Sarlat se met à l’heure du Festival de Théâtre

Festival des Jeux du Théâtre

Le rideau se lève samedi soir au Jardin des Enfeus pour le Festival des Jeux du Théâtre avec une pièce La Dama Boba ou celle que l’on trouvait idiote de Felix Lope de Vega. Une pièce très enjouée d’un auteur espagnol renommé contemporain de Shakespeare. Ce spectacle qui n’a jamais eu les honneurs du Festival est émaillé de chansons et de danses espagnoles. L’intrigue se déroule dans la Maison d’Otavio, le père de deux jeunes filles qui chacune à leur façon, échappe à l’image de la femme fabriquée par la société. L’aînée Nise jeune érudite s’approprie le savoir de l’homme, sa sœur Finéa La Dama Boba considérée comme l’idiote du village se réalise grâce à l’art et à la fantaisie. La mise en scène est de Justine Heynemann, une comédie qui devrait lancer de belle manière cette 68e édition du Festival des Jeux du Théâtre de Sarlat qui va se poursuivre jusqu’au 5 août.
Journée des auteurs à l’abbaye sainte-claire
Le lendemain, ce sera la journée des Auteurs à l’Abbaye Sainte-Claire. La soirée débutera à 18 h avec la lecture par Michèle
Simonnet et Jean-Paul Tribout d’Une heure et demie de retard, écrite par Gérald Sibleyras en collaboration avec Jean Dell. Cette pièce interroge le couple à travers l’histoire de Pierre et Laurence. Après l’apéritif et assiette périgourdine, à 21 h sera présenté Un rapport sur la banalité de l’amour de Mario Diament, mis en scène par André Nerman. À Marbourg, en 1925, une jeune fille juive tombe amoureuse de son professeur de philosophie, marié, père de famille mais surtout, ayant sa carte au parti nazi.
En suivant lundi 22 juillet au Jardin des Enfeus à 21 h 45, Charles Tordjman et Serge Maggiani adaptent les trois premiers tomes d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust dans Je poussais donc le temps avec l’épaule. Le public traversera le temps et sera plongé dans les souvenirs d’enfance de Proust à travers la poésie de son écriture, la légèreté du jeu de Serge Maggiani et la musique des
violons et violoncelles.
Retour à l’Abbaye Sainte-Claire le mardi 23 juillet à 21 h, pour Molly ou l’odyssée d’une femme. Un soir de juin 1904, Molly Bloom n’arrive pas à dormir. Elle va alors se plonger dans ses lettres, à travers lesquelles elle se livrera sans tabou sur ses désirs, ses fantasmes, ses amants, ses amours, ses révoltes, ses traumatismes dont celui de la mort de son fils… Premier rendez-vous sur la Place de la Liberté le mercredi 24 juillet à 21 h 45, avec un classique Ruy Blas de Victor Hugo, drame romantique par excellence, mis en scène par Roch-Antoine Albaladéjo. On y verra Don Salluste, exilé par la reine d’Espagne, contraindre Ruy Blas, son laquais, à se faire passer pour Don César, le cousin de Don Salluste, afin de mettre en place sa vengeance contre la reine. Jeudi 25 juillet à 21 h 45, au Jardin des Enfeus, Robin Renucci et
Nicolas Stavy, dans L’enfance à l’œuvre, s’interrogeront sur ce qui, dans l’enfance, fait l’adulte que l’on devient. Cette réflexion se
fera au travers de différents textes de Gary, Proust, Rimbaud et Valéry et des morceaux de musique de Franck, Schubert, Scriabine, Tchaïkovski et Schuman. La musique et les textes s’entremêleront pour dialoguer, rendant ainsi le propos à la fois clair et limpide.
Voilà pour les premières représentations, le programme complet du Festival est sur le site internet : www.festival-theatre-sarlat.com, (voir l’Echo du 20 avril). Il reste des places pour certains spectacles, contact au 05 53 31 10 83. Et n’oubliez pas tous les matins,
à 11 h, Jean-Paul Tribout vous attend pour les Rencontres de Plamon.
P. P.

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