Clap de fin du SID'Amour 2019 avec les lycéens

Prévention

La Journée SID’Amour organisée fin mars à la MJC est la conclusion des interventions organisées au début de l’année durant plusieurs semaines à la Cité scolaire Raymond Lœwy.
L’objectif de ce dernier rendez-vous est une synthèse des réflexions et des travaux des différents ateliers abordant avec les jeunes lycéens le problème des addictions et des conduites discriminantes (harcèlement, homophobie, sexisme...).
Il s’agissait cette année d’ateliers vidéo encadrés par Nathalie Devalois, professeur de lettres, avec différents professionnels intervenants, notamment Michel Janvier, dessinateur-bédéiste, Thierry Morel, auteur et metteur en scène, Martine Larigauderie, animatrice MJC pour la rédaction du synopsis, la mise en scène et la réalisation finale (tournage et montage du court métrage) par Nelly Amar, du Théâtre Aloual. Au total ce sont 9 courts-métrages ainsi réalisés dont les Ados étaient à la fois les inspirateurs et les acteurs, après avoir réfléchi au cour des ateliers sur les thèmes choisis ensemble ; les encadrants leur demandaient un gros effort dans le choix des thèmes et le vocabulaire approprié, et les vidéos ensuite.
Parmi ces 9 vidéos, «Jupette» est une belle illustration du sexisme, toujours présent ; les trois acteurs racontent le patron, le commercial et la secrétaire qui porte une jupe, un peu courte, les regards masculins lorsque la secrétaire quitte le bureau, les consignes vestimentaires qui lui sont données par le patron, et sa rébellion, quand même, tout cela témoigne d’un problème toujours présent. Les jeunes ont-ils su répondre à un des sujets qui pourrait être abordé au café philo : «l’égalité entre hommes et femmes est-elle une utopie ?». La jupette pourrait en être la démonstration. Ces 9 vidéos ont été présentées au grand public lors de cette journée qui comporte aussi des rendez-vous pédagogiques pour les lycéens et notamment les stands d’information du planning familial, des jeux du dictionnaire au point Cyb de la MJC, et les interventions magistrales de Sylvain Rouilhac, chargé de mission de l’association EntraideSida Limousin, pour chaque groupe de lycéens, au total une soixantaine d’élèves du lycée a bénéficié de ce dispositif de prévention. De nombreux partenaires y sont associés dans le cadre du collectif santé : la FOL23, le conseil départemental de la Creuse, la ville de La Souterraine et la communauté de communes Monts et vallées Ouest Creuse, les organismes prestataires, la cité scolaire Raymond Lœwy, bien sûr, diverses associations dont EntraideSida.
Dépistage fut le premier mot proposé aux lycéens par Sylvain : définition, pourquoi comment ? Les jeunes ne refusent pas d’intervenir et l’animateur, entend tout, complète, encourage.
En toute fin de journée, les jeunes sont repartis avec le welcome-pack, diverses documentations, préservatifs, rubans rouges...
Entraide Sida : La lutte contre le VIH/SIDA reste bel et bien un combat de tous les instants. Malgré une efficacité et une évolution des trithérapies de plus en plus probantes, les nouvelles contaminations en France sont toujours aussi nombreuses avec près de 6.500 nouvelles personnes contaminées chaque année. L’effort de prévention ne doit pas être relâché mais doit en revanche être repensé. De nouvelles stratégies de prévention trouvent peu à peu leur place dans les pratiques associatives. Malgré des discours parfois divisés, les associations s’accordent sur le fait qu’informer sur le préservatif ne suffit plus et qu’il faut absolument intégrer la stratégie de dépistage dans les actions de prévention. De nouveaux outils tels que les Tests Rapides d’Orientation Diagnostique (TROD) font leur apparition et ouvrent des perspectives intéressantes de progrès afin de maîtriser encore mieux l’évolution de l’épidémie à VIH/Sida en France.
La région Limousin quant à elle n’est pas épargnée, se présentant souvent au 10e rang des régions de France les plus touchées. En moyenne, le Limousin compte 30 nouvelles sérologies positives chaque année. Environ 800 personnes séropositives sont suivies dans les différents Centres Hospitaliers de la région. Près du double d’entre elles ignorent encore leur statut sérologique positif.

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