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Loup ou pas, l’important est de le savoir

Société

Le loup s’est-il implanté dans le département ? C’est à cette question que vont tenter de répondre les pouvoirs publics, dans le cadre du plan national d’actions sur le loup, que le préfet est venu présenter dans le nord Dordogne.

Depuis quelques années, des ovins ou des bovins, souvent des jeunes, sont re-trouvés morts, et la rumeur attribue au loup ces décès.
Alors, pour confirmer ou infirmer la présence de ce prédateur, des mesures ont été mises en place. La première est l’installation d’un réseau et des procédures d’alerte,
« qui soient connus des éleveurs et élus, afin que les agents de l’Oncfs puisse effectuer très rapidement les constatations pour établir, de façon objective, les causes du décès de l’animal » précise Frédéric Périssat, le préfet de la Dordogne. C’est à Saint-Paul-la-Roche qu’il s’est rendu en premier, avec les directeurs de la Ddcspp et de la Ddt, et l’Oncfs, chez un éleveur possédant 170 mères limousines vêlant en extérieur, Nicolas Robert. « Nous n’avons pas eu d’attaques » confie-t-il, « mais la saison de vêlage reprend le 15 août, et il est important pour nous d’avoir des réponses sur les animaux présents dans le secteur ». Car son élevage se trouve en plein milieu de la zone où ont été constatées des attaques, et il aimerait être sûr de leurs origines. « Il y a un certains nombre d’animaux ayant été prédatés » reconnaît le préfet, « mais à ce jour, nous n’avons pas d’indices confirmant qu’il s’agit d’un loup, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas ». Depuis le 1er janvier, 67 signalements ont été reçus par les services concernés, alors qu’entre 2015 et fin 2018, il n’y en avait eu qu’une vingtaine. Pour autant, cela ne signifie pas qu’on assiste à une recrudescence inquiétante de prédateurs, mais plutôt que les informations remontent mieux, et plus vite. Les signalements ne concernent pas tous des animaux retrouvés décédés, mais aussi des bruits, silhouettes ou choses paraissant anormales aperçues dans les champs ou les bois. « Les prédations d’animaux constatées depuis le début de l’année n’ont pas été confirmées comme provenant d’une attaque animale » précise Frédéric Périssat. « Il y a un cas, à Saint-Saud-Lacoussière, en décembre, pour lequel la responsabilité du loup n’est pas écartée, car au vu de la carcasse retrouvée et de la façon dont la bête a été tuée, on ne peut pas exclure totalement le loup ».Mais on ne peut pas non plus l’incriminer à coup sûr, et le plan mis en place devrait permet-tre de lever les doutes apparaissant dans ces situations, et rassurer les éleveurs.

Caméras et indices
Pour déterminer à coup sûr la présence du loup, quatre caméras ont été implantées dans le secteur.
Deux l’ont été par l’Oncfs, et deux par la société de chasse de Saint-Priest-les-Fougères. Elles se déclenchent au passage d’animaux, et grâce aux images les techniciens de l’Oncfs et les vétérinaires de la Ddcspp peuvent déterminer de quels prédateurs, ou non, il s’agit. On sait que la présence du loup est avérée en Ariège, mais pas plus près de chez nous. Le réseau d’alerte est aujourd’hui structuré, « et il fonctionne » assure le préfet, ce qui explique aussi l’explosion du nom-bre de signalements. Dès qu’ils sont informés, les techniciens et vétérinaires se rendent sur place pour prélever poils, excréments, et tous les indices, comme les traces de pattes, qu’ils peuvent trouver. « Nous demandons également aux chasseurs  de regarder pour indiquer les indices qu’ils auront visualisés ». Une formation de référents-loup va bientôt être organisée, car aujourd’hui, seuls les agents de l’Oncfs et quelques uns de la Ddt, ainsi que le directeur de la fédération de la chasse, sont formés pour faire les constatations. Or il est important de savoir quels sont les indices à prélever, les modalités de prédation de l’animal... Au mois de juillet, ils seront trente, éleveurs,  chasseurs, responsables d’associations environnementales, élus et louvetiers à y participer. C’est la fédération de la chasse qui l’accueillera, et elle durera deux jours. Le but est d’avoir un maillage territorial beaucoup plus large, et des gens disponibles pour être envoyés très rapidement faire les constatations. Une réunion avec éleveurs et élus était ensuite organisée à Saint-Martial-de-Valette, et une autre se déroulera la semaine prochaine sur le secteur du Sarladais.