Quelques sujets polémiques avant la trêve

Il a fallu la motion présentée dans le cadre des questions diverses par Frank Champou ( F d G) sur le contournement de Beynac pour que la réunion du dernier conseil municipal s’anime quelque peu. En effet l’élu de l’opposition a proposé un vote sur cette motion intitulée « laisser du temps au temps » qui reprend les arguments des opposants à savoir le coût du projet routier dans un contexte où les finances du Département sont au rouge. Dans cette motion il était demandé au conseil municipal de Sarlat qu’il intervienne auprès de Germinal Peiro pour qu’il accepte un moratoire d’au moins un an « en attendant les améliorations occasionnés par les travaux d’élargissement de la traversée de Beynac ». Franck Champou ne souhaitait pas qu’il y ait un débat de fond mais simplement qu’il y ait une demande moratoire. J-J. De Peretti a mis en avant le caractère clivant de ce sujet pour refuser de faire voter cette motion. Pour le maire « il n’y a plus de recours possible, pourquoi relancer le débat, ce sujet empoisonne la vie des élus, la décision appartient maintenant au Département, c’est Germinal Peiro qui a les clefs ». Le maire a simplement donné la possibilité aux élus qui le souhaitaient  de signer cette motion. Pour J-Fred Droin si les travaux sur Beynac ont amélioré le trafic « il existe toujours un goulet dans la traversée ». Quant au coût, 32 millions, « c’est étalé sur quatre années de budget ». Reste que l’on attend l’avis du Coderst (Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques) et que pour l’heure Mme la préfète n’a toujours pas pris position.
L’ouverture du dimanche revient sur la table
Autre sujet de friction : l’ouverture dominicale des commerces de détail, la fameuse loi Macron. Le calendrier des ouvertures a été validé soit 10 dimanches les 14 janvier, 15, 22 ,29 juillet, 5, 12, 19 août, 16, 23 et 30 décembre. Véronique Lenoël (PS) s’est abstenue « sur le principe », même vote  pour Romain Bondonneau, Hélène Coq-Lefranc (votes par procuration) mais aussi l’élue de la majorité M-Louise Margat. F. Champou a voté contre  ainsi qu’A. Le Goff, en mettant en avant les conditions de travail des salariés et le fait que « le dimanche c’était fait pour faire autre chose que d’aller dans les grandes surfaces ». Même position qu’Etienne Cloup (majorité) qui s’est dit contre pour des raisons philosophiques et économiques, mais qui a quand même voté pour « afin de permettre à ses collègues de pouvoir ouvrir le dimanche ». Sur une autre sujet le maire a longuement expliqué le nouveau régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (Rifseep) qui prend effet au 1er janvier 2018 « on maintient le 13e mois et les agents ont la garantie que leurs primes ne vont pas diminuer ». Trois  abstentions sur cette délibération, Le Goff, Champou et Margat. La demande de financement (25 %) auprès du Département pour l’aménagement de l’école du Pignol (modernisation des bâtiments, isolation, nouvelles classes, accès handicapés).  Le montant des travaux, 642 530 euros Ht, a laissé perplexe J-F. Droin qui s’est abstenu sur ce dossier. Le projet de révision à modalité simplifiée du Plu concernant les parcelles au Pontet pour la création d’un complexe hôtelier n’a pas eu l’assentiment des élus de l’opposition V. Lenoël, H. Coq et F. Champou. Pour le premier magistrat « il fallait saisir l’opportunité, il y aura 50 chambres sur le Mercure, cela va complètement reconfigurer ce quartier de la ville ». Le conseil par ailleurs a approuvé le projet d’équipement de matériel de sécurisation des sites (bornes, plots) et la demande de subventions pour la restauration de la chapelle des pénitents Blancs pour en faire un lieu culturel (coût 219 000 euros chauffage non prévu dans ce programme). Tous les autres dossiers techniques ont été votés à l’unanimité.
P. Pautiers