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Un réveil bien trop tardif

TOP 14 : Stade Toulousain 24 - CA Brive 7

Surclassés au cours d'un premier acte unilatéralement à l'avantage d'hôtes haut-garonnais pourtant annoncés, entre Coupe du Monde et infirmerie, en délicatesse avec leur effectif, les Corréziens ont eu le mérite de stopper l'hémorragie. Et c'est tout à l'honneur car, après un peu plus d'une demi-heure de jeu, les contours d'un revers d'une ampleur comparable à celle du précédent épisode commençaient à se dessiner avec une  netteté desespérante.
Histoire de montrer que le vieil adage « tel père, tel fils » gardait toute sa pertinence dans la Ville rose, Arthur Bonneval, l'autre fils d'Erik, avait jailli dans l'intervalle pour ouvrir le score. Un quart d' heure plus tard, c'est Imanol Harinordoquy, l'inusable vétéran passé par Biarritz, qui doublait la mise suite à une séquence elle-même interminable et, surtout, faisant la part belle aux fameux « renversements » tellement prisés des aficionados des Sept-Deniers. Mais les visiteurs n'étaient pas au bout de leurs peines, qui encaissaient une troisième réalisation susceptible de démontrer si besoin est toute l'importance du jeu au pied lorsqu' un rideau défensif s'étire de façon efficace.  Avec rebond favorable, signe du destin (?), à  l'Anglais Toby Flood.
A ce moment, une victoire locale assortie du précieux bonus offensif devenait une hypothèse plus que plausible. Et pourtant, il n'en fut rien.
Partant du principe selon lequel mieux vaut tard que jamais, la formation de Nicolas Godignon entre enfin dans la partie en tant qu'actrice et non plus comme spectatrice. On assiste alors à l'inversion du schéma attaque/défense pendant de longues minutes. Dans ces conditions, incapables de « planter » l'essai du break définitif, les demi-finalistes malheureux de la session bordelaise de juin dernier se doivent, à tout le moins, de préserver leur ligne d'en-but. Ce qui sera bel et bien le cas , notamment dans la mise en échec de la tête de pont rivale appelée à se jauger dans l'épreuve de force. Hélas pour eux, les futurs vainqueurs vont payer au prix fort une « boulette » du neveu d'Abraham Tolofua, l'ancien pilier de Nice. Soit un carton jaune qui permet, dans le fatidique « money-time », aux coéqupiers d'Arnaud Mela d'inscrire l'essai de pénalité synonyme de réduction du score : 24-0, puis 24-7.  Certes, un cas d'égalité au classement entre Toulousains et Brivistes débouchant sur un recours aux points-terrains est hautement improbable dans la mesure où ces derniers ne tirent absolument pas dans la même catégorie. Il n'empêche. Le fait de priver l'un des favoris de la course au Brennus de la prime à l'offensive atteste d'une réelle volonté de se comporter en compétiteurs.
Puisse seulement le porte-drapeau du comité du Limousin ne pas oublier de régler le réveil samedi prochain à l'occasion de la venue du champion de France en titre...

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