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La foule pour la cérémonie du 11 novembre

Commémoration

Malgré une météo exécrable, la commémoration du 11 novembre à La Souterraine a connu une belle affluence ; à l’exception des personnalités civiles et militaires, dans la foule, les plus prévoyants s’abritaient sous le parapluie. En prévision de ces averses, la commune avait installé un chapiteau pour les musiciens de la philharmonique qui ont animé la cérémonie avec toujours la même solennité. Le piquet d’honneur était assuré par un peloton de sapeurs-pompiers et des cadets. Guy Dumignard, adjoint en charge des cérémonies et Jean-Claude Peyrat, président local de l’Union des Associations d’Anciens Combattants orchestraient cette cérémonie qui s’est déroulée en trois temps. Le première au Monument aux morts a été ouverte par les messages, celui de l’UFAC, lu par Jean-Claude Peyrat, puis celui du maire, Jean-François Muguay ; il était entouré des jeunes du nouveau conseil des enfants dont l’installation solennelle avait eu lieu quelques jours plus tôt et qu’il a présentés, expliquant que c’était leur première participation à une cérémonie officielle de la ville et qu’ils seraient présents durant toute leur mandature aux événements importants de la cité. Sophie Clément, adjointe en charge des affaires scolaires était à leur côté. Le maire a lu ensuite le mot de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la Ministre des Armées ; il rappelle le sens de cet anniversaire notamment en 2017 : “Cette année, nous célébrons plus particulièrement le centenaire de 1917. Après trois ans de conflit, c'est l'année de la “fatigue des peuples” mais aussi le tournant de la guerre. Sur le temps long, elle s'avère déterminante pour le XXe siècle. Ses conséquences se font encore sentir aujourd'hui... D'avril à octobre, le Chemin des Dames a rendu son terrible verdict ; cet échec sanglant affecte le moral des combattants et celui de l’arrière. L'armée française n'est pas seule à se sacrifier. Au prix de lourdes pertes, les Canadiens mènent l'offensive à Vimy, les Britanniques à Passchendaele, les Italiens sont vaincus à Caporetto. Les Etats-Unis rompent avec l'isolationnisme et s'engagent aux côtés de l'Entente. L'arrivée progressive des soldats américains change le rapport de force et va contribuer à forger la victoire. La mondialisation du conflit s'est intensifiée. Traversée par deux révolutions, la Russie connaît de profonds bouleversements et signe le 15 décembre un armistice avec l'Allemagne. Cette dernière va pouvoir, en 1918, concentrer toutes ses forces sur le front occidental.../... Victimes indirectes de la guerre, des centaines de milliers d'enfants en portent les séquelles et se retrouvent orphelins. Ils grandiront seuls ou au sein de familles incomplètes marquées à jamais par la perte. C'est pour leur permettre de vivre dignement que l'Etat crée le 27 juillet 1917 le statut de «pupille de la Nation». Destiné à l'origine aux orphelins de guerre, il est étendu aujourd'hui aux orphelins d'un parent tué en opération militaire extérieure ou lors d'un attentat terroriste...”.
La Ministre a cité le Chemin des Dames... Difficile de ne pas penser aux 18 noms inscrits en lettres d’or dans le marbre du Monument aux Morts de la ville :  parmi eux, André Bourret, Henri Dissoubray, Émile Tuton, morts en 1917 à Vauxaillon sur une partie du Chemin des Dames, Armand Picard, Amédée Prugnaud, morts en 1917 dans la Marne et Maurice Masvignier, qui mourut à l’hôpital de la Roche sur Yon, à 19 ans, en 1917... c’était l’oncle du célèbre Père du plus petit cirque du monde.Le discours de Jean-François Muguay sera suivi de celui du représentant de la communauté anglaise (voir ci-dessous). Après le dépôt de gerbes, la philharmonique a interprété la sonnerie aux Morts et l’hymne national. Le maire a invité le plus grand nombre a rejoindre en cortège le carré militaire au cimetière, deuxième temps de la cérémonie, avant le vin d’honneur, 3e temps, offert par la municipalité.

Une gerbe et des coquelicots au pied du monument

Depuis plusieurs années, la communauté anglaise nombreuse en pays sostranien et notamment à La Souterraine, est associée à la commémoration du 11 novembre, car le Royaume Uni a payé lui aussi un lourd tribut lors de la première guerre mondiale.Cette année, c’est Nicholas Sutton qui a déposé la couronne de coquelicots à côté de la gerbe de la commune. Comme le bleuet en France, le coquelicot est un symbole fort qui rappelle de funestes batailles : durant les guerres napoléoniennes, les champs stériles regorgeaient de ces fleurs rouges après la fin des combats. Or peu de coquelicots poussaient en Flandre, mais après les bombardements massifs au cours de ces guerres, les sols calcaires se sont enrichis de chaux provenant des gravats. Ce phénomène a permis au « popaver rhoeas » de proliférer. Une fois la guerre terminée, la chaux a rapidement été absorbée et le coquelicot a fait à nouveau son apparition. Le Lieutenant-colonel John McCrae, médecin canadien et auteur du poème « Au champ d’honneur », a fait le même lien cent ans plus tard, durant la Première Guerre mondiale. Et le coquelicot écarlate est rapidement devenu le symbole des soldats morts au combat. Nichols Sutton a d’ailleurs clos son intervention par le célèbre poème qui fut adapté en français par le major Jean Pariseau et qui débute ainsi :
-Au champ d'honneur,
- les coquelicots
- Sont parsemés de lot en lot
 - Auprès des croix et dans l'espace - Les alouettes devenues lasses
- Mêlent leurs chants
- au sifflement
- Des obusiers....

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