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Une page qui se tourne pour le territoire

Usine France Tabac

Le couperet est tombé mardi soir : l’usine France Tabac de Sarlat fermera définitivement ses portes à la fin du mois d’octobre, laissant ses 33 derniers salariés sur le carreau, et des producteurs dans l’incertitude.

Il y a quelques semaines déjà, nous alertions sur les menaces qui pesaient sur cette entreprise, et sur les rumeurs persistantes de fermeture l’entourant (voir l’Echo du 20 juillet). Depuis mardi soir, les craintes que nous exprimions alors se sont avérées cruellement exactes, et l’usine fermera définitivement ses portes fin octobre. Pour son directeur, éric Tabanou, « c’est une page qui se tourne pour le territoire ». Selon lui, cette issue ne doit rien au partenariat noué avec le groupe allemand Pyxus International Inc. « Elle est directement liée aux problématiques sur notre propre production et commercialisation du tabac». Pour faire court France Tabac, qui employait 200 personnes dans les années 80, pâtit de la conjoncture. « La production agricole du tabac n’a pas le vent en poupe » remarque le directeur, « et ce produit est devenu politiquement incorrect ». Pour survivre, l’entreprise sarladaise avait misé sur le très haut de gamme, « que nous n’avons pas réussi à satisfaire. Seulement 25 % de la production de Burley était de qualité ». Loi du marché oblige, la rémunération accordée aux produteurs baissait inexorablement, « et là nous sommes arrivés à des niveaux de rémunération des coopératives et des producteurs qui frôlaient l’indécence. Pour éviter d’enfoncer France Tabac plus que de raison, nous avons décidé d’arrêter la commercialisation de ce produit ce qui, pour des raisons d’équilibre financier, conduit à arrêter l’usine ». Désormais, c’est en Croatie que l’activité de l’usine de Sarlat sera traitée. 33 salariés, les derniers rescapés des différents plans sociaux qui ont agité l’entreprise (le dernier date de juin 2016), vont se retrouver sans emploi, et comme il s’agit d’une cessation d’activité, sans bénéficier de plan de sauvegarde. « Nous allons tenter de trouver des solutions de reclassement externe, mais dans un environnement aussi tendu qu’en Dordogne, ce sera compliqué ». Outre ces 33 salariés, ce sont ausssi des intérimaires qui n’auront plus de contrats, et des producteurs, au nombre de 176 et regroupés au sein de la filière Périgord Tabac, qui vont devoir trouver d’autres débouchés.

Salariés et producteurs sous le choc
Ils voulaient encore croire à l’avenir du site, et doivent désormais en faire le deuil.
Pour les salariés, Laurence Nicolas du syndicat Fo reconnaît qu’ils ne s’y attendaient pas, ou plutôt qu’ils voulaient encore y croire.
« ça a été un choc, même si on s’en doutait depuis quelques temps », confie-t-elle. « Nous savions que ça pourrait arriver, mais ça nous a tout de même surpris car en 2018, un contrat de trois ans avait été signé. Or, la grande majorité des salariés a plus de 50 ans, voire 55. Trois ans, ça leur permettait de voir venir, mais ça s’arrête déjà. Les salariés ont donc du mal à accepter ». Une prochaine réunion est prévue le 9 septembre entre les salariés et la direction. Pour les tabaculteurs, Laurent Testut, président de Périgord Tabac confie qu’eux aussi sont sous le choc, « tout comme la Dordogne et le Sarladais, où les entreprises porteuses d’emploi dans le secteur se raréfient ». Sa coopérative, qui regroupe 85 producteurs périgourdins mais rayonne au total sur sept départements, dont la Corrèze,  essaie de se retourner vers d’autres marchés. Laurent Testut précise que seuls une cinquantaine de Périgourdins livrent l’usine de Sarlat. Il remarque que les taxes sur le tabac ne profitent absolument pas aux producteurs, qui n’en voient pas la couleur, et regrette : « L’état ne nous soutient pas ». Pour la récolte 2019, il pense qu’elle pourra être absorbée, et confie : « Après, nous nous adapterons sur des marchés de niche que nous côtoyons déjà, pour donner du grain à moudre aux producteurs ». En attendant, 33 salariés et de nombreux intérimaire,s qui renforçaient régulièrement l’effectif de l’usine, se re-trouvent sur le carreau, dans un bassin d’emploi déjà en berne, et à des ages où il est particulièrement difficile de trouver un emploi. « C’est un coup dur pour le bassin d’emploi de Sarlat » conclut Laurent Testut. « Concernant notre copopérative, nous avons déjà commencé à nous restructurer ». Les salariés de France Tabac, eux, espèrent trouver un reclassement bien hypothétique...