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11:02 hélas ne pourra pas lui rendre hommage

Un volatile mis à toutes les sauces

Fest'oie

Si les oies du Capitole avaient fait fuir les envahisseurs, celles de la Capitale du Périgord Noir ont au contraire attiré la foule en ce week-end ensoleillé, grâce aux organisateurs, la Ville de Sarlat et l’Office du Tourisme.

Ce fut une belle manifestation pour rendre hommage à l’animal emblématique du Périgord Noir.
Cette 11e fête dédiée à l’oie a débuté samedi après midi par des animations gratuites chez les fermes de Jean-Pierre et Maryline Dubois à Paulin et chez Florian Boucherie à Prats de Carlux. Pendant que certains se familiarisaient à la fabrication de foie gras et la découpe de l’oie, d’autres participaient à des ateliers de cuisine à la Coopérative Sarlat Périgord Noir avec Monique Roulland aux manettes. « Tout est bon dans l’oie », la Chef en a fait la démonstration en faisant cuire des aiguillettes macérées dans l’huile de noix, elle y a ajouté des graines de sésame et pour finir un petit nappage à la sauce aux cèpes. Voilà pour les amuses gueule. Puis elle a attaqué le magret coupé en lamelle, cuisiné avec des griottes, de la crème fraîche, le tout déglacé au madère. Et pour bien faire saliver  les participants, elle a terminé par le foie gras qui une fois cuit a été posé sur du pain perdu, nappé de sauce Périgueux et servi avec de la compote de poire non écrasée. Un régal pour tous ceux qui ont le plaisir de goûter ces trois recettes. C’était la 1ère fois que la Coop ouvrait ainsi ses portes. Damien Joubert l’assistant de direction a expliqué « la coopérative est leader en France pour l’oie, elle travaille avec une dizaine de producteurs installés dans un rayon de 70 km. Nous commercialisons 60 000 oies variétés de Toulouse chaque année, et nous exportons dans de nombreux pays ». Pour le responsable, « l’oie est plus goûteuse, la graisse est mieux répartie dans la chair, mais c’est une niche difficile à produire car elle est fragile à élever ». La Bodég’oie le samedi  soir a été le point d’orgue de la journée. Quelques 600 personnes ont dégusté sous chapiteaux chauffés de la soupe de carcasse, des grillades d’oie accompagnées de pommes de terre sarladaises, du magret séché, des aiguillettes, le tout dans une ambiance très festive grâce à la présence de la Bandazic et de la fanfare la Saint Roch de Saint-Géniès. Quant au dimanche, avec le soleil qui était au rendez vous, les visiteurs ont afflué  en centre ville pour les démonstrations de découpe d’oie, le marché primé au gras, la soupe gratuite de carcasse, les jeux pour enfants avec la Ringueta, les ateliers créatifs, les démonstrations de cuisine en plein air, la visite guidée de la ville l’après midi et les fameuses oies en liberté encadrées par Gaïa le border collie de l’éleveur. Une déambulation  qui suscite chaque année (sauf quand la grippe aviaire sévissait)  la j’oie du public. Et rebelote pour les amateurs de casse croûte, à partir de midi des assiettes périgourdines  ont été servies sous un beau soleil printanier. Et pendant ce temps là au centre culturel de Sarlat, salle Paul Eluard et sous le chapiteau le repas pantagruélique a rassemblé  près de 1 000 convives. Cette 11e fête dédiée à cette oie qui est véritablement « la carte d’identité rurale du Périgord » comme l’a dit Jean-Pierre Saint-Amand lors de la remise des prix du marché primé, a  connu un véritable succès. Le futur abattoir porté par la communauté de communes du Sarladais qui devrait voir le jour à la Borne 120 permettra de consolider cette filière agricole très importante pour le Périgord Noir.

985 convives au repas
Ils sont venus de toute la France, et de Californie amenés par le Chef Didier, pour déguster 14 plats dont dix à base d’oie. Au menu : apéritif à la noix, petites saucisses d’oie, rillettes d’oie, fois gras mi cuit à volonté, salade périgourdine, croustillant d’oie aux cèpes sauce madère, trou périgourdin sarladaise (glace et eau de vie de prune), confit d’oie pommes de terre sarladaises, cou farci petits pois, gratin d’oie, steak d’oie sauce aigre douce haricots verts, cabécou du Périgord et sa salade à l’huile de noix, miel et cerneaux, soufflé aux noix, milla aux pommes, glace à la fraise du Périgord, café, le tout arrosé de vin de Bergerac (bu avec modération). Ces  plats  ont été préparés par la Maison Chapoulie des Eyzies et les chefs Alexandre Arlie, Régis Dewinne et Patrick Carrier de Carsac.

Résultat du marché primé
Foie gras d’oie :  1er prix : famille Boucherie de Prats-de-Carlux, 2e prix Dubois Jean-Pierre de Paulin, et 3e prix famille Germain de Domme. Même classement en ce qui concerne les oies grasses entières.  Le palmarès s’est joué à peu de chose, Florian Boucherie a remercié tous ceux qui organisaient cette fête, « elle sert à  consolider une filière qui fait vivre de nom-breux producteurs ».

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