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Geneviève Callerot, une Résistante enfin honorée à l’âge de 102 ans

Geneviève Callerot, 102 ans, s’est vue remettre vendredi dernier la Légion d’honneur à Saint-Aulaye. Une distinction qui vient saluer notamment son action durant la Seconde guerre mondiale : elle a fait passer plus de 200 personnes en zone libre.

Je n’en voulais pas », soutient Geneviève Callerot qui a finalement changé d’avis. A 102 ans, elle a reçu vendredi la Légion d’honneur mais à une condition : que sa famille y soit associée car ils ont tous fait passer en zone libre plus de 200 personnes durant la Seconde guerre mondiale. « Je n’en voulais pas parce qu’il y a des tas d’autres gens qui la méritaient beaucoup plus et puis j’ai réfléchi, je vais quand même la prendre en association avec mes parents, mes frères et sœurs », justifie la centenaire avec ses lunettes autour du cou et ses prothèses auditives.
Plus de 200 personnes aidées
De la Dordogne occupée, ils font passer des juifs bien sûr et aussi toute autre personne qui voulait entrer en zone libre. Les gens qui arrivaient chez eux à Saint-Aulaye, entre Libourne et Périgueux, étaient trop épuisés pour repartir le jour même. Ils les accompagnaient le lendemain, toujours entre 12 h et 14 h. « Au début on comptait. Il y en a eu plus de 200, c’est sûr », précise Geneviève qui en garde de nombreuses anecdotes.
« J’ai fait passer une femme et
j’étais assez furieuse. Elle est arrivée en short rouge et en blouse jaune. Jamais personne n’a eu de short ici, en plus en rouge et jaune, ça se voyait à un kilomètre. Je lui ai fait mettre une jupe foncée, elle était furieuse mais j’ai tenu bon », se souvient-elle. « Pourquoi elle passait? Je l’ai su plus tard. Elle était juive et sa tête était mise à prix. C’était la femme d’un médecin qui n’était pas juif », précise celle qui avait alors une vingtaine d’années.
« Une combattante
de l’ombre »
Mais ce n’est pas sans risque. La jeune femme est arrêtée à trois reprises. « La première fois, j’étais sur la route avec ma bicyclette », raconte Geneviève qui portait toujours un sac d’orties et une faucille au cas où elle serait contrôlée par les Allemands. « J’ai expliqué à grand renfort de cocorico et de coin coin que je ramassais des orties parce qu’ils nous prenaient tout. Je ne sais pas s’il a compris que je ramassais des orties pour nourrir mes coin coin et mes cocorico! », sourit la centenaire qui monte toujours sur son tracteur pour faucher l’herbe et aime marcher pieds nus.
La prison
La troisième fois, elle a passé trois semaines en prison à Libourne : « Je ne faisais pas passer que des évadés. C’était une cousine de ma mère qui avait 56 ans et un jeune homme de 17 ans qui revenait de vacances. Quand on a été arrêtés, on était dans les bois. J’ai dit que j’allais voir mon fiancé. J’ai inventé un fiancé, Jacques Martin. Le temps qu’ils répertorient tous les Martin de France... », se rappelle Geneviève avec ses yeux bleus rieurs.
Née en 1916 comme son mari, elle est l’aînée d’une fratrie de cinq enfants. Il ne lui reste aujourd’hui que son frère Etienne Morise, 83 ans. « Dix-neuf ans de moins que ma sœur », précise-t-il, « fier » qu’elle ait eue la légion d’honneur. « Elle a fait beaucoup de résistance pendant la guerre. Ce n’était pas une guerrière mais c’était une combattante, une combattante de l’ombre. Elle a pris beaucoup de risques, mon père et sa sœur aussi», estime le petit frère aux cheveux tout aussi blancs que sa sœur.
Auteure de romans
En 1957, Geneviève s’installe dans une ferme, toujours à Saint-Aulaye, avec son mari qui ne veut plus être architecte mais agriculteur. Ses trois enfants élevés et à l’heure de la retraite, elle commence à écrire, à 63 ans, des « romans paysans ».
Son sixième livre, qu’elle vient de recevoir, sortira prochainement : « Deux filles sous la botte, chronique d’une famille pendant l’occupation ». A partir de 600 lettres échangées pendant la guerre, la romancière a écrit ce récit avec l’aide d’Agnès Gillain « parce que bientôt personne ne pourra plus dire: j’ai vu... j’y étais... »

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