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Blocage des prisons : la sécurité au cœur de la mobilisation

Depuis la violente agression survenue dans la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le onze janvier dernier, les surveillants pénitentiaires continuent de perturber le fonctionnement des prisons afin d’obtenir plus de moyens pour leur sécurité.

Hier matin sous la pluie, les surveillants de prison étaient encore devant les grilles des établissements indriens, empêchant toute entrée ou sortie à l’aide de pneus et de palettes enflammés. « On bloque tout ce qui sort ou entre, que ce soit les avocats, les entreprises, les livraisons,... On laisse juste passer le médical », prévient Guillaume Fortin, le secrétaire CGT Pénitentiaire de l’Indre.
une semaine de
blocage
Mobilisés depuis lundi dernier, les agents ont trouvé une seconde motivation depuis ce week-end et l’agression à la prison de Borgo, qualifiée de « tentative d’assassinat » par la procureure de la République de Bastia. « Les agressions sont quotidiennes dans les établissements, déplore le syndicaliste. à Saint-Maur, c’est différent, mais on n’en compte quand même une dizaine par an. Sur toute la France, c’est entre 4 000 et 5 000 agressions chaque année, de la petite agression à la tentative d’assassinat. » Pour 2016, l’administration donne le chiffre de  4 314 agressions déclarées de surveillants.
la sécurité avant la rémunération
Prévues hier après-midi, les négociations avortées entre les syndicats et la garde des Sceaux n’arrangent rien. « La ministre avait annoncé des embauches la semaine dernière mais on a un problème de recrutement, dénonce Guillaume Fortin. Il faut rendre le métier plus attractif. La ministre parle d’indemnisation supplémentaire mais nous, on veut parler statutaire pour attirer les jeunes. De toute façon aujourd’hui, le mouvement porte principalement sur nos conditions de sécurité avant les questions de rémunération. Il faudrait doubler les agents dans les étages. On veut des mesures concrètes. Avant, on avait des bombes lacrymogènes et des matraques à disposition si on devait intervenir. Aujourd’hui, on a le sentiment d’être démunis. Il ne nous reste que nos poings et notre sifflet. Au moins, le Taser (NDR: l’une des demandes des surveillants) permettrait d’intervenir à distance en toute sécurité sur un détenu qui serait par exemple armé d’une lame de rasoir ou d’un couteau artisanal. Maintenant, ça commence à être dur pour le moral. Les agents sont en colère. C’est épuisant d’autant que l’administration ne comprend pas la situation. On ne veut pas venir au travail avec la boule au ventre. »
Pour rappel, les agents de l’administration pénitentiaire n’ont pas le droit de se mettre en grève. Les barrages sont tenus par des agents en congé, relayés au fur et à mesure par leurs collègues en fonction des disponibilités.
un manque
d’équipements adaptés
Debout à côté des palettes en feu, Frédéric et Thomas assurent leur quart. « Le salaire est la dernière de nos revendications, expliquent-ils eux aussi. Aujourd’hui, on se mobilise pour notre sécurité. C’est le plus important. Il faut qu’on dispose de meilleurs équipements, qu’ils augmentent le budget pour qu’on puisse répondre aux actes avec un équipement adapté. »
concours macabre
Un peu plus loin, Sylvain (prénom modifié), affiche quinze ans de surveillance au compteur. Il a vu les conditions de travail se dégrader et n’entend pas relâcher la pression. « Pour le moral, cela commence à être long et fatiguant mais la motivation est toujours là. On est solidaire depuis le début. Il faut trouver une solution car en ce moment dans les prisons, il y a un concours à celui qui refroidira le premier un surveillant. Il faudrait se retrouver autour d’une table et tout mettre à plat, faire des États Généraux de la pénitentiaire. Jusqu’à présent, il n’y a eu que réformettes sur réformettes. »
mouvement reconduit aujourd’hui
Agent depuis deux ans, Fabien a choisit le métier pour « la stabilité de l’emploi ». Il a conscience qu’à Saint-Maur, la situation est moins compliquée qu’ailleurs. « J’ai eu de bons résultats et j’ai pu venir ici. Je plains les collègues qui se retrouvent en banlieue parisienne. Avec leur salaire, ils ne peuvent même pas se loger. » Outre les problèmes de sécurité, il regrette le manque de considération de la profession, des pouvoirs publics d’une part mais aussi de la société en générale. Les blocages sont maintenus aujourd’hui.
FR

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Commentaires

c est la faute aux politiques qui méprisent le peuple. Avec sarko, hollande l argent est roi. Il faut que les ouvriers prennent le pouvoir pour changer cela. Mais personne ne veut en presenter sur les listes électorales.Il préfére les notables qui une fois élus decident seuls en fonction de leur carriere.