Fil info
10:37 Bravo à tous 🥰✊🏼
10:30La pétition de soutien à Sylvie a dépassé les 6.200 signatures https://t.co/WVC4UFW4wr
10:26Article de ⁦⁩ de ce matin agrémentant les propos de à la mobilisation du 15 octobre 2019 https://t.co/iv0UMXDec7
10:26 rassemblement en cours devant le centre courrier de La rue Maurice Caquot pour soutenir Sylvie la fac… https://t.co/JLykix48Jz
10:22Siorac-en-Périgord : Le Département prévoit des perturbations du trafic -> https://t.co/howAcdaRUF
09:35# # - -Vienne : Une sommité pour ouvrir le cycle de conférences French tech -> https://t.co/TGr0Ig1MBU
09:31# # - -Vienne : De la liberté de déclarer sa couleur politique -> https://t.co/YvuNDpljlr
09:27# # - -Vienne : Autour du contournement Est de Limoges on refait le match -> https://t.co/imdPmhg396
09:25Région : Affaire Séréna : jusqu’au bout un cas de «conscience» -> https://t.co/nxSIpquzKa
09:22Région : Urgence POLT maintient le cap -> https://t.co/kbJ9GbbA1w
08:20RT : Plus de 6300 soutiens, avec toi Sylvie courage pour aujourd’hui 10h tulle centre de tri https://t.co/U2K0ZdKPBv
07:46Plus de 6300 soutiens, avec toi Sylvie courage pour aujourd’hui 10h tulle centre de tri https://t.co/U2K0ZdKPBv
06:25Marsac-sur-l'Isle : A 3 semaines d’avoir purgé sa peine… il en reprend pour 3 mois -> https://t.co/5NwDmvk2kw
23:04Périgueux : (VIDÉO) Les sapeurs pompiers de la Dordogne bien visibles à Paris -> https://t.co/4CVixnsJ5i
20:02Valençay : Au château, l’art de la diplomatie version Machiavel -> https://t.co/9zKvQvQovk
20:00Saint-Benoît-du-Sault : Un très beau festival de chants -> https://t.co/wT9AlTKY5h
19:58Châteauroux : Accueil en mairie : ce qui change -> https://t.co/hQKrAlsOXP
19:55Châteauroux : Nouvelle mobilisation pour la défense de l’hôpital public -> https://t.co/vPhkOSZmYY
18:57Périgueux : "Une réponse et demie au courrier adressé aux 557 maires de Dordogne" -> https://t.co/WRjcF0v8a0
17:10Sarlat-la-Canéda : Le collège s’équipe -> https://t.co/c8d2gt4tPb
17:06Sarlat-la-Canéda : Objectif bio et local dans les collèges -> https://t.co/tix6NLeiVk
15:45Périgueux : Fouilles archéologiques à Sainte-Marthe -> https://t.co/3yYfOepoQ5
15:37Périgueux : « Jusqu’à maintenant on a été gentils... » -> https://t.co/qcHDMfSwPj
15:32Périgueux : Isabelle Valode à la Galerie 66 -> https://t.co/jMP1A0n1of
12:45Périgueux : Des sapeurs pompiers de la Dordogne à Paris... et ils en ont gros sur la patate -> https://t.co/6ozimU2r6E
11:23# # - -Vienne : «Deux pruneaux dans le bocal» avec la compagnie Asphodèle à Jules-Noriac -> https://t.co/FJafOvtED1
11:21# # - : Création au théâtre de l’union, «Frida jambe de bois» -> https://t.co/C2lUL4h9Rd
11:19# # - -Vienne : Les Automnales, un festival de saison -> https://t.co/rDC7ZZJyA4
11:16# # - -Vienne : Amis du Musée de la Résistance de Limoges: ces objets qui nous parlent du maquis -> https://t.co/F4ffPVR3po
11:11# # - -Vienne : « Généalogie et histoire des Marchois et Limousins » à la chapelle de la Visitation -> https://t.co/e4YIh5K1nv

Un tournage qui a la classe

Cinéma

Bruno Reidal, un long métrage réalisé par Vincent Le Port, est actuellement en tournage en Limousin. L’équipe travaille sur la commune de Montrol-Sénard, dans des décors préservés, dont une salle de classe du début du siècle dernier.

Les enfants revêtent les cos-tumes des écoliers de l’époque : la traditionnelle blouse noire, les liquettes, pantalons courts, et chaussures d’époque, non sans manquer de remarquer à quel point elles pouvaient être moins confortables que celles qu’ils portent de nos jours. Bientôt ils arriveront sur le plateau pour s’installer en classe et entrer dans la peau d’écoliers de 1895. Les jeunes figurants auront plusieurs heures à passer sous l’autorité d’un maître «vieille école» au premier degré. Au point de départ du scénario, la découverte par le réalisateur, Vincent Le Port d’un ouvrage qui recense des faits divers, plutôt meurtriers, du début du siècle dernier, et donc ce fait réel qui s’est déroulé en 1905. Vincent Le Port est aussi membre associé fondateur de la Société Stank, qui assure la production de ce film soutenu par le CNC et Arte, associée à part égale avec une autre société, Capprici, et son coproducteur, Thierry Lounas.

Le coproducteur pour la Société Stank, Roy Arrida, nous présente ce film : «Le personnage principal, Bruno Reidal, a commis un meurtre sur un jeune enfant. Le film va s’intéresser à la vie de ce garçon de ses six ans à ses dix-huit ans, et le suivre jusqu’à son passage à l’acte, comme une radioscopie de ce personnage et de sa trajectoire, à travers les entretiens menés par un psychiatre de l’époque avec le meurtrier au moment de son arrestation. Ce sont des entretiens psychiatriques dans le cadre de l’enquête. On assiste ainsi aux débuts de la mise en place des techniques de profilage. C’est à la fois un entretien psychologique, sociologique, un peu médical, qui consiste à tenter de comprendre pourquoi ce garçon en est arrivé là. La question est de savoir s’il est responsable de ses actes».

Rappelons qu’à cette époque les travaux de Sigmund Freud et la psychanalyse, contemporain à cette affaire, commencent à être connus. «Cette étude du médecin psychiatre comprend l’analyse traumatique. Il va demander à Bruno Reidal d’écrire ses souvenirs sous la forme d’un journal, pour comprendre la perception qu’il a de lui-même et son degré de lucidité. Est-il pleinement responsable de ses actes, criminel, ou fou, et relève-t-il de la psychiatrie ? La question est là».

Pourquoi 1905 ?

«Ce fait réel s’est déroulé dans le Cantal. A travers la vie de ce personnage qui vient du monde paysan et passe par le petit séminaire de Saint-Flour, réservé aux gens issus d’un milieu social plus aisé que le sien, pour finir meurtrier arrêté et emprisonné, à l’époque où l’on rentrait dans l’ère moderne, aux débuts à la fois de l’univers carcéral et de l’étude psychologique et du confinage, revisiter

l’histoire de ce personnage, de son enfance à la fin de son adolescence, permet de rendre compte des us et coutumes de l’époque au sein d’un milieu spécifique qui est le milieu paysan, en passant par une observation de ce que pouvait être la vie en petit séminaire au quotidien. On découvre ici une forme de sociologie du monde paysan de l’époque de la fin du XIXe début du XXe.» Il explique que sans en faire une image gravée dans le marbre, c’est une fenêtre, une vue, sur le poids de la religion dans ce qu’il avait de bon et de mauvais. «A la fois on sent assez subtilement qu’il subit une sorte de pression culturelle, même si dans le film jamais aucun curé n’a été dur avec cet enfant de façon manifeste. Bruno Reidal, comme beaucoup de gens de l’époque, était très pieu. Lorsqu’il va au séminaire c’est convaincu et c’est la plus belle période de sa vie. Il va alors rattraper deux ans de retard sur ses camarades qui étaient bien plus en avance que lui en un an. C’est à la fois un fils de paysan mal éduqué qui se révèle d’une intelligence, d’une lucidité et d’une plume surprenantes. Car au fil du film ce sont les vrais textes que l’on entend de sa voix intérieure, une voix off. Il est très fin, torturé, cela pose un point d’interrogation sur un milieu et sur l’âme humaine».

Vincent Le Port s’attèle aux fêlures, à la ruralité, à la marge, et ce qui fait qu’un être vrille, ou pas, et ce que ça dit du monde qui l’entoure. Il a ensuite découvert le journal de Bruno Reidal et son écriture incroyable, et l’a adapté dans son scénario. Le tournage a débuté le 10 juillet dernier pour se poursuivre jusqu’au 21 août. Une autre partie du film sera tournée une semaine durant au cours de l’hiver prochain en région Occitanie.

«On a tourné les parties de reconstitution de l’enfance de ce personnage principal à proximité de là où les faits se sont réellement déroulés, dans le Cantal et l’Aveyron, sur des sites où le travail de décoration était importants».

 

Photo : Dernière retouche maquillage pour ces jeunes acteurs-figurants.