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C’était le temps des gabariers...

Tourisme

Tous les jours en été, Hervé Bontemps et Mélodie Rongier emmènent le public au fil de l’eau sur leur gabare et leur fait découvrir l’époque des gabariers. Un voyage d’un siècle en arrière pour en apprendre plus sur ce métier aujourd’hui disparu.

A l’entrée du village de Spontour, commune de Soursac en Haute-Corrèze, la gabare Spontournoise IV attend les voyageurs, avec le pilote Hervé Bontemps, et la petite mousse Mélodie Rongier.
Spontournoise IV peut accueillir jusqu’à 42 personnes, plus deux accompagnateurs. Ce lundi 27 août, pour la balade de 14 heures, 29 personnes, et un chien, se sont déplacés. Durant 1h30, Hervé Bontemps a raconté l’histoire des gabariers, mais aussi celle de la Dordogne, longue de 492 km et reliant le Puy de Sancy à Bordeaux. «Elle a deux affluents, la Dore et la Dogne, qui lui ont donné son nom», explique le gabarier. La vallée de la  Dordogne compte 21 barrages, ce qui représente 20 milliards de kW par an, soit la puissance d’une centrale électrique. «Nous sommes sur la retenue du barrage du Chastang, qui fait 90 mètres de haut, et la retenue est longue de 32 km», continue Hervé Bontemps. Le barrage principal du fleuve reste celui de Bort-les-Orgues, haut de 120 mètres.
Un fleuve plein d’histoire...
«Spontour est le seul village à ne pas avoir été noyé après la construction du barrage du Chastang [en 1952 ndlr]», explique Hervé Bontemps. Sur le trajet, le gabarier nous montre un endroit à tribord. Pour une personne qui ne connaît pas l’histoire du fleuve, ce n’est que le fleuve. «A 21 mètres en
dessous de nous, il y a le premier village noyé, Roffy.» Et quelques mètres plus loin, sur l’autre
versant du fleuve, l’abbaye cistercienne de La Valette a également était engloutie, où Coco Chanel a passé une partie de sa vie. «Mais dès que l’eau baisse, on peut en apercevoir les ruines», détaille le gabarier. «Spontour détient trois records de France. En 1820-1830, on faisait entre 380 et 400 gabares par an, du jamais-vu dans notre pays», s’exclame le pilote. Et pour cause, les gabares sont à usage unique. Une fois arrivée à destination, c’est-à-dire à Libourne, elles sont vendues comme bois de chauffage. L’équipage doit donc faire le retour à pied, ce qui prenait entre 3 à 5 semaines, alors que l’aller se fait en cinq jours. «Mais ils naviguaient seulement de jour, rajoute Hervé Bontemps. Chaque nuit, le cortège de 10 gabares s’arrêtait dans les quatre villes étape : Argentat, Souillac, Bergerac et Libourne.» Et c’était au petit mousse, âgé de 10 à 12 ans, de surveiller les gabares, mais aussi le chargement. «Chaque embarcation pouvait transporter entre 15 et 20 tonnes de bois.» Les plus prisés par Bordeaux étaient le  chêne, pour les tonneaux de vins, et le châtaignier, pour les piquets de vigne.
... Mais dangereux
Etre gabarier n’était pas un métier facile, du fait de la typologie de la Dordogne. «En été, on pouvait la traverser  à pied, c’était une rivière tranquille.» Les gabariers travaillaient donc 25 à 30 jours par an, mais uniquement l’hiver «quand l’eau était un torrent», rendant la traversée dangereuse. A   Spontour, les habitants criaient aux gabariers «Eh gabariers ! Tu as la mort sous les pieds». Et devant la croix, surplombant le village de Spontour, l’équipage faisait un signe ou une prière, avant de partir livrer leurs marchandises. «Il leur arrivait de transporter du fromage de nos voisins du Cantal, des châtaignes et même des cochons vivants», raconte Hervé Bontemps. Bien que les nombreux barrages de la vallée de la Dordogne aient rendu ce fleuve plus calme, la navigation reste dangereuse, notamment à cause des arbres présents dans l’eau. Suivant le niveau du fleuve, on ne les voit pas forcément et un pilote peut percuter un arbre, qui viendrait casser sa coque. Aujourd’hui, la vitesse de navigation est limitée à 5km/h. Du temps des gabariers, la vitesse des bateaux étaient comparée à celle des chevaux au galop. Contrairement à la pensée commune, ce ne sont pas les barrages qui ont donné fin aux gabariers. «La dernière gabare marchande s’est arrêtée avec la fin de la Première Guerre Mondiale, avec l’arrivée du train, et des camions qui pouvaient aller chercher le bois directement sur les plateaux» car il n’y en avait plus dans la vallée. Aujourd’hui, seules les gabares touristiques sont en fonction.

Camille Obry

Les balades en gabare à Spontour