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11:02 hélas ne pourra pas lui rendre hommage

Objectif bio et local dans les collèges

Collège La Boétie

Toute la semaine dernière les 876 élèves du collège La Boétie ont mangé à 94 % bio et local. Une expérimentation qui a eu un certain succès « les élèves ont aimé », affirme le chef cuisinier Hervé Magnol qui a préparé notamment avec toute son équipe du hachis parmentier aux légumes ou encore des lasagnes végétariennes, « ils se sont même resservis…». Il faut dire que le bio comme l’explique le chef cuisinier, « a fait son entrée au collège depuis 2007, nous servons aussi un repas végétarien par semaine » et que depuis deux ans la plateforme Manger Bio Périgord facilite bien la tâche même si auparavant un réseau avait été construit avec des producteurs locaux. Vendredi matin le président du conseil départemental Germinal Peiro, accompagné du maire de Sarlat Jean-Jacques de Peretti, de Jean-Marc Mouillac animateur formateur bio local du département, d’Aurélie Benazet diététicienne et de Johan Sees chef de service agriculture au département, sont venus au collège rencontrer les personnels et voir comment s’était passée cette semaine. « Les 38 collèges sont entrés dans une démarche bio et local et nous les accompagnons dans un objectif de 100 % comme celui de Belvés ». « Huit collèges ont aujourd’hui le label Ecocert et j’espère que d’ici la fin du mandat le bio va monter en puissance ». Le collège de Sarlat pour l’instant a ce label échelon 1 (18 % de bio) et compte bien obtenir d’ici peu le niveau 2 et 3 (100 %). « L’équipe est prête, il faut aller au bout de nos engagements, on va ouvrir de nouveaux marchés début 2020 qui nous permettraient d’obtenir Ecocert 3 », avance Hervé Magnol. Mais la principale Nathalie Vigne tempère un peu le propos, « il faut y aller progressivement et d’abord honorer les engagements par rapport aux marchés en cours ». Le retour en tout cas de cette semaine bio et local est très positif tant au niveau saveur que qualités nutritionnelles, « on s’est amusé avec les jeunes à leur laisser deviner ce qu’ils mangeaient et on leur a expliqué les bienfaits de tels ou tels légumes ou produits utilisés », se plaît à raconter Hervé Magnol. Et puis il y a un argument imparable « en non bio le prix de revient d’un repas est de 1,90 euro et en bio il est de 1,77 euro... », même à ce niveau là on y gagne. La cantine de ce  collège de la Boëtie  prépare chaque jour de la semaine quelque 980 repas.
P. Pautiers