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Le Ratz Haut : fin d’une époque

Amicale laïque

C’est certainement la fin d’une époque qui a été fêtée ce week-end au Ratz Haut pour les 50 ans de ce centre aéré qui a vu passer des milliers d’enfants. En effet sa gestion comme annoncée lors de l’assemblée générale de l’amicale (voir une précédente édition) va être confiée à partir du 1er janvier 2016 à la ville de Sarlat. « Un nouveau cycle qui s’ouvre » comme l’a si justement fait remarquer Roland Theil le président actuel de l’amicale laïque lors du vin d’honneur servi samedi en fin d’après-midi en présence du maire et du conseiller départemental de Sarlat.
Roland Theil a retracé quelques étapes de l’histoire de ce centre aéré qui a vu le jour non pas au Ratz Haut mais à Loubéjac en 1954. Auparavant dès 1947 avait été créé à l’école Ferdinand Buisson un patronage laïque « ce n’était pas une simple garderie mais un lieu d’éducation bâti sur les idéaux de paix, de laïcité et de fraternité ». L’amicale laïque et son président M. Magnac, la municipalité dirigée par Louis Arlet vont donc ensuite lancé ce centre aéré à Loubéjac et en confier la direction à Marie Selves. En 1962 l’ouverture d’un club jeunes Francas va être « la cheville ouvrière de l’animation du centre ». Ces Francas justement seront au niveau national présidés par Lucien Bonnet qui avait après guerre avec Marcel Cousteil, aidé à la mise en place du patronage. Et c’est en 1965, il y a donc 50 ans que le transfert a eu lieu au Ratz Haut sur un terrain acheté par M. Leclaire maire de Sarlat. En 1972 comme l’a rappelé Roland Theil « une première convention est signée entre la mairie, propriétaire des lieux, les Francas et l’amicale laïque pour la gestion ». Entre agrandissement des locaux, création de bâtiments, de la piscine, effort porté sur l’accueil et l’encadrement le Ratz Haut a bien évolué mais « il est resté dans la droite ligne de ses fondateurs, il n’a pu naître et se développer sans les idéaux
moteurs portés par les militants à savoir la laïcité et la fraternité ».  Roland Theil a d’ailleurs terminé son propos en saluant tous ceux qui avaient contribué à faire vivre ce centre, et il a souhaité que les objectifs d’éducation globale et de laïcité « perdurent ». Comme il l’avait déjà proposé lors de l’assemblée générale de l’association, Jean-Jacques De Peretti a annoncé la mise en place d’un comité de pilotage dans lequel l’amicale laïque « aura toute sa place, je m’y engage ».
Deux amicalistes
honorés
Si la journée de samedi avait été consacrée plus particulièrement aux jeux, aux ateliers, au spectacle des enfants, celle du lendemain était plutôt réservée aux amicalistes. Deux d’entre eux ont reçu les hommages de leurs pairs Henri Brun dit « Ricou » qui s’est vu remettre par Monique Coq les insignes de Chevalier dans l’ordre des Palmes académiques et Maria Feliu venue tout spécialement de Béziers pour retrouver ses anciens compagnons et recevoir des cadeaux en récompense de ses nombreuses années passées devant les fourneaux au côté de son mari Bep. Quant à Henri Brun « né la même année que l’amicale en 1923 », c’est son engagement de toujours en faveur de la laïcité qui lui a valu cette distinction. Et pourtant rien ne le prédestinait au départ à s’impliquer autant dans la vie associative « il n’était pas instituteur... » comme l’a fait remarquer Claude Gentil « il a commencé dans les années 40 dans l’horlogerie à Besançon, puis est devenu ingénieur en chronométrie, et avec son épouse il s’est ensuite installé à Sarlat et a ouvert sa petite boutique place de la Liberté ».
C’est à la demande de Guy Frey l’ancien président de l’amicale laïque qu’il a commencé à avoir des postes de responsabilité dès 1955 : secrétaire, vice-président « j’aurais pu faire beaucoup mieux » a-t-il dit avec humilité « mais je suis un peu paresseux... et même si je suis à la retraite je suis toujours laïque et amicaliste ». Une valeur, la laïcité comme l’a souligné la représentante des Francas Claudie Chassaing « doit nous rassembler ». Le repas de près de cent couverts agrémenté de chants, de danses et de nombreuses anecdotes, qui a clôturé ces deux journées de fête a été la preuve que l’esprit des Franches et Francs Camarades n’était pas mort même si les mutations profondes qui sont intervenues depuis ce demi-siècle ont bien changé les choses.
P. Pautiers

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12/07/1967