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Le premier mercredi à la ferme a attiré 65 personnes

Le moyenne de la fréquentation habituelle des « Mercredis à la ferme » qui se tiennent pendant l'été a été largement dépassée pour la première de ces animations qui s'est déroulée au lieu-dit le Riau des Effes, à Saint-Août, sous un ciel variable, parfois venteux, mais qui n'a osé déverser que quelques gouttes de pluie. Le nombre des visiteurs aura été en effet considérable avec la venue de trente trois adultes et trente et un enfants ou pré-adolescents et la présence d'Alice Urban, animatrice de l'Association pour le développement agricole et rural-centre d'initiative pour la valorisation de l'agriculture et du milieu rural (ADAR-CIVAM), organisme organisateur ainsi que le Comité départemental pour le développement agricole et rural (CODAR).
En pénétrant les bâtiments d'Honorine et Hadrien Bruneau qu'ils font prospérer sous la forme d'un Groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) depuis le 24 août 2016, avec l'ouverture à la vente de produits alimentaires, démarrée sur place au mois de  décembre, les visiteurs ont pu tout d'abord observer les conditions dans lesquelles est élevée une soixantaine de veaux de race charolaise ou limousine, base essentielle du revenu du jeune couple, parent d'un enfant de quatre ans.
Par affinité familiale puis prouvant leur forte volonté initiale par l'obtention de diplômes correspondants : brevet professionnel de responsabilité d'exploitation agricole pour Honorine, baccalauréat professionnel agricole pour Hadrien, ni l'un ni l'autre n'ont jamais songé à pratiquer un autre métier que celui qu'ils exercent.
A ce moyen d'existence qui consiste à cultiver le blé, l'orge et maïs sur une centaine d'hectares de terrain, à en nourrir des taurillons (ceux-ci naissent chez le père d'Hadrien, possesseur d'une ferme à Saint Chartier) pour les engraisser puis à les vendre, par roulement de six mois, sous contrat avec deux groupements, l'un situé à Parsac (Creuse), le second à Luant, Honorine et Hadrien ont donc décidé d'ajouter une filière avicole. Ainsi des canards arrivant par lots de quarante, des poulets (de la race « cou nu ») par lots de soixante-quinze, et aussi des pintades, sont désormais élevés par leurs soins, en plein air, sans toutefois bénéficier d'un label
« bio ».
Suivant en cela une tradition ancestrale que l'on peut discuter mais encore bien ancrée, c'est Honorine qui, bien que n'hésitant pas plus qu'auparavant à aider son mari auprès des bovins, se charge quasi exclusivement de cette dernière activité, autorisée à la suite d'un stage d'apprentissage spécifique à Tours. Ce qui la conduit à gaver des canards du lundi au dimanche à heures fixes, deux fois par jour au long de 15 à 17 jours pour chaque palmipède; à fournir le nécessaire à la basse cour pour les besoins alimentaires et les soins ; à « transformer » la volaille (procéder à son abattage) dans un laboratoire. Bocaux ou paquets sous vide sont proposés sur place, dans une petite boutique. La vente de terrines "pur canard", au poivre vert ou au foie gras, de cuisses, de magret, d'aiguillettes, se fait aussi au marché de Saint-Août le mardi ; et le samedi matin au marché de La Châtre. Sauf quand, par exemple, la moisson presse...
Denis Bonnet

Infos pratiques :
Les « Mercredis à la ferme au pays de La Châtre en Berry » sont impulsés conjointement par le comité départemental pour le développement agricole et rural et l'association départementale pour le développement agricole et rural. Le prochain rendez-vous aura lieu le 19 juillet chez Sandra Poissonnet, qui tient une écurie et une chèvrerie au lieudit la Lioterie, à Maillet. Début de la visite guidée à 15 h. Des jeux pour les enfants et un goûter composé de produits locaux, faits maison ou artisanaux, sont prévus. Pour les étrangers, traduction possible, sur demande. Prix : 4 euros pour les adultes, 1 euro pour les enfants de trois à seize ans. Renseignements et réservation obligatoire auprès de l'office de tourisme du pays de George Sand, à La Châtre. Téléphone : 02 54 48 22 64.

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