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Eau : des indicateurs au rouge vif

Membre de la cellule sécheresse en tant qu’association porteuse d’une mission d’utilité publique, la Fédération de la Haute-Vienne pour la pêche et la protection du milieu aquatique tire la sonnette d’alarme sur une saison catastrophique qui doit imposer une remise en cause totale de nos modes d’organisation et de fonctionnement.

Troisième année de sécheresse consécutive particulièrement alarmante, 2019 sera-t-elle enfin celle d’une véritable prise de conscience des autorités en charge de la gestion de l’eau ? Président de la Fédération de la Haute-Vienne pour la pêche et la protection du milieu aquatique, Paul Duchez veut y croire. «La sécheresse est devenue institutionnelle, ce qui nous pose des problèmes en tant que pêcheurs, mais aussi en tant qu’environnementalistes et en tant que citoyens, poursuivant : chaque rivière a un débit théorique, à partir duquel les services de l’Etat quantifient un module - soit le seuil limite en deça duquel l’ensemble de la biodiversité peut être modifié - en trois valeurs : alerte, crise et crise renforcée. Aujourd’hui, sur le département, tous les indicateurs sont au rouge vif pour tous les cours d’eau depuis le 15 août ! C’est encore pire en Indre, et en Creuse, où la pêche a été fermée, car les niveaux d’eau sont au plus bas. En Corrèze, le secteur Treignac - Plateau de Millevaches est aussi en souffrance, avec cependant des rivières telles la Dordogne ou la Vézère qui peuvent bénéficier de soutiens d’étiage». Elément nouveau et très inquiétant : s’ajoutent à la baisse récurrente des débits, la canicule et l’augmentation des températures de l’eau : +3% en juillet. Avec pour conséquence, des menaces sur la truite - espèce repère des cours d’eau de première catégorie- dont la température optimale pour un développement harmonieux se situe entre 7 et 17°. D’autres espèces, en revanche, bénéficient de cette hyperthermie comme l’écrevisse, dont le nombre explose depuis 4 ou 5 ans.

Si en 2017, la pêche a fermé plus tôt en Haute-Vienne, la mesure n’a pas été reconduite, faute d’efficacité, précise le président. «Demander la fermeture anticipée de la pêche serait reconnaître une responsabilité majeure que nous ne portons pas, car seulement 1 à 2% des prélèvements de poissons sont le fait de la pêche associative. Ensuite, si vous enlevez les pêcheurs du bord de l’eau, il n’y aura plus personne pour observer ce qui s’y passe».

Au pied du mur

Une cellule «Sentinelles des cours d’eau» constituée de pêcheurs et de citoyens a été mise en œuvre cette année par la fédération sur le département, dont les données sont transmises aux services de l’Etat, qui doit aujourd’hui pren-dre la mesure des politiques publiques mises en œuvre depuis une trentaine d’années, notamment de drainage des zones humides qui ne jouent plus leur rôle d’éponge. Quand, en parallèle, les résineux plantés après-guerre sur les contreforts du Plateau continuent de pomper l’eau en hiver. «Les politiques publiques au fil des décennies nous conduisent aujourd’hui au pied du mur. On a asséché des zones humides, remis en prairie des zones qui n’étaient pas faites pour cela. Cette année, on a commencé à délester les barrages dix jours plus tôt que l’année dernière».

Pour la fédération, la solution ne passera que par une prise de conscience impérativement collective : «Les restrictions de niveau II imposées notamment aux particuliers n’y suffiront pas. Dans nos campagnes, des chênes sont en train de mourir. Les pratiques agricoles doivent être revues, comme la gestion des cours d’eau dont les syndicats de rivières s’attachent à restaurer la continuité écologique. Il y a des décisions politiques à prendre avec pour commencer des changements de pratiques en terme de règles d’urbanisme. Stop au tout béton ! L’eau doit pouvoir pénétrer dans un sol capable, le temps nécessaire, de la retenir conclut Paul Duchez. L’enjeu est devenu très fort depuis qu’il y a menace sur l’humain. Rappelons qu’aujourd’hui sur certains secteurs en Creuse, on est inquiet pour l’alimentation en eau potable...»

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Photo : Paul Duchez, président de la Fédération pour la pêche 87.