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Nouveau coup de théâtre à Sarlat

Culture

La 66e édition du festival des Jeux du théâtre de Sarlat s’ouvre jeudi pour une
quizaine de jours. Malgré quelques soucis d’ordre financier, la qualité de la programmation sera au rendez-vous, avec une connotation plus musicale que d’habitude, puisque sept spectacles lui font la part belle.

La cité de la Boëtie va être une nouvelle fois le théâtre de scènes plus ou moins tragiques à l’occasion de cette nouvelle édition du festival des Jeux du
théâtre.
En effet ils ont été aperçus sur les lieux,  le dénommé Jean-Paul Tribout et le sieur Jacques Leclaire.
Ils étaient en plein repérage pour des opérations nocturnes qui n’avaient rien d’anodines. On sait qu’ils étaient armés d’un « brigadier » (ce n’est pas un agent de police mais un gros bâton)  afin de mener à bien leurs opérations et frapper trois coups. Un scénario cousu d’avance mais ils doivent se méfier : il y aura au moins entre 6 à 7 000  personnes qui vont pouvoir témoigner de ce qu’ils ont vu. La Peur risque gagner leur rang mais tout est prévu, la sécurité va être renforcée pendant au moins quinze jours.
Vous l’aurez compris, c’est du festival des Jeux du théâtre dont on parle, une 66e édition qui démarre ce jeudi 20 juillet aux Enfeus à
21 h 45 avec la pièce (à conviction) « La Peur » d’après la nouvelle de Stefan Zweig. Et jusqu’au 5 août, les quatre lieux mythiques de Sarlat : place de la Liberté, jardin des Enfeus, l’Abbaye Sainte-Claire et le jardin du Plantier vont servir de cadre à des représentations théâtrales qui devraient ravir un large public. C’est en tout cas le pari que lance chaque été le monsieur carte blanche du festival, Jean-Paul Tribout, qui avec des moyens restreints (perte du soutien de l’Adami cette année), arrive à bâtir un programme qui tient la route et qui s’adresse à tous.
Et d’ailleurs, la programmation de cette 66e édition a une connotation plus musicale que d’habitude. En effet, sept spectacles « Le melon qui », « L’affaire de la rue de Lourcine », « Ivo Livi »,  « Monsieur de Pourceaugnac »,  « La poupée sanglante »,  « il était une fois le Petit Poucet » et « 31 », sont soient de vraies comédies musicales, soient des spectacles musicaux.
Et puis certaines pièces comme « La Peur », « Ivo Livi ou le Destin d’Yves Montand » et
« Vient de Paraître »  ont été nommées aux Molières 2017, signe d’une qualité certaine. Et pour la seconde année consécutive, deux pièces sont données à voir en partenariat avec le centre culturel  « Lettres à Elise » et « Une nuit de Grenade ».  
Un cru 2017 qui s’annonce donc particulièrement intéressant. « Les réservations partent bien », selon  l’administrateur Francis Michel.
« Il ne reste plus que des places aux  deux derniers rangs pour l’ouverture jeudi ». Mieux vaut se dépêcher pour réserver.  Pour tous renseignements www.festival-theatre-sarlat.com, 05 53 31 10 83. La location est ouverte tous les jours sauf le dimanche jusqu’au 19 juillet de 10 h à 12h et de 15 h à 18 h à l’Hôtel Plamon rue des Consuls et à partir du 20 juillet de 10 h à 13 h et 15 h à 19 h.
Et n’oubliez pas les rencontres de Plamon tous les matins à partir de 11 h, elles sont gratuites, ouvertes à tous et animées par Jean-Paul Tribout, et sont suivies d’un petit apéritif avec toasts de foie gras.

Patrick Pautiers

Le programme complet du festival des Jeux du théâtre
Jeudi 20 juillet : à 21 h 45 au Jardin des Enfeus La peur d’après la nouvelle de Stefan Zweig. Mise en scène : Elodie Menant. Années 50, un couple prend son petit déjeuner comme tous les matins. Lui, avocat pénal enfermé dans ses dossiers, elle, femme au foyer qui s’ennuie… Quel tableau plus banal en somme ! D’autant plus que Madame a un amant...
Vendredi 21 juillet : à 21 h à l’Abbaye Sainte-Claire Afrika Mandela de Jean-Jacques Abel Greneau. Mise en scène : Katy Grandi. Un homme porteur de la mémoire de Mandela raconte le destin exceptionnel de celui qui gagna la guerre contre l’apartheid.
Samedi 22 juillet : à 21 h 45 au Jardin des Enfeus Le melon qui, une comédie musicale de Jean-Luc Annaix. Cette fable musicale intègre même des marionnettes et autres personnages animés : Il était une fois un chapeau melon qui naquit avec des rêves plein la tête.
Dimanche 23 juillet : à l’Abbaye Sainte-Claire, journée des auteurs. 18 h : une femme à Berlin. Mise en lecture : Jean-Paul Tribout. Lu par Caroline Maillard et Jean-Paul Tribout. 19 h 30 : apéritif et assiette périgourdine. 21 h : Adolf Cohen de Jean-Loup Horwitz. Mise en scène : Nicole et Jacques Rosner.
Lundi 24 juillet à 21 h 45 : au Jardin des Enfeus L’affaire de la rue Lourcine d’Eugène Labiche. Mise en scène : Patrick Pelloquet. Un beau matin, dans une chambre bourgeoise, le rentier Lenglumé se réveille à demi-nu auprès de son compagnon de beuverie, un
illustre inconnu.
Mardi 25 juillet : à 21 h à l’Abbaye Sainte-Claire Racine ou la leçon de Phèdre. Conception, mise en scène et interprétation : Anne Delbée.
Mercredi 26 juillet : à 21 h 45 place de la Liberté Ivo Livi ou le destin d’Yves Montand d’Ali Bougheraba et Cristos Mitropoulos. Mise en scène : Marc Pistolesi. Le vrai peut quelques fois n’être pas vraisemblable. Et cependant, il y a des vies bien réelles, dignes de romanciers ou scénaristes à l’imagination débridée.
Jeudi 27 juillet : à 21 h 45 au Jardin des Enfeus Lettres à Elise de Jean-François Viot. Mise en scène: Yves Beaunesne. Début août 1914, comme tant d’autres, Jean-Martin, instituteur auvergnat, part à la guerre, laissant sa femme Elise et leurs deux enfants : Camille et
Arthur.
Vendredi 28 juillet : à 19 h au Jardin des Enfeus L’envol de la fourmi de Johanna Gallard. Fantaisie funambulesque pour poules et clown. Mise en scène : Adèll Nodé Langlois. Avec Johanna Gallard et quatre poules : Ariane, Saqui, Isis et Malaga.
Vendredi 28 juillet : à 21 h 45 Place de la Liberté Monsieur de Pourceaugnac. Une comédie-ballet de Molière et Lully. Mise en scène : Raphaël de Angelis. Selon la grande tradition de la comédie-ballet, ce spectacle qui utilise aussi masques et marionnettes est une mascarade dans laquelle la bouffonnerie des situations théâtrales est portée à la fois par la musique, le chant et la danse. La fusion des genres est complète.
Samedi 29 juillet : à 21 h 45 au Jardin des Enfeus Chacun sa vérité de Luigi Pirandello. Mise en scène: Odile Mallet et Geneviève Brunet. En 1916, dans une préfecture de la province sicilienne arrive un mystérieux trio (le couple Ponza et Madame Frola, la belle-mère), miraculeusement rescapé d’un terrible tremblement de terre.
Dimanche 30 juillet : à 21 h 45 place de la Liberté Le Cid de Pierre Corneille. Mise en scène : Dominique Serron. Avec pour objectif prioritaire le développement d’un théâtre populaire, l’Infini théâtre explore depuis 30 ans les textes fondateurs de notre culture théâtrale classique et, parmi eux, Le Cid de Corneille.
Lundi 31 juillet : à 21 h à l’Abbaye Sainte-Claire Une nuit de grenade de François Henri Soulié Mise en scène : Jean-Claude Falet. Aux premiers jours de la guerre civile espagnole, à Grenade, le soir du 18 Août 1936. Dans le huis clos du bureau du Gouverneur Valdès, se déroule une confrontation d’une grande intensité dramatique, celle d’un antagonisme fondamental entre la liberté de l’art et la dictature, ou plus largement entre
l’imaginaire et l’idéologie.
Mardi 1er août : à 21 h 45 au Jardin des Enfeus, La  poupée sanglante. D’après l’œuvre de Gaston Leroux. Une comédie musicale de Didier Bailly et Eric Chantelauze Mise en scène : Eric Chantelauze. Œuvre phare du romancier Gaston Leroux, la poupée sanglante renaît sur les planches, adaptée en version musicale.
Mercredi 2 août : à 21 h à l’Abbaye Sainte-Claire Le cas Martin Piche de Jacques Mougenot. Mise en scène : Hervé Devolder. Un auteur et son metteur en scène interprètent les deux protagonistes de cette comédie.
Jeudi 3 août : à 21 h 45 au Jardin des Enfeus, Vient de paraître d’Edouard Bourdet. Mise en scène : Jean-Paul Tribout. Vient de
paraitre d’Edouard Bourdet, auteur adulé de l’entre-deux guerres, est une comédie de mœurs.
Vendredi 4 août : à 19 h au Jardin du Plantier, Il était une fois... le Petit Poucet de Gérard Gélas d’après le conte de Charles Perrault Mise en scène : Emmanuel Besnault. Le Petit Poucet a grandi. Il est aujourd’hui un riche et vieux marquis qui a perdu la mémoire.
Samedi 5 août : à 21 h 45 au Jardin des Enfeus, « 31 ». Une comédie musicale de Gaétan Borg et Stéphane Laporte. Mise en scène : Virginie Lemoine. Nous sommes le 31 décembre 1999 : Stephen, Victoire, Anthony et Ruben sont réunis mais, force est de constater que la relation des quatre amis est très bancale et le climat délétère.

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