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Des inquiétudes partagées par les professionnels de santé

Comité de défense de l'hôpital

Avant d’assister aux 32es rencontres de la Coordination nationale des hôpitaux qui se tient ce week-end à Ruffec, les membres du comité de défense de l’hôpital et de sa maternité ont tenu une conférence de presse au ciné café du Rex pour faire le point sur la situation de
l’établissement de Sarlat et évoqué les derniers projets de restructuration.
Cette conférence de presse s’inscrivait parfaitement dans les initiatives nationales et unitaires qui se multiplient actuellement comme le 15 octobre journée de mobilisation, le 29 octobre initiatives autour du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale et le 14 novembre journée nationale de grève et de manifestation à l’appel des organisations syndicales du secteur et de collectifs. La présidente du comité Nicole Marty a pointé un certain nombre d’inquiétudes et en premier lieu en ce qui concerne la psychiatrie, « elle est particulièrement visée, en effet le projet médical partagé de juin 2019 élaboré par le groupement hospitalier de territoire GHT de Périgueux dont Sarlat fait partie prévoit la fermeture de 12 lits de soins sans consentement ». De fait, c’est la fin de l’accueil des patients sous contrainte à Sarlat, qui devront être transférés dans des conditions encore bien floues, sur le centre hospitalier de Périgueux ou Bergerac. Pour le comité, cette fermeture de service, « aura pour conséquence d’éloigner les patients de leur lieu de vie, de leur famille alors que l’on sait combien la relation de confiance avec les soignants de proximité est une condition indispensable à l’équilibre et à l’acceptation de la maladie par les patients et leurs proches ». Une analyse partagée notamment par le président du conseil de surveillance, Jean-Jacques de Peretti, qui a voté contre le projet lors du dernier conseil de surveillance et le Dr Galet, chef de pôle de la psychiatrie, qui a fait part de sa vive opposition à ce projet dans un courrier adressé à la direction et à l’Agence régionale de Santé. « Nous savons qu’à la suite de ce vote, un moratoire d’un an a été accordé… Il nous faut donc maintenant le rendre pérenne et obtenir la concrétisation de projets de longue date comme les
appartements thérapeutiques, le renforcement des suivis externes et un service de psychiatrie temps plein capable d’accueillir tous les patients y compris ceux sous contrainte ».
Malaise aux Urgences
« La situation est préoccupante depuis le départ à la retraite du chef de pôle. A ce jour, aucun remplacement annoncé alors que l’activité de ce service n’est plus à démontrer tant sur sa nécessité que sur sa qualité. Nous attendons de la direction de tout mettre en œuvre pour recruter des médecins urgentistes temps plein. C’est encore pour nous l’occasion de dénoncer la politique du groupement hospitalier de territoire qui privilégie le recrutement des personnels médicaux pour l’ensemble de GHT et les affecte ou non sur les postes vacants des établissements collatéraux et ce, en dépit des postes spécifiquement dédiés au centre hospitalier ». Le comité soutient le mouvement de grève aux Urgences, « il est un révélateur du  malaise des personnels ». En ce qui concerne le dépistage du cancer du sein, Nicole Marty évoque l’arrêté du 22 mars 2019 qui modifie les conditions techniques du dépistage. « Les établissements pour obtenir l’agrément Vitalis doivent s’équiper d’ici deux ans d’une console de lecture haute définition qui doit être adossée à un Pacs stockage informatique global des examens d’imagerie ». Or le coût de ces équipements est considérable,  « actuellement, l’hôpital de Sarlat ne semble pas être en mesure d’acquérir cet équipement ». Et de préciser, « une fois de plus, ce sont les populations les plus vulnérables financièrement qui en pâtiront puisque, pour bénéficier de la gratuité de la double lecture que garantit Vitalis, il faudra se rendre à Périgueux ».
La maternité a de plus en plus la cote
« Nous confirmons l’intérêt croissants que la population a pour ce service de proximité. Le nombre d’accouchements à ce jour est
de 210, il était de 200 le 30 septembre 2018, l’augmentation se poursuit ».
Un satisfecit pour le comité qui s’est toujours battu pour son maintien. Mais par contre il manque toujours un chef de pôle sur ce service que le public pourra visiter lors d’une journée porte ouverte prévue le 16 novembre à l’initiative de l’hôpital. Par rapport à la chirurgie ambulatoire le comité constate, « les consultations externes se multiplient, elles sont pratiquées par des médecins de Sarlat et de Périgueux. Mais, les actes chirurgicaux qui en découlent sont le plus souvent pratiqués à Périgueux. Nous avons dénoncé ces pratiques car elles pénalisent non seulement les finances du CH de Sarlat mais mettent à mal les budgets des familles et la préservation écologique de notre région ». Et de s’interroger,  « pourquoi plus de test d’effort à Sarlat ? pourquoi plus de sclérose des varices à Sarlat… ? ». Et s’il y a aussi un secteur très en souffrance c’est bien celui des EHPAD où les personnels dénoncent leurs conditions de travail et ont exprimé leur souffrance et par voie de conséquence celles de leurs résidents par divers mouvements de protestation.
Plus globalement le comité évoque également le non-remplacement des médecins qui partent à la retraite, l’insuffisance de lits en aval des urgences ou encore l’externalisation vers Périgueux de la stérilisation et de la blanchisserie et le fait que les entrées froides et chaudes pour les repas viennent désormais de l’hôpital central. Même si ce n’était pas le sujet de cette conférence de presse un point a été fait sur le futur centre de santé, « il ouvrira logiquement au premier trimestre 2020 pas loin du centre-ville ».

P. Pautiers