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Saint-Aulaye joue la carte Cognac

Société

La commune de Saint-Aulaye bénéficie d’un atout non négligeable puisqu’elle bénéficie de l’appellation Cognac. Depuis une quinzaine d’années, la mairie essaie de jouer la carte de cette appellation avec un musée dédié au breuvage et à sa fabrication et en incitant les agriculteurs à se lancer dans cette production.

C’est en 1903 à la création de l’appellation Cognac, que Saint-Aulaye avec cinq
autres communes de Dordogne a bénéficié de cette appellation.
Mais au fil du temps, la vigne a peu a peu disparu du paysage de la commune, « ce qui est dommage », estime le maire de la commune Yannick Lagrenaudie. « Il y a une quinzaine d’années, mon prédécesseur Claude Laviale a acheté des droits de plantation et 1,5 hectares de vignes de cépage Colombard (ndlr : l’un des quatre cépages rois du Cognac avec l’Ugni Blanc, la Folle blanche et le Sémillon) ont été plantés. Suite à ça, nous avons trouvé un fermier, Fabien Rouzeau basé à Puymangou, qui travaille la vigne, la vendange et la vinifie pour nous. C’est un agriculteur qui fait des céréales et de l'élevage mais qui possède également huit hectares de vignes. C’est donc un professionnel de la viticulture ».
Simultanément à l’achat de ces
1,5 hectare de vignes, Monsieur Bourrut-Lacouture a fait don à la commune d’un alambic et d’un pressoir à Cognac ainsi que d’autres instruments qui ont permis de créer le musée du Cognac et du vin qui s’est enrichi au fil du temps. « Nous avons ainsi plusieurs pièces maîtresses dans ce musée avec l’alambic et un double pressoir à vis entièrement en bois du XVIIIè siècle avec sa cuve en bois entièrement cerclée de bois ce qui est  très rare, puisque c’est habituellement cerclé de métal. Nous avons d’ailleurs eu des propositions de rachat de la part de grands propriétaires qui aimeraient bien avoir la même chose, ce que nous avons toujours refusé car c’est un trop bel ensemble », s’enthousiasme Yannick Lagrenaudie.
Depuis quelques années donc, le maire essaie de relancer la production de Cognac à Saint-Aulaye et les alentours, dans un premier temps en essayant de lutter contre la disparition de la vigne en général, et en relançant l’appellation. « Nous avons déjà franchi une première étape très importante puisque nous avons trouvé une grande marque de Cognac (Ndlr : dont le maire ne souhaite pas donner le nom en raison d’une clause de confidentialité), qui est intéressée par notre projet pour faire un Cognac élaboré en Périgord. Et en 2015, pour la première fois alors qu’auparavant le raisin était vendangé et partait dans des coopératives, le raisin vendangé et vinifié à Saint-Aulaye est parti à Cognac où il a été distillé avant de revenir début 2016 à Saint-Aulaye pour vieillir dans les caves du château. Il vieillit d’ailleurs en partie dans des barriques spécialement fabriquées pour l’occasion avec du chêne de la forêt de la Double. C’est d’ailleurs la tonnellerie Bordelaise située à Martillac près de Bordeaux mais qui appartient à la scierie Delord de Tocane qui a fabriqué les barriques. Pour nous c’est intéressant d’avoir le produit vinifié ici, distillé à Cognac et qui revient vieillir dans des chênes de chez nous, donc ça va être un produit complètement local ».
Au total ce sont un peu moins de
18 hectolitres qui vieillissent ainsi dans les caves du château, « mais pour le commercialiser, il faudra attendre au moins quatre ans. On va donc voir ce qui va sortir avec la marque de Cognac, mais ce sera quelque chose de plutôt haut de gamme très identifié Saint-Aulaye et Périgord ».
Et la mairie poursuit son projet puisqu’elle vient d’acheter 50 acres de vignes qui vont être arrachées pour être remplacées par du Colombard ce qui portera à deux hectares la superficie de vignes dédiées au Cognac. « Nous comptons bien continuer d’augmenter cette superficie petit à petit. Nous sommes en train de voir avec des propriétaires âgés qui ne récoltent plus la vigne, pour essayer de récupérer les droits ». Et ce n’est pas toujours chose aisée, « il faut tout d’abord que ce soit dans les zones délimitées par l’appellation, et pour obtenir les droits, il faut qu’il y ait eu une déclaration de récolte faite ces dernières années sinon la parcelle n’est pas comptabilisée comme de la vigne ». Et la commune doit aussi faire face à la concurrence, « certains producteurs de Cognac prospectent sur le secteur pour racheter des parcelles de vignes. Donc on essaie de préserver ce qu’on a et d’étendre les
parcelles ».
Mais la commune ne peut mener ce combat à elle seule, «j’aimerais que des agriculteurs plutôt jeunes se lancent dans la culture de la vigne. Fabien Rouzeau est un très bon partenaire pour la commune et est encore jeune. Ce serait donc bien que d’autres jeunes s’installent et se lancent dans ce challenge intéressant puisque les cours du Cognac même s’ils fluctuent un peu, restent stables. Le pire, c’est que nous bénéficions d’une Aoc, ce qui est très rare à avoir et que personne ne l’utilise, c’est une aberration. C’est un des domaines agricoles où les gens peuvent encore s’en sortir, ce qui n’est pas négligeable dans le contexte actuel. Nous avons une dizaine d’agriculteurs sur la commune principalement dans l’élevage et les céréales, et moi je crois à cette possibilité de développement économique pour eux. Cela permet de diversifier la production, ce qui est économiquement intéressant. Je fais régulièrement des articles sur ce sujet dans le bulletin municipal et un courrier a été envoyé à tous ceux qui ont fait des déclarations de récoltes pour savoir si des parcelles sont à vendre et à chaque rencontre, je les incite à se diriger dans cette voix. J’ai toujours trouvé tout ce qui tourne autour de la vigne et du vin un peu magique et j’ai moi-même une parcelle de Merlot que je mets en bouteille. Cela donne quelque chose de pas mal. ça démontre donc qu’on peut faire du bon vin ici. Avant il y avait de la vigne ici, mais avec des cépages hybrides. Alors qu’ avec de bons cépages et pour peu qu’on s’y connaisse un peu, on peut faire de bonnes choses. Donc le but pour nous c’est de trouver des parcelles que l’on fera cultiver en partenariat ou que les gens se lancent. Nous sommes dans une zone rurale très excentrée dans le département avec un secteur artisanal dynamique, des emplois industriels et hospitaliers mais on se doit d’étudier toutes les pistes de développement économique, c’est aussi ça le rôle d’une municipalité et nous avons avec cette Aoc un atout majeur ».
La mairie essaie également de développer son attrait touristique et est classée Bastide du Périgord et Petite cité de caractère, avec un complexe aquatique assez important et des événements annuels ou exceptionnels d’envergure. « On a chaque année le festival des musiques épicées et le salon international du pastel (qui dure jusqu’à la fin du mois) qui draine plus de 300 personnes par jour et cette année nous avons eu la Félibrée qui a été un énorme succès, donc c’est un très bel été ».

Le Cognac et sa fabrication
Le musée du Cognac et du vin de Saint-Aulaye propose un cheminement sur les étapes de fabrication du Cognac, ses cépages, sa récolte et sa vinification, sa double distillation qui le distingue de l’Armagnac, les différents assemblages pour obtenir du Cognac VS (3 ans d’âge minimum), VSOP (4 ans minimum) et XO (avec une partie d’au moins 10 ans d’âge), tout en découvrant les outils de la vigne parfois disparus et les pièces maîtresses comme l’alambic, le double pressoir et la cuve du XVIIIè. Des visites sont organisées les samedis et dimanches matin avec dégustation. En semaine visites de groupes ou sur rendez-vous auprès de la mairie au 05 53 90 81 33. Tarifs adultes : 2,30 euros, groupe de 10 personnes : 1,50 euros, enfants - de 15 ans : 0,75 euros, groupe enfants - de 15 ans : 0,50 euros.

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