la DIRCO à distribuer des tracts, ralentissant la circulation dans un premier temps avant de la bloquer. Les véhicules empruntant la bretelle de l’A20 vers Angoulème et Poitiers ont donc dû patienter. L’objectif de la CGT de la DIRCO était d’informer les usagers de la route afin de les rallier à leur cause.

L’Indrien Franck Robert, secrétaire interdépartemental CGT de la DIRCO explique que le mouvement d’hier puise sa source dans deux revendications : dénoncer la réforme de la fonction publique, qui fait suite au mouvement du 9 mai dernier, et enfin défendre l’avenir du réseau routier national. Concernant la réforme de la fonction publique, en débat cette semaine à l’Assemblée nationale, il regrette la fusion des comités techniques avec les CHSCT : «Le comité social et économique (CSE) va remplacer les représentants élus du personnel dans l'entreprise. Il va fusionner l’ensemble des instances représentatives du personnel, délégués du personnel, comité d’entreprise et comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Les prérogatives des CHSCT vont être considérablement diminuées et ne concerneront pas tous les services, car ils seront conditionnés au nombre de salariés dans les services. Vu la politique des DIR, qui ne procèdent plus aux recrutements, on a du souci à se faire. D’autant que dans notre métier la sécurité est essentielle; on a donc toutes les raisons de s’inquiéter.» Le syndicaliste ne pense pas moins de la dissolution des comités paritaires, «le directeur aura toute latitude pour promouvoir ou muter un agent !».

Outre le rejet de cette réforme, les agents des DIR sont loin d’être sereins pour leur avenir. En effet, l’an dernier déjà, les agents s’étaient mobilisés pour dénoncer une disparition des DIR. La pression sur le gouvernement avait été telle qu’un rapport avait été commandé par le ministre Gérald Darmanin. Rapport qui vient d’être remis par le directeur des infrastructures du transport lors du dernier comité technique ministériel. «Le gouvernement nous a refusé l’accès au document, ce qui pose d’une part un problème de transparence et d’autre part questionne sur les annonces qui vont êtes faites», indique Franck Robert qui ajoute avoir tout de même connaissance d’annonces évoquant entre autres le transfert d’une partie du réseau routier national, soit 1500 km,vers les collectivités «ce qui bien entendu implique un transfert de personnel et de charges. Des métropoles, comme Bordeaux, sont déjà intéressées, mais on ne sait pas si les financements suivront. Il est fort à parier que dans ce cas les impôts augmenteront. Pour entretenir et financer les 12.000 kilomètres de routes et d’autoroutes non concédées, l’Etat va privilégier la création d’un établissement public chargé des routes. Il va aussi ouvrir la voie à l’adossement d’une partie du réseau routier aux concessions d’autoroutes à péage, solution défendue par l'Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA)».

Les agents étaient reçus hier après- midi par le directeur de la DIRCO, dont le siège est à Limoges, afin d’ évoquer toutes leurs craintes et de réaffirmer leur volonté d’un réseau routier national public et gratuit et une renationalisation des autoroutes concédées.

Fatima Azzoug

 

En lire plus dans le quotidien daté du 15 mai 2019.