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Retour sur un épisode de l’actualité sociale

Si aujourd’hui à Sarlat personne ne conteste la présence des forces de gendarmerie, il faut rappeler qu’il y a 20 ans, la cité de la Boétie se mobilisait pour conserver son commissariat de police. En effet le projet mené conjointement par le ministère de l’Intérieur et de la Défense visait à la prise en charge par la gendarmerie de 94 circonscriptions de sécurité publique entraînant ainsi la suppression de commissariats. Un projet sur la base du rapport Carraz-Hyest qui suscitait l’émoi dans la capitale du Périgord noir et faisait couler beaucoup d’encre.
« Pourquoi supprimer un service public efficace ? » titrait l’Echo du 7 octobre 1998. Notre quotidien rendait compte de la manifestation rassemblant dans les rues de la ville, à l’initiative des syndicats de police, quelque 500 personnes. Le maire Jean-Jacques de Peretti, qui lorsqu’il était ministre avait
signé le décret de loi du 19 septembre 96 amenant cette restructuration avouait « l’affaire est grave, j’ai signé ces décrets certes mais avec une clause dérogatoire qui concerne notamment des villes comme Sarlat qui voient leur population augmenter considérablement l’été, la question du seuil de 20 000 habitants n’est dès lors pas valable, si tel n’était pas le cas
je porterai l’affaire en Conseil d’Etat… ». Le conseiller général communiste du canton de Sarlat Louis Delmon affirmait de son côté, « Il ne faut pas d’abord éluder le problème social qui va se poser pour les 36 policiers appelés à partir. Ce n’est pas en enlevant des services publics, que cela ira mieux, la population est très sensible quand il s’agit des questions de sécurité publique, il faut rappeler qu’en 15 ans le commissariat a vu ses effectifs passer de 17 à 36 policiers comme quoi les besoins existent. Ce projet va à contre-pied de tous les efforts réalisés ces dernières années ». Pour sa part le député suppléant PS du Sarladais, Michel Queyroi réagissait « si on veut arrêter l’hémorragie des campagnes vers les villes, il faut donner un coup d’arrêt à un processus de dévitalisation de nos contrées... avec un taux de délinquance très faible sur le secteur, c’est bien que la police répond correctement à ses missions et aux besoins de la population ». La CGT de son côté soulignait « la  menace qui plane sur quatre gendarmeries du département et le commissariat de Sarlat, s’inscrit uniquement dans une logique de rentabilité et restriction financière, elle tourne le dos au besoin de service public de proximité efficace pour assurer la sécurité ». Le maire de Sarlat se disait convaincu que le gouvernement ne pourrait que reculer « il attend de voir la réaction sur le terrain… avec 4 000 scolaires dans la ville nous serions obligés de développer la police municipale et ça c’est un transfert de charges immédiat sur le contribuable… ». De leurs côtés les 94 maires concernés s’organisaient en collectif et élaboraient une charte demandant « le retrait du projet et un débat public sur la sécurité ». Le faible rassemblement du Front National du samedi 5 décembre devant le commissariat de police déclenchait cependant une offensive de la part de l’association des comités citoyens du Périgord noir représentée par le collectif de la gauche sarladaise. Les manifestants anti-FN barraient le passage aux militants du FN qui voulaient être reçus en mairie.
Le commissariat ferme en 2003
Si la forte mobilisation de 1998 avait sans aucun doute permis de sauver le commissariat, ce n’était que partie remise puisqu’en 2003, il fermait définitivement ses portes le 1er juillet. Sarlat passait ainsi en zone de gendarmerie. Et lors de la cérémonie officielle de passation de pouvoir au cours de laquelle le commandant Daubagnan transmettait le drapeau au préfet Jacques Franquet qui le confiait au capitaine de gendarmerie Garcia, l’émotion était palpable dans les rangs des policiers. La brigade de Sarlat prenait possession des
locaux rénovés de l’ancien commissariat du boulevard Henri Arlet  où elle s’y trouve toujours (jusqu’à quand ?…). Ce redéploiement des forces de police et de gendarmerie était voulu par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy « afin d’améliorer la répartition des forces de sécurité intérieure ». Le PCF faisait valoir que les missions de la gendarmerie et de la police « même si elles se complètent ne sont pas toutes de même nature » et le PS affirmait que cette fermeture allait avoir « des conséquences économiques, sociales et humaines importantes ». Le maire de Sarlat par contre se disait satisfait « aujourd’hui je fais entièrement confiance en Nicolas Sarkozy pour nous donner les moyens d’assurer la sécurité de Sarlat, quelle que soit sa forme, depuis 10 ans les effectifs du commissariat n’ont jamais été à niveau, cela m’a contraint à créer, puis renforcer une police municipale ». Les mesures de redéploiement à l’époque concernaient cinq départements dont la Dordogne. Les 47 policiers et administratifs officiellement présents à Sarlat en 2003 étaient donc remplacés par 24 personnels à la brigade territoriale, 6 à la brigade de recherches, 14 au PSIG, 9 à la brigade motorisé et 6 au commandement. Au total 59 gendarmes, en lieu et place des effectifs du commissariat. Vingt ans après la mobilisation de 98 et 15 ans après la fermeture du commissariat de police, la compagnie de Sarlat composée de plusieurs brigades sur tout le territoire de sa compétence, compte en ses rangs 112 militaires. Quant aux effectifs de la police municipale de Sarlat ils sont
actuellement  au nombre de 7 (+ 2 placiers).
P. Pautiers