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Violente altercation entre deux communautés

Trois personnes d’une même famille ont été condamnées à de la prison ferme lundi par le tribunal correctionnel de Périgueux pour avoir mené une expédition punitive particulièrement violente en mars 2012 dans le centre de Saint-Astier.

C’est en quelque sorte une pièce de théâtre tragique en trois actes qui s’est déroulée ce 8 mars 2012 dans le centre de Saint-Astier. Rien à voir toutefois avec une tragédie grecque ou encore un drame shakespearien du type Roméo et Juliette, bien que cette pièce dont Saint-Astier fut le théâtre, opposant deux communautés que tout distingue.
Premier acte en cette soirée du 7 au 8 mars 2012. Décor, le bar Chez Manu à Saint-Astier. Le personnage principal, aujourd’hui âgé de 30 ans, est alors accompagné de sa copine de l’époque. Un mauvais regard jeté par l’un des membres du groupe adverse à l’encontre de cette dernière et la conversation s’embrase. Ce beau monde s’invite à venir s’expliquer à l’extérieur. C’est là qu’intervient l’élément déclencheur : le personnage principal reçoit un verre au visage et le blesse derrière l’oreille. Ses agresseurs décident alors de prendre la fuite. Fin du premier acte.
Débute alors le second lorsque l’agressé change de rôle pour devenir agresseur et suit en voiture ceux qui ont osé porter la main sur lui. Parti seul ou presque, par un prompt renfort, il se retrouvent à plusieurs devant la maison de la mère d’une des filles du groupe d’en face, qui se barricade dans cette dernière. Ce qui n’empêche pas les belligérants de crever les pneus d’une voiture et de tenter de casser la porte d’entrée. Fin du second acte.
21 jours d’ITT
Le troisième et dernier acte de la pièce se jouera quelques heures plus tard et s’achèvera dans le sang. Deux personnes se rendent vers 17 h à la gendarmerie pour porter plainte. Bien mal leur en prend car le personnage principal, deux de ses frères (dont un mineur au moment des faits jugé à part) et son beau-frère les attendent à la sortie, armés d’un couteau, d’une batte de baseball et d’une bombe lacrymogène. Les coups pleuvent et le sang coule, sous le regard atterré et apeuré des passants.
L’une des victimes, âgée de 29 ans, reçoit des coups de couteau au visage mais ne se verra délivrer que trois jours d’ITT. En revanche, son acolyte est plus durement touché. Bien que s’étant protégé de ses mains et ayant supplié ses agresseurs d’arrêter, il se fera cisailler d’un peu partout. Il ne devra son salut qu’en se cachant sous une voiture pour échapper aux coups. « C’est bon, il doit être mort », dit l’un deux avant de cesser de frapper. Marqué à vie, la victime de 27 ans se verra délivrer 21 jours d’ITT. Fin de la pièce et début du procès.
« Ce sont des faits très graves passibles de dix ans de prison », rappelle la juge aux deux principaux prévenus qui ont bien voulu se présenter au tribunal. Impassibles, ils en reconnaissent le moins possible. Surtout pas l’agression du 8 mars. Les dégradations oui, pas le reste, ce n’était pas eux.
Des explications insuffisantes pour le tribunal qui comdamne finalement le principal prévenu à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis. Son frère et son beau-frère écoperont d’une peine sensiblement plus légère : deux ans de prison dont un avec sursis, peu ou prou les réquisitions du parquet.