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Bientôt des micro centrales hydroélectriques sur les rivières ?

« Les gens sont attachés à leur patrimoine. Il faut les aider à le valoriser pour le pérenniser », indiquait Claire Masade, directrice de la toute nouvelle Société coopérative d’intérêt collectif, « Force-Hydro-Centre », dont le lancement a eu lieu vendredi dernier, à la salle des fêtes.
Une centaine de personnes, propriétaires de moulin, riverains de rivière, dirigeants d’entreprises de travaux publics, élus, ont assisté à la réunion et écouté attentivement la présentation de Dominique Quinton, de « NOVEA Technologies », sur le potentiel hydroélectrique local, avant de poser de nombreuses questions et de débattre. À la tribune, les membres fondateurs et François Jolivet, député.
Cinq cours d'eau sont concernés : l'Indre, l'Anglin, la Creuse, la Bouzanne et la Claize.
« L'objectif de la SCIC est de promouvoir l’hydroélectricité, la culture meunière et permettre ainsi de préserver les moulins en tant que patrimoine et garants de niveaux d’eau dans les rivières. Elle souhaite générer une économie autour des moulins, qui doit profiter au territoire. Notre volonté : s'adapter à l'existant, proposer de petites productions très respectueuses du local, développer des énergies renouvelables. 9 000 foyers indriens pourraient être ainsi alimentés en électricité », commente Claire Masade, convaincue.
Et quand est évoquée la loi sur la continuité écologique, le SCIC ne manque pas d'arguments pour démontrer que l'arasement des seuils n'est pas sans impact sur l'environnement. « Les seuils jouent un rôle important dans le maintien des niveaux d’eau pour l’agriculture, les zones humides, les nappes phréatiques », mentionnent , entre autres, les membres de la SCIC.
Une étude d’évaluation du potentiel hydroélectrique local a été réalisée, elle permet de connaître avec sérieux la réalité de la petitehydroélectricité dans le sud de l’Indre. À l'issue de la présentation,  le public a pris la parole pour des échanges fructueux.
Désormais, les gens intéressés ont un interlocuteur privilégié, la coopérative Force Hydro Centre, qui met toute son expertise et ses compétences au service des usagers. Ce vendredi, un certain nombre d'entre eux accepteront d'en devenir sociétaire en remplissant un bulletin de souscription. Actuellement, la SCIC dispose de  3 000 € de fonds propres, insuffisants pour financer les études de faisabilité.
Martine Tissier