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Dernier contrôle avant les vacances

Un ultime coup de collier à donner : au bout d'une longue saison et avant les congés estivaux, le XV de France clôt sa tournée en Nouvelle-Zélande demain à Dunedin (09h35) par un dernier test-match redevenu alléchant après la réaction d'orgueil du week-en

A l'heure où les lycéens passent le baccalauréat, les Bleus se mesurent au maître all black une troisième fois, avec appétit.
Deux semaines en arrière, au sortir de la déroute en ouverture à Auckland (11-52), cette dernière épreuve semblait de trop et n'avoir pour seul intérêt que d'éviter la plus large défaite de l'histoire du XV de France (10-61 à Wellington en 2007).
Mais ça, c'était avant. Avant que les Bleus ne mettent leurs tripes et d'autres choses sur la table, justement dans la capitale néo-zélandaise, pour s'incliner avec les honneurs malgré l'exclusion définitive de Benjamin Fall dès la 12e minute.
Désormais, Dunedin apparaît ainsi davantage comme la ville de la dernière victoire tricolore face à la Nouvelle-Zélande (27-22 en 2009) que le lieu idéal pour un enterrement.
Le Roux
et « la boulangère »
Sans rêver tout haut de rééditer pareil exploit, de glaner une cinquième victoire en terre néo-zélandaise et de mettre fin à une série de quatorze défaites face aux All Blacks, les Français ont « envie de bien finir, sur une belle note », dixit l'ailier Gaël Fickou, au sud du Pays au long nuage blanc.
Pour partir en vacances le sentiment du devoir accompli et ne pas avoir à « expliquer à la boulangère pourquoi on en a pris cinquante » selon Bernard Le Roux, de plus en plus en train de se débarrasser de ses oripeaux sud-africains. " ça fait plus plaisir de sortir en ville après un bon match, de voir les gens, la famille » ajoute le deuxième ligne.
Pour, surtout, aborder avec force et confiance une saison prochaine qui mènera au Mondial japonais. « C'est important dans l'optique de la suite. Est-ce qu'on va sortir de cette tournée en se disant c'est négatif, sur une mauvaise note ? Ou finalement, à un an de la Coupe du monde, qu'on est là. Ce match va déterminer ça », souligne le troisième ligne Kélian Galletier.
Pour cela, face à des doubles champions du monde revanchards après la terne prestation de samedi dernier et régénérés par leur sélectionneur Steve Hansen (six changements dans le XV de départ, dont le retour de Sonny Bill Williams au centre), il faudra que la carotte dépasse la fatigue de fin de saison.
« Ne pas lâcher »
Celle-ci, entamée en août, pèse d'abord sur les têtes. « On connaît la difficulté de la dernière semaine. Mais il ne faut pas lâcher au niveau mental, mobiliser les ressources. On a essayé cette semaine de garder le même sérieux, de ne rien changer. Même si, dans les têtes de certains, il tarde que la semaine prochaine arrive », reconnaît le sélectionneur Jacques Brunel.
Elle influe aussi sur les organismes, même si les Bleus sont apparus bien plus en jambes lors du deuxième test qu'en ouverture, où la plupart retrouvaient la compétition après trois ou quatre semaines de pause.
« Evidemment qu'on est en fin de saison mais on a montré la semaine dernière qu'on était là, qu'on pouvait rivaliser. C'est sûr qu'on n'est pas sur un pic de forme mais, physiquement, on a les moyens d'imposer ce qu'on veut », explique Galletier.
Imposer : le salut du XV de France passe par là, comme l'a montré sa seconde période samedi (« remportée » 7 à 5), où il a eu les deux-tiers de la possession bien qu'en infériorité numérique pendant trente minutes.
Il passe aussi par une défense de fer et une touche plus fiable que lors des deux premiers tests (cinq lancers égarés à chaque fois).
« On voudrait être capable de résister aux All Blacks en défense et de leur poser des problèmes en attaque. Je l'ai déjà dit, je souhaite qu'on soit acteurs sur le terrain et non spectateurs », résume Brunel. Pour profiter en touristes au coeur un peu plus léger des vacances à venir.