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Le projet d’abattoir de volailles grasses est en bonne voie

Depuis 18 mois, la Chambre d’agriculture et le CrDA Périgord noir (association Création de dynamique agricole) coordonnent le comité de suivi du projet d’abattoir de volailles grasses en Sarladais. Il réunit des producteurs en vente directe, la coopérative Sarlat Périgord Foie Gras, les communautés de communes de Sarlat-Périgord noir et du Pays de Fénelon, et les services du conseil départemental et du conseil régional.
Vendredi dernier une conférence de presse  a été donnée à l’ESAT de Prats-de-Carlux par les principaux responsables du projet qui devrait voir le jour à la Borne 120 d’ici l’automne 2021. L’étude de faisabilité a permis de questionner 17 producteurs locaux sur leurs besoins, en volumes et en process et de définir un projet global. Le modèle économique a été validé en juillet 2019. La création par les producteurs de la SCICA « La Plume du Périgord noir » concrétise la mise en place de ce projet qui sera porté sur la partie immobilière par les Communautés de Communes de Sarlat-Périgord Noir et du Pays de Fénelon.
Un bel outil pour toute la filière gras
« La filière était mal il y a 3 ans avec la crise de l’influenza aviaire, on a décidé de relever le défi mais le problème d’abattage était un souci », explique Yannick Frances le président du CrDA Périgord Noir. « Alors on s’est réuni, une dynamique s’est enclenchée avec les différents partenaires et collectivités, une SCICA s’est créée avec six producteurs  pour que ce projet collectif local  soit validé ». L’idée d’un nouvel abattoir de volailles grasses n’est pas nouveau car celui des Ateliers de Lavergne, toujours en activité, n’est plus aux normes et n’a pas une capacité suffisante. Il fermera d’ailleurs quand le nouvel abattoir sera mis en route avec une quinzaine de salariés (le  personnel de l’ESAT sera intégré). Le site Rougié à Sarlat lors de sa restructuration en 2018 avait été pressenti pour accueillir cet abattoir mais, finalement, le choix s’est porté à la Borne 120 sur la zone d’activités économiques qui se situe à la frontière des deux CdC. C’est la SCICA, Société Coop d’intérêt collectif, présidée par Bernard Mazet producteur à Saint-Geniès qui fera fonctionner cet outil, qualifié par les intervenants d’« exemplaire ». Et cet abattoir avec sa salle de découpe « qui ne vient pas en concurrence avec d’autres abattoirs de la région » devrait abattre 270 000 têtes par an « avec une évolution possible de 300 à
400 000 têtes ». Si ce nouvel outil avec sa dimension collective « va permettre de pérenniser la filière oie », comme le souligne Benoit Secrestat, vice-présidente de la CdC du Périgord Noir, « il va aussi peut-être favoriser la reprise d’activité ». C’est un projet en tout cas bien identifié par toutes les autorités avec des financements des collectivités. « Son coût hypothèse haute est de 4 millions d’euros ».
Patrick Pautiers