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« Apis Mellifera », aux origines du miel et de ses dérivés en Gaule romaine

Jusqu’au 4 octobre, le musée archéologique d’Argentomagus consacre une exposition inédite sur un sujet d’actualité, au cœur de nos préoccupations environnementales, « Apis Mellifera », l’abeille sociale, domestique et pollinisatrice, qui contribue à la reproduction de 84 % des espèces cultivées et donc à la diversité génétique.
À l’appui d’inscription latines, de découvertes contextualisées, d’objets archéologiques insolites et de nombreux textes écrits par les auteurs ou agronomes romains, cette exposition brosse un premier bilan du rôle que jouaient l’abeille et l’apiculture dans l’Antiquité romaine, notamment en Gaule.
« Bien que l’abeille fût étudiée, vantée même, et que les produits de la ruche aient trouvé de nombreux usages dans la société romaine, force est de constater qu’elle n’était pas un motif de prédilection dans l’iconographie romaine. L’abeille, que les Romains estimaient faite pour l’homme (Pline, Histoire naturelle, XI, 4), n’était pas perçue singulièrement mais de manière plurielle, indissociable de sa communauté alors considérée comme un modèle d’organisation sociale : ce qui n’est pas utile à l’essaim n’est pas non plus utile à l’abeille, écrivait en ce sens Marc-Aurèle (Pensées, VI, 54) » précise Philippe Riffaud-Longuespé, commissaire d’exposition et directeur du musée, qui espère que d’autres études suivront cette approche déjà très documentée et que les grands musées s’empareront du sujet pour une rétrospective de la préhistoire à nos jours...
L’apiculture dans l’Antiquité romaine
Pratiquée dans la Rome antique depuis la République, aux premiers siècles avant notre ère, l’apiculture est une activité économique agricole règlementée dans tout l’Empire. La demande en miel et en cire pouvait être telle à Rome qu’il fallait en importer du bassin méditerranéen. Le rucher était de taille variable selon les exploitations, de quelques unités à plusieurs dizaines de ruches. L’agronome Columelle (De re rustica, IX) préconisait de diversifier les plantes mellifères à proximité des ruches, de les protéger des prédateurs, de les garder à distance pour que chaque colonie ait suffisamment d’espace pour se nourrir et que les maladies ne se propagent pas. Il s’agissait d’une apiculture raisonnée, loin des « abeilles commerciales » et d’une forme d’esclavagisme. « À partir du traité de Columelle, nous avons créé, avec l’aide de l’apiculteur Vincent Van Biesbroeck (Chavin), notre propre rucher à proximité de la domus de Macrinus et du temple 4. Bientôt, le miel toutes fleurs d’Argentomagus sera vendu en pots de 400 g », annonce Philippe Riffaud-Longuespé. Un jardin de plantes mellifères a été constitué spécialement pour nourrir les insectes et un point d’eau leur permet de boire.
Les formes des ruches
Les ruches étaient généralement de forme carrée ou circulaire, coiffées d’un couvercle pour pouvoir récupérer le miel et parfois recouvertes de pourget (mortier de bouse de vache et d’argile). Deux exemplaires en osier réalisés par le vannier « reconstituteur » Guy Barbier sont présentés dans l’exposition, ainsi qu’un modèle réalisé en seigle cousu à la ronce et paille de seigle cousue au fil de lin. La collecte de miel était destructive en l’absence de cadres amovibles (apparus au XIXe s.). Il fallait sacrifier tout ou partie de l’essaim, couper et presser les « gâteaux » pour en extraire le miel, sucre des Romains.
Le miel, un produit recherché
Les miels de Narbonne (romarin, thym, lavande et ciste), d’Ilba en Sicile (thym) et de l’Hymette en Grèce (thym) étaient réputés parmi les meilleurs de l’Empire romain. Le miel de thym semble avoir été le miel de prédilection des Romains. On apprend que le miel était à la fois un aliment sucré, un ingrédient et un conservateur, enrobant hermétiquement les fruits conservés dans des jarres scellées. Il est présent dans 193 des 481 recettes d’Apicius, soit 40 %, très souvent associé au poivre, garum et au vinaigre. Il intervenait dans des boissons : eaux miellées fermentées (aqua mulsa inveterata) communément appelées hydromel et des vins appelés mulsum. Par ses propriétés bactéricides, émollientes, laxatives et détersives, le miel était utilisé pour soigner. Des dentifrices à base de miel existaient aussi. Il intervenait dans des rituels, notamment funéraires. Les libations de lait, de vin et de miel réjouissaient les morts.
La cire servait pour les tabulae ceratae (tablettes de cire), le cachetage, l’éclairage, le modelage, la sculpture (fonte à la cire perdue), le bourrage des bijoux creux... Elle imperméabilisait les jarres à huile et protégeait les armes de la corrosion. Soumises de force par les Romains, certaines peuplades comme les Corses ont payé un tribut en centaines de milliers de livres de cire. En cosmétologie et dermatologie, les cérats de Galien (médecin gréco-romain) à base de cire blanche ont traversé les siècles jusqu’à nos jours avec le « cold-cream ». La propolis n’est pas en reste et les légionnaires romains, dit-on, en emportaient dans leur paquetage sous forme de boule.
À découvrir avec délectation.
Sophie Tymula

Exposition jusqu’au 2 octobre. Musée archéologique d’Argentomagus, Les Mersans.
Contact : 02 54 24 47 31.
Courriel info@argentomagus.fr
Site www.argentomagus.fr
Ouvert du lundi au dimanche de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h. Fermeture au public le mardi (sauf juillet et août). Catalogue illustré de 44 p. couleur, en vente à la boutique (11 €).

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