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Sur les traces de Saint-Pardoux

Mémoires

Jusqu’au 18 août, le maire de Saint-Pardoux-La-Croisille, Dominique Albaret présente une exposition intitulée «Mémoire de villages» relatant l’histoire de la commune. Des habitants de Saint-Pardoux se sont confiés à  Aude Da Costa, en contrat de service civique depuis janvier.

La mémoire est subjective, elle est différente du travail de l’historien, la mémoire est humaine.
En effet, selon Dominique Albaret, «la mémoire oublie les moments désagréables et embellie les événements intéressants mais elle porte en elle toute la poésie et l'humanité des habitants qui ont accepté de la partager». Ainsi, l’objectif de cette exposition «Mémoires de villages» est bien de rendre compte de l’histoire de la commune de Saint-Pardoux-La Croisille par le biais des habitants. Grâce à la volonté de ces derniers et à leur implication dans le village, Aude Da Costa, en contrat de service civique depuis janvier, a pu recueillir leurs témoignages et leurs histoires de vies.
L’exposition est donc déclinée en six thèmes, chers au maire et aux habitants à savoir : le patrimoine bâti, le barrage de la Valette, l’hôtel Beau Site, la Résistance, l’école et le tacot. Les 150 photos prêtées par les habitants, EDF, et les archives départementales témoignent de l’exode rural qu’a connu la commune après la Seconde Guerre mondiale. En effet, en 1945, il restait encore soixante exploitations agricoles, c’était un village rural et pauvre. Les résidents consommaient tout et il n’y avait pas de surplus.
Aujourd’hui, seules cinq exploitations sont encore en activité. Les maisons paysannes en granit  sont les seules traces de cette époque et de ce patrimoine. De 1945 à 1951, la construction du barrage de la Valette a complètement changé la topographie de la cité. La politique de grands travaux a engendré la venue de nombreux ouvriers internationaux : espagnols, français, portugais, prisonniers de guerre allemands, tous ont contribué à la mise en place du barrage. Ces grands travaux ont basculé la vie quotidienne et ont marqué l’histoire. Un accident du travail terrible s’y est produit donnant la mort à un prisonnier allemand et deux habitants de Saint-Pardoux.
Cependant, malgré cela, le barrage a été bénéfique pour les environs selon le maire. Il note «c’est ce qui a permis le plan d’eau de Marcillac et tout le tourisme qu’il y a autour. Cela a également créé de l’emploi après-guerre». Un autre vecteur d’emploi, l’hôtel Beau Site, développé avec un tourisme populaire lors de l’instauration des congés payés pour devenir par la suite un hôtel réputé. Tous les habitants de Saint-Pardoux-La-Croisille y ont travaillé à un moment donné notamment lorsque que le tertiaire a pris le pas face au déclin du secteur agricole.
Toujours dans le domaine du développement économique : le tacot ou «transcorrézien».
Inauguré en 1910, passant de Tulle à Ussel, il était le seul moyen de transport pour aller vendre sur les marchés. Il a fonctionné jusqu’en 1959,  lorsque la France a fait le choix de l’automobile. Le maire a également souhaité rendre hommage aux nombreux résistants présents dans la commune durant la Seconde Guerre mondiale.
Avec ses six stèles, la commune a été l’un des hauts lieux de la Résistance et des maquis. Une habitante a même légué un parachute qui avait servi à larguer des containers. Une maison bourgeoise accueillait le commandement de la COPA et du matériel radio pour communiquer avec Londres. Le village  a également connu des altercations avec les Allemands.  La guerre y a laissé des traces : le 10 juin 1944, la Das Reich a incendié des maisons à la suite d’un accrochage avec trois chefs résistants avant de partir à Oradour-Sur-Glane. La mairie a souhaité leur rendre hommage par une stèle intitulée «Stèle des Cheminots».
Pour finir cette exposition en beauté, les habitants ont retrouvé leurs anciennes photos de classe, bulletins de notes et carnets de poésie. Ce n’est donc pas un hasard si l’exposition se déroule dans la salle de classe qui n’accueille dorénavant plus que 18 élèves de trois cycles.
Toutefois, le maire a tenu à rappeler : «Ce n’est pas une exposition faite pour dire que c’était mieux avant, juste pour montrer les changements par le biais de la mémoire».

Eva Battut

Légende photo : Dominique Albaret et Aude Da Costa devant l’exposition (Photo E.B).

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