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Un match qui tombe au bon moment?

Après la défaite initiale sur la pelouse du Stade Toulousain, malgré une belle deuxième mi-temps, le CA Brive Corrèze Limousin reçoit, ce soir à 20h 45, une autre grosse écurie : le Stade Français.

Bien groupés en mêlée, efficaces en touche (après avoir perdu cinq ballons dans l’alignement en première période), les Brivistes, vaillants en diable dans l’engagement, ont pourtant ramené de stade Ernest-Wallon une défaite un peu embêtante en raison de l’écart (24-7).
C’est donc dans l’exploitation des ballons et dans la gestion du jeu au pied que l’effort reste à faire. Nicolas Godignon le disait d’ailleurs à juste titre au sortir de ce revers toulousain : « On a perdu le match sur notre touche, même si on rectifie le tir après le repos. Face à une belle équipe déjà en forme, on gagne la deuxième mi-temps. Ce n’est pas assez, du travail reste à faire, mais tout n’est pas à jeter. Face au Stade Français, ça risque d’être aussi compliqué. Mais pas question de perdre à la maison ! »
Alors, cette mission est-elle à la portée de cette équipe corrézienne décidée, plus que jamais, à épingler les grosses cylindrées à son tableau de chasse, en ce début de championnat saucissonné par la coupe du monde ? Oui ! C’est jouable. les soldats roses, champions surprises au terme d’une saison folle, sont conscients qu’ils seront attendus au coin du bois.
Les co-équipiers de Sergio Parisse ont-ils vraiment les épaules assez larges pour faire face à leur statut de champions ? Car ils deviennent bel et bien les hommes à abattre. Et puis, pour compliquer encore les choses, quinze joueurs sélectionnés manquent à l’appel. Ainsi, pas moins de cinq piliers sont absents : Kubriashvili, Zhvania, Taulafo, Slimani et Van Der Merwe... une paille.
« Avec une équipe plus que remaniée, nous allons serrer les dents en ce début de saison pour tenter de ne pas perdre trop de terrain sur nos adversaires », prévient le directeur sportif Gonzalo Quesada.
Certes, les Parisiens furent loin de sortir un grand match la semaine dernière chez eux face au promu palois (24-18), mais chez eux, le sens du mot « collectif » joue à fond. Tout est pensé, organisé. Leurs moyens actuels sont ce qu’ils sont mais ils les dosent et les utilisent en parfaite connaissance de cause.
Aussi se méfiera-t-on du pessimisme qu’ils affichent car on sait pertinemment qu’il cache une farouche volonté de réaliser, avec une équipe bis, une grande performance au Stadium : une pelouse où ils s’inclinèrent le 24 mai dernier sur le score de 27 à 0 avec une équipe pratiquement au complet.
Brive n’a pas le choix. Il fera comme si le Stade Français venait avec toute son armada d’internationaux et la marche à suivre est tracée : résoudre au plus vite et au mieux les problèmes posés par les vifs visiteurs, mettre sous l’éteignoir un pack remuant, prendre en défaut une défense qui cherche encore son équilibre et se placer hors de portée de la botte de Plisson. Tels seront les objectifs du CAB dès l’instant où il pénétrera sur la pelouse. Le reste devrait venir tout naturellement, à savoir : la cohésion et la rapidité de décision indispensable dans un tel contexte.
Le rugby de haut niveau ne souffre aucune fioriture et l’on sait les Corréziens capables de construire un jeu solide et rapide où chacun a un rôle à jouer.
Répétons-le, le Stade Français rajeuni et amoindri n’a guère l’intention de s’effacer sans livrer un match des plus valeureux. Brive n’en aura que davantage de mérite s’il sort grandi de l’épreuve imposée par les Parisiens dans le jeu de mouvement.

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